Ampliator civium. Spanh., Orb. rom. ex., tab. flg
S. Adeo trementibus eum atque amantibus cunctis regibus nationibusqucet populis, ut parentem seu patronum rnagis quant dominum imperatoremque reputarent. Aur. Vict., Epit.
3. Animo concepi imaginent reipublicæ liberæ, in qua requis legibus et eodem jure omnia administrante. Marc. Ant., Comment ar., colL
Didot.
5. Ut jam romanum nomen non urbis alicujus sit, sed generis totius, ncc unius quidem alicujus, sed quod reliquis omnibus eiæquaretur. Aristid., Orat. in Rom.
5. Orbis tolius tanquam doraus unius administrationem instituistis. (ld., Ibid.)
les conditions politiques, que devenait le vieux patriciat romain? Ses rangs avaient été cruellement éclaircis par les persécutions des premiers Césars ; et maintenant la misère et l’avilissement consommaient sa ruine. Les auteurs du temps parlent beaucoup de cette misère des grandes familles, qui les réduit à mendier les libéralités du prince, ou même la sportule du client à la porte des riches parvenus 1 : ils parlent surtout de leur dégradation. Elle surpassa tout ce qu’on peut imaginer de plus hideux. On vit des hommes portant les plus illustres noms se faire bateleurs ou cochers du cirque, et un Gracchus, devenu gladiateur rétiaire, livrer aux divertissements de la populace le petitfils de Cornélie 2 . Il fallut, Tacite en fait foi, il fallut un sénatus-consulte provoqué par Tibère pour empêcher de nobles matrones de se faire inscrire officiellement au rôle des prostituées 3 .Le parti des idées républicaines et aristocratiques n’eut même bientôt plus pour chefs que des hommes nouveaux : ni Corbulon, ni Pætus Thraséa, ni Agricola, ni Helvidius n’appartinrent à l’ancien patriciat. Dès le second siècle, et surtout au troisième, les familles sénatoriales étaient,