‹ Tableaux de la nature (volume 2)Chapitre 11 sur 26 · II. Q · texte numérisé non relu

II. Q

l3o PHTSIOMOMIB

avcmi mimofla véritable , en prenant ce nom dans le sens déterminé par Wildenow, ni ancan inga , n'ont été déoDuverts dans les oones tempérées* Parmi les acacia, le jnlibrisin qni est indigène du levant y et ^pie Forscol a confondn avec le mimosa arborea, supporte le pins grand degré de froid. A Padoae , où ie terme moyen de f

chalenr est au-dessousde 1 1 dégrés, R , on ▼oit en plein air, dans le jardin botanique, nnaibrede cette espèce qni est d'nne grosseor et d'nne hauteur considérables.

*9 Les ërîc^, p. 38.

'^bns la partie orientale du nord de PAsie , les plantes éricées commencent à n'être plus si communes qu'en Europe.

Selon Pallas , on ne trouve en Sibérie que dix espèces d'andromeda , et aucune autre

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brayère que Verica vulgaris , ce qui , dit* a il , devient sensiblement plus rare au* a delà des monts Ural , se voit à peine ff dans les campagnes d'Isète ^ et: manque ce entièrement idansla Sibérie ttltértetore* y» Quœ, ultra Ufalense jugum sensini dn^ cit, vix in Iseiensibus eampU' rknssime apparety etulteriori SibirÙB plane dee9t\ Mais des recherclies plus approfondies ont fsdt apercevoir, que plusieurs de oeji an* drcmieda de Pallas étaient. de véritable» bruyères, par ex^nple XtaericabryanÛÊ».

et ateUeriana de Wildenow qui croissent jusqu'au Kamtchatka. La première sc^ trouve même dans l'île de Bering. Xkuaé les lies du grand océan , on n'a enoore dé^ couvert aucune bruyère.

* Flora Rossica , T. I, pars 11, p. 5Z.

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^ ht fbme Je* €«cliij| p. ^o-

Quand on est habitaé à n'obsenrer les cactoBqne dans nos serres chaudes , on est frappé d'étonnement en voyant à quel degré de densité peuvent parvenir les vaisseaux ligneux des vieilles tiges de cactus. Les naturels de l'Amérique savent que le boîs de cactus est incorruptible , et qu'il est excellent pour faire des rames et des seuils de porte. Aucune phjrsionomie de plante ne produit sur un étranger une impression plus extraordinaire que celle que lui £aiit éprouver une plaine aride comme celles que l'on voit près de Gumai^ , de Nueva Barcelona y de Goro , et dans la province de Jaen de Bracamoros, couvertes de nombreuses tiges de cactus qui fl^élèvent comme des colonnes , et se divi-

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sent par le haut comme des candélabres. Dans l'ancien continent , snrtoot en Afrique et dans les îles voisines , quelques espèces d'euphorbes et de cacalia représentent à peu près la forme des cactus qui tous sont américains.

\ s* Jju Orchi<Mes , p. 4>*

La ressemblance que présentent les fleurs des orchidées avec la forme desdn* sectes, est surtout frappante, dans les epir dendron mosquUo et toriio^ plantes fameuses de l'Amérique méridionale; dans VanguloayOn fleur du Saint-Esprit *,dans le bletia , et dans la famille de nos ophrys d'Europe, O. muscifera} O. api fera ^ O. aranifera, O. arachnites. Quelle quantité

* Florœ Pmmanœ Prodromm, p.* iiS^ tab. 96.

àS4 PHICdIOllOMlB

d'orchidées à fleacs snpeibea » œ doit :pas cûotenir l'intéiieur deTACriqUe, s'il est ajbondant lea çoor^os S '

Le casuarina equisetifolia qui représente particulièrement cette forme, est indigène de FAsie-Méridionale et des'Ues iu graadOeéan. Quatre autres espaces sont pffOjpres à la If ouveUe ^ Hollande.' L'espèce nouTellemënt découyerle, aqpipelée ca^ suanna ^uadrivaUdB, par Labillardière , GicoH dans 111e de Yai^lMeidea jusqu'au quarantcHtrcwième parallèle austral.

