‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 66 sur 229 · Dio., lui · texte numérisé non relu

Dio., lui

2. 11 y avait deux sortes de procurateurs : les uns, qui appartenaient au corps des chevaliers romains , étaient envoyés pour gouverner les petites provinces nouvellement acquises, telles que la Judée et la Cappadoce ; les autres étaient des personnages fort inférieurs, souvent des affranchis qui n’avaient qu’une mission financière. Voy. Beaufort, Rép. rom., vi, 144. Nous reviendrons plus tard sur les attribu-

tions du procurateur, au sujet desquelles ou peut consulter le Digeste, xix, de Offic. procur. Cies.

fut encore une garantie de meilleure administration '.

L’annalité des charges provinciales était un troisième mal qui ne fut pas extirpé tout à fait; mais le prince prit sur lui de proroger au delà de l’année les fonctionnaires qui faisaient preuve d’habileté et de zèle : Tibère les maintint en charge six années fréquemment, et quelquefois davantage *.

Enfin, et c’était là-dessus principalement qu’avaient compté les provinces, l’intérêt de l’empereur, identifié avec celui de l’État, assurait à tous dans l’exercice du gouvernement plus de ménagements et d’équité. Un sénatus-consulte, rendu en 730, établit légalement cette solidarité, en investissant Auguste de la puissance proçonsulaire perpétuelle 3 . L’empereur devenait par là le centre de toute l’administration extérieure, et le souverain réel des provinces.

Cet esprit d’ordre et de justice distributive, Auguste l’appliqua également à l’administration des territoires libres et des royaumes alliés. Dispensateur fort libéral du droit d’autonomie, il voulait du moins que la liberté locale ne fût pas une source de dissensions domestiques, ou seulement un hochet pour la vanité des villes, mais qu’elle servit à leur prospérité

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