‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 92 sur 229 · Herodian., iv · texte numérisé non relu

Herodian., iv

3. Eumdera ilium cliam Orientaient Augnstum appellavit; scripsitque aliquando ad senatmn, auiraum Alexaudri in corpus Augusti rutsus introisse. Dio, lxxvii, 7.

U. Dio, lxxvu, 7. — Ilérod., îv. — Spart., Carac ., 85.

et c’est ainsi qu’on le jugeait à Rome ; mais il n’en fut pas de même en Orient, où ces réminiscences échauffaient des imaginaiions plus -vives et flattaient un amour-propre longtemps froissé. On vit, sous un prince personnellement bien différent de Caracalla, souslesage et modeste Alexandre Sévère, de pareils souvenirs, évoqués à propos, remonter l’énergie des provinces asiatiques et contribuer à la délivrance de la Syrie, déjà envahie par les Perses. Le même Alexandre Sévère réunit dans son oratoire les images des grands hommes qui avaient honoré l’humanité, sans distinction de pays et de nations *. Le monde romain applaudissait à cette fusion de toutes les histoires dans une seule, à cette mise en commun de toutes les illustrations passées dans la grande société en qui tout le présent se résumait, et sans qui on ne comprenait pas l’avenir. On y voyait un pas de plus vers l’égalité des droits, au nom de l’égalité de la gloire ; et, en fait de gloire, la part de Rome était assez belle pour qu’elle se montrât équitable et généreuse envers tous.

Enfin le moment arriva d’achever l’œuvre législative commencée dans le berceau même de la ville universelle : Caracalla rendit la fameuse constitution par laquelle tous les habitants libres de l’Empire reçurent

Page 1