‹ Tableaux de la nature (volume 2)Chapitre 12 sur 26 · II · texte numérisé non relu

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^ Lu MelnWinéci , p. 49-

Cert à cette Gumlle qu'appartiennent les genres melastoma ( le fothergilla et le tococa d'Aoblet) rexia y meriana , osbec-

kia, Yoyev notre Monôgrap/ùe des me^

lastomes et autres genres du même ordre •

tt La forme <Im lannen , 49-

On en yoij; defiTexeinples dans le lanri^ le mammea, le calophyllum ; cette forme appartient à la zone torride et aux zones .tempérées jusqu'au 38° et 4o^ degrés de latitude boréale. Entre les tropiques, les lauriers sont des plantes alpines ^ comme ou le voit par Xe^iaurus tdpigena, exaltata , friandra, conacea, fnembranacea, patens, Jloribunda , persea , fèrruginea , ocotea ,

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latifblia > et antres décrite par Swartz , Bonpland tt moi^

^ \à GUilMTiày p. 5i.

Dans, plasieurs espèces de diiipo on gustcMa ^ de aynometra et de theùbroma , \eê parties délicates de la .fmctifioatioti naissent de Fécorce à moitié réduite en cliarbon. UompJ^locarpon proùerum, sin-^ galier arbre d'Afriqqp , c{ae ML de Seauvoia a trouvé dans le fienin, présente le même phénotiiène.

^ Coavrir*îent an «spaee immense , p. 5i.

Un voyageur français , M. le comte de Glarac, qui alla au Brésil en i8i6 , a su rendre avec une e^ctitude étonnante la sauvage abondance de la nature des

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tropiques. Soa beau dessin d'une Forêt irier^ du Brésil , est un admirable tableau qui me rappeUe les plus douces impressions de mon voyage à l'Qrénoque ; rien n'est comparable au sentiment de vérité arec lequel M. de Qarac a su tracer sur le papier ces formes majestueuses et si variées de la zone torride. Daniels , dans les yiies de l'Inde, a quelquefois eu ce sentiment 'y mais il reste sur,.la lisière des forétSy tandis que M. de Glarac y £dt pénétrer le spectateur , qui s'y arrête avec plaisir. Cette composition magnifique y dont la gravure a parfaitement réussi , montre à tous les yeux ce que je me suis efforcé de décrire.

K S'en ooavrAit k tète, etc. y p. 55.

Les plus grandes fleurs qu'on connnaisse

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après celles de lliélianthiis , sont celles de l'aristoloche, des datnra, des barrin^nia, des carolinea y des nélumbium , des gnstavia y des lecythis , des lisianthns^ des magnolia et des liliacées; mais tontes ces flenrs le cèdent à celles dn Baffiesia , la senle espèce de ce genre, nommée en hon« nenr de feu sir Thomas Stamford Raffles , à qui l'on doit une Histoire de Java, et d'autres ouvrages utiles sur les Indes , est celle qui a été décrite sous le nom de 2V tan, à cause des dimensions prodigieuses de ses fleurs. Cette plante crc^t dans les fc^ts de l'intérieur de Sumatra , où elle fut découverte par sir Th. St. Ra£E[es^ durant un voyage qu'il fit dans cette ile , en 1818. Cest un végétal parasite qui pousse sur les tiges basses et les racines du cissus angustifolia de Roxburgh. Le bouton de la fleur, avant de s'épanouir, a près d'un

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pied de diamètre ; m oonlenr ertd'un rouge aombre et fonoé* Entièrement développée^ la fleur est , aons le rapport de la dimenaîon , le miraele da règne végétal ; aa largeur ^ du aononet d'un pétale au aornihet du pétale opposé , a bien près de trois pieds ; la cavité <pie forme la oo:tt>lle intérieure ou plutét le calice , pourrait oorn tenir une douiaine de pintes d'eau ; le tout pèse douse à quinw livres; L'intérieur do calice est d'un violet foncé ; mais v^^rs son ouverture , il est paxaemé de nombreuses taches blanches } les pétales sont de couleur de brique rouge : toute la substance de la fleur n'a pas moins d'un demi-pouce d'épaisseur, et est d'une consistance ferme et oharnqe. Peu de temps après son épa* nouissement, elle répand une odeur de matière animale qui commence à se décomposer.

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Les feuilles de plusieurs palmiers des Indes présentent, également des dimensions gigantesques : celles dn corypha umbracuUfera , nommé taUpoi à Geylan , sont mus ce rapport les plus remargaablés; elles' sont si ^grandes, qii'ime seule peut mettre quinze ou vingt hommes à l'abri du soleil et de la pluie. On en voit une 9 encorie jeune , que l'on conserve dans une des salles du Muséum d'Histoire Naturelle de Patis.

En 1826 y on apporta de Ceylan en An*> gleterre une feuiUe de talipot dont les dimensions furent regardées comme extraordinaires. Cette feuille, très bien conservée, a onze pieds de longueur depuis son pétiole jusqu'à l'extrémité opposée, seize pieds dans sa plus grande laideur , et de trente-huit à quarante pieds de cir-

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(XHiférenoe ; elle se déploie aMmne undais^ ^ suffit pour mettre à Tabri des nyona du soleil une réunion de six personnes assises autour d'une table.

A Geylan et dans tous les pays où crtdt te talipot, on se sert de ks feuilles comme de parasol ; même étant sèches ,* elles peuvent se plier comme un éventail. On en fait des tentes, on en couvre les maisons; enfin on les fend et on les coupe en lames alongées , sur lesquelles on écrit avec nu s^let de fer.

V La vofUe du cid . f, Sf

La plus belle partie de l'hémisphère

céleste austral, qui comprend leCentaure,

raissean Ai^ et la Croix méridionale,

toujours cachée aux habitans de l'Eu-

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rope. Ce n'est que sons l'équatenr qa'on jonit du coap^*œil mûque et magnifiqae de voir en même temps tontes les étoiles des deux hémisphères célestes. Qaelqaesnnes de nos constellations septentrionales, telles qne la grande et la petite ourse , y paraissent , à cause de lenr abaissement à l'horizon, d'one grosseur étonnante et presqae effrayante. L'habitant des tropiques Toit toutes les étoiles , et la nature l'a aussi entouré de tontes les formes de végétaux connues.

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