‹ Tableaux de la nature (volume 2)Chapitre 15 sur 26 · STRUCTURE ET ACTION · texte numérisé non relu

STRUCTURE ET ACTION

grand Océan , jnscp'àr IXIcéan Atlantique.

Cette réunion des volcans , soit par groupes isolés et arrondis, soit par bandes longitudinales, démontre de la manière la plus décisive que les effets volcaniques ne dépendent pas de petites causes voisines de la surface de la terre, mais sont des phénomènes dont l'origine se trouve à une grande profondeur dans l'intérieur du globe. Toute la pai^e orientale du continent américain , pauvre en métaux , est , dans son état actuel , ■ sans montagne ignivome , sans masses dé trachyte , probablement même sans bass^te , avec olivine. Tous les volcans d'Amérique sont réunis dans la chaîne des Andes , qui est située dans la partie de ce continent opposé à l'Asie , et qui s'étend , dans le sens

D£S VOLCANS. l^S

6e& méridiens, sur une longueur de 1,800 lieues..*.Tput ie plateau de Qmto^ dont le Pichiiusha , le Gotopaxi et . le Tunguiagoa forment le. cime» , est un seul foyer volcanique. Le feu souterrain s'échappe taatôt par l'une , tantôt par l'autre de ces ouverttuM y que l'on s'est accoutumé à regarder comme des toIcans particuliers. La mardM progrès-* sive du feu y est , depuis^ trois siècles , dirigée du nord au sud. Les tremblemens de terre même , qui causent des ravages ai terribles dans cette ^rtâi^ du monde , offîrent des preuves remarquables de l'existence de conununications souterrai-* nés j non - seulement avec des pays dépourvus de volcans, fait «cymu depuis long -temps 9 m^ aussi entre des montagnes Ignirômes ^'qui sont très éloignées les unes de&autres. Cest ainsi qu'en 1^7

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le volcan de Pasto , à l'est du conrs du Xinaytairsi ^ Voimt coutinueliement , pendaut trois mois^ une haute colonne de fumée. Cette colonne dispanit à l'instant même où, à une distance de soixante lieues, le grand treni)>lement de terre de Riobamba , et lléariiption boueuse de la Moya , firent perdre la