*> l«s «rbret réfineiui , p. 4^ -

J'ai été témoin 4e l'mipyessidn singulière

qu'une forêt dessins du Mexique prodoi-

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ait sur un jeuzie homme, qui, né sons Féqnateur , n'avait jamais vu ce que les botablâtes appellent des fenilles acéréuses. Tons ces arbres lui semblèrent être dégarnis de feuilles , et il croyait,' dans cette contraction extrême du parehchyme , roocmnaitre l'influence du voisinage du pAle* Si dans les régions de la zone torride , le sol ne s'élevait pas quelquefois à i,o6o on à i^oo toises au-dessus du niveau de la mer , cette forme d'arbres y serait entièrement inconnue , au' moins dans le voisinage de l'équateur. Le Tpmus longir folia des Indes «Orientales, et \e pinus dammara d' Amboine , sont , à la vérité , des arbres des t|x>piques, mais ils ne crois* sent que sur de hautes montagnes. Dans toute l'Amérique du sud , située dans la zone torride, je n'ai pu , malgré la hauteur des Andes , découvrir une seule espèce de

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pin. Nous tnmYÂines , dans les Andes de Quindin , un arbre a feuilles acérenses ; c'était le podocarpus taxi/bUa de Knnth , décrit à tort par Wildenow comme un if*. £xiste-t-il en général des sapins ou des pins dans l'Amérique du sud , par exenapie, au Chili , dans les provinces de Bue* nos-^Ajrres , et dans le voisinage du détroit de Magellan? Au Chili et au Brésil , Varaucaria imbHcata représente la forme des aii>res résineux. Quant aux limites supérieures et inférieures du pin du Mexique y qui paraît ne pas différer du pinus occiderUalis de Swartz, voyez Humboldt^ Bonpland et Kunth , Noi^a gênera et Species Plantarum œqiUnocUalium ^ T. 11, p. 97* Dans l'île de Pinos , au sud deCuba,

• Wildmow, ^cies Plantarwn, T. IV, part. II, p. 867.

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un arbre voisin du pinus occidentalis croit dans la même plaine avec l'acajou ( Swie^ ténia Mahogony ) : phénomène singulier qu'on pourrait expUquer par le voisinage et la configuration du continent de l'Amérique septentrionale , et par la fraîcheur que répandent souyent dans l'atmosphère les tempêtes venant du nord , si on ne le retrouvait pas sur la côte orientale de Guatemala.

^ Lei AroYdes , p. 44*

Ces végétaux appartiennent plutôt au nouveau continent qu'à l'ancien. Le caladium et X^poihos n'habitent que la zone torride, mais Varum appartient plus spécialement anj: zones tempérées. En Afrique, on n'a pas encore rencontré de pathos ni de dracontium. Dans les Indes-Orien*-

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tadesy <m tioave le pothc^ scandens et le P.pinnatay dont la physionomie est moins belle» et la végétation moins vigoniense que celles des pothos d'Amérique. L'Afrique, autant que nous la oonnaissona,, ne produit que deux espèces S arum , \A. colûcasia et VA. arisarum. Cest aussi de cette région qu'est indigène le ca/b* dium, espèce unique {ciUoasia scandens) que M. BeuuTois a découverte dans le royaume de Bénin *. Dans les Aïoïdes , le parenchyme prend quelquefois tant d'extension , que la surface des feuilles est percée comme dans le dracontium per^ tusum.

*^ Les lUnes, p. 44*

Suivant la nouvelle division des Bau-

* JRferé d'Oware, p. 4, pi. 3.

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hiniées de M* Kunth y lë^genra ha^diinia apparti^Bt aiu NouYeam Mandé. lie hau-hinia ruàescens deLaznaidL, qni crditén Afrique, est un pauktia. Les bantdste* liées sont aiisâ une fonne propre à l'Amifar^e : deux espèces croissent dans les Indes -Orientales; une antre ,.d^rite par Gayanille soûle nom de^ann^s^ria leona, est indigènede l'Afrique occidentale.

'^ Les aloèi f p. |5»

Cest à cette famille qu'appartiennent Vyuopa aloefbUa et Vyucca gioriosa, deux espèces qui s'avancent dans le nord jusqu'en Caroline ; Valetris arborea y le dragonier {di^cœna draco) ^ le D. indivisa et le D. australis , ces deux dernières espèces sont de l^.îNouTeJle Zélande^et Valoe dichotoma^ Ce dernier, le koker-

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boem des Hollao^ais, dont la tige a vingt pieds de haut ,- qoatie de grosseur, et une cooionne de feaiiles , dont la drconférenoe est souvent de quatre cents pieds, est décrit dans le voyage de Paterson dans le pays des Hottentots^. Cest aossi ici qne je ferai jjpentionde ce singulier végétal , le doryanthes exceUa du New-SonUi-vrales , qui ressemble à l'agave , a une tige très hante, et dont M. G>rrea de Serra a donné la description. Les palmien , les aloès et les grandes fougères ont une physionomie commune par la nudité des troncs et leur denibnent de branches , quoique leur caractère naturel soit différent.

