Treb. Poil. — Vopisc. ap. Hist. Aug. Scrip
de la Pannonie*. Le Gaulois Carus, son successeur et son ami, fut comme lui un citoyen excellent, un guerrier consommé, un chef inflexible sur la discipline* : ces hommes apportèrent dans le gouvernement de la chose publique un esprit d’ordre et une sévérité qu’ils puisaient soit dans les habitudes d’une vie toute militaire, soit dans le caractère des races d’où ils sortaient. Et qu’on ne croie pas que ce fussent des soldats illettrés, propres seulement à mener leurs bandes à l’ennemi ou à doter l’Empire de quelques travaux vulgaires : ils firent fleurir autour d’eux les études libérales , et deux d’entre eux comptèrent parmi les grands orateurs de leur siècle.
Après le césar Numérien, enfant de Narbonne, on vit s’élever au trône le Dalmate Dioclétien, dont la vie s’était écoulée presque tout entière en Gaule. C’était là que dans un pauvre cabaret de Tongres, une druidesse lui avait prédit qu’il serait un jour empereur 1 2 3 , et il n’oubüa point le pays où l’on devinait si bien la fortune des gens de mérite ambitieux. Devenu Auguste, il appela successivement à lui Maximien, Con-
1. Hic Galliam, Pannoniasque et Mœsorum colles vineis replevit. Aurel. Vict. Cæs., 37, Epitom. eod. c.