Dio, lxix, 5, 9. — Spart., Adrian
3. Dans l'ile de Bretagne : Murus, vallum Adriani. — Cf. Spart., Adrian., 6.
empereur, pour qu’il fût vraiment romain, devait être à la fois tout cela.
Il ne reculait devant aucun détail : « Les comptes a de l’Empire lui étaient plus familliers, dit un histo- « rien, qu’à un maître soigneux les comptes de sa «maison*. » Voulant étudier dans ses derniers ressorts cette vie municipale à qui la société romaine devait une si grande partie de sa force, il ne dédaignait pas d’exercer par lui-même les magistratures locales des villes. U remplit deux fois les fonctions d’archonte à Athènes, et il le fit avec toute l’exactitude d’un vrai citoyen athénien J ; sur le désir exprimé par la même ville, il accepta en outre la mission de rédiger pour cette postérité de Dracon et de Solon une nouvelle constitution d’autonomie. Il géra la préture en Étrurie ; il fut dictateur et édile dans plusieurs municipes du Latium ; premier magistrat à Naples, à Adria, enfin à Italica sa patrie, que pourtant il ne visita point 1 2 3 . Le cosmopolitisme de son esprit se décelait dans les moindres choses. On sait qu’il bâtit à Tibur une villa, devenue fameuse, où il se complut à reproduire l’image des monuments et l’aspect des lieux les plus renommés de l’Empire, et à créer, pour ainsi dire, autour
1. Omnes pablicas rationes ita complexus est, nt domum privatam quivis paterfamilias diligens non satis uovit. Spart., Adrian., 10.