Le selinum decipiens , qui ^ent peut-

* Fbyage de PaUenon c1U% les Hottentott, en

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être da nord de l'Asie , a quelquefois douze pieds de hant. U appartient à un groupe particalier d'ombellifères arborescentes, d'nne forme extraordinaire, anqnel , avec le tempsV\viendront se réunir des végétaux qui restent encore à découvrir dans le nord de Fanden continent. Ce groupe se rapproche en quelque sorte des fougères arborescentes.

*7 Lm grtaiînéu« p» 4^.

Les graminées arborescentes sont en général rares ; nous n'en connaissons qu'un petit nombre { tels que le bambou , les guadua , ludoljia , miegia , le panicum aréarescens. Des bosquets de bambous sont disséminéA dans toutes les régions de la zone torride. Sur les montagnes, ils atteignent j usqu'à 700 toises au-dessusde la mer.

l4a PHTSTOVOMIE

** Les fouleras , p, 4?-

Les fougères arboresc^iteg se trourent dans l'hémisphère boréal ^ jvsque aons le 33* parallèle 9 et dans l'hémisphère austral jusque sous le 4^*. Il est singulier que , dans les deux hémisphères , œ soieiit les dicksonia qui s'approchent le {dus de l'é* quateur. L'un y le dicksonia cùlcita y se trouve à Madère ; et l'autre ^ le dicksonia antactica, dont les tiges ont dix-huit pieds de haut , dans Itle Yan-Diemen.

"■y Les mitcëes» p- ^*

Cest surtout l'Afrique qui est la patrie de oes végétaux ; . c'est là qu'<}û ta voit la plus grande diversité, qu'elles forment de grandes masses, et déterminent la pb j-

DES TkGÈTkVX. 1^3

flionomie aa pays. Le nouveau contment possède les superbes genres des alatrœme- Ha, des velhsia^ des crinum et des pancratium. Kous avons enrichi celui-ci de trois nouvelles espèces , %s pancratium und^latum, incaràatum et aurarUiacum.

Mais ces liliacées d'Amérique sont dispersées, et vivent moins poi société que nos iris d'Europe.

^ La fbnne de» aanles , p.

On connaît déjà 34^ espèces du genre principal, qui a donné le nom à cette forme. Us oouvreiift la snrEace de la terre, de réquateBT à la Laponie. Leur nombre et là vari^ de leur extérieur augmentent depuis le 4^* jusqu'au 70* d^ré de kti* tude bcoréale, surtout dans les contrées du nord de l'Europe , siUonées d'une ma->

li4 PHYSIONOMIE

nière ai surprenante par les antiques ré- Yolutions du globe. Déjà les tropiques offrent au moins huit espèces de saides ^ le salix tetra-sperma de Roxburg, qui croit à la côte 4e Goromandel ; deux espèces du Pérou, et cinq du Mexique.

Peut-être le saUx mucronata du cap de Bonne - Espérance ^vance-t-il jusqu'au tropique du capricorne 7 On n'a pas encore trouT^ de saules dans les îles du Grand-Oqéan.

'^ Les mjiihM , p. 49-

Ges végétaux se distinguent par une forme délicate et par leurs feuilles roides , luisantes , très serrées , et ordinairement petites. Les m3rrthes donnent un caractère particulier à trois régions du monde : i"" à l'Europe méridionale y et surtout aux

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îles composées de roche calcaire qui sfélèvent du fond de la mer Méditerranée, a*" An continent de la Nouyelle-Hollande, qui est orné dleucalyptus y de metrosidews et de leptospermum. ^ A une contrée

élevée de g^ooo à 10,000 pieds au-des-

SOS du m' veau de' la mer , an milieu de la zone tonide : c^est-à*dire à la haute contrée des Andes. Ce pays montneux nommé Paramo , dans la province de Quito ^ et Pfina, au Pérou , est entièrement couvert d'arbres qui ont le port du myrthe. Cest à cette élévation que croissent les escal-lonia myrtUloides et tubar, le symplocos ahtonia, de nouvelles espèces de myrioay et le joli nvyrtus microphylla que nous avons décrit dans le premier volume de nos Plantes équinoûsiales , y* ai, pi. 4*

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