‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 85 sur 229 · Spanli., 06. rom. ex., i · texte numérisé non relu

Spanli., 06. rom. ex., i

dailles le titre de multiplicateur des citoyens 1 * ; et les historiens racontent que les rois alliés, frappés d'un respect filial, voyaient en lui un père et un patron plutôt qu’un César et un maître *. Quant à Marc- Aurèle, il écrit lui-mônae dans le livre de ses pensées: « J’avais conçu l’idée d’un gouvernement fondé sur « des lois générales et égales 3 ; » et il réalise autant qu’il le peut les conceptions de sa philanthropie. Le plus éloquent des orateurs grecs de ce temps, Aristide, s’adressant à lui et à son collègue Vérus, traçait ainsi le tableau de la société romaine sous leur principal: « Avec vous, tout est ouvert à tous. Quiconque est « digne d’une magistrature ou de la confiance publique « cesse de compter pour étranger. Être Romain, ce « n’est plus être d’une certaine ville, mais de toute « une famille 4 . "Vous avez constitué l’administration « de l’univers comme celle d’une seule maison 5 . » Mais au milieu de ce nivellement rapide de toutes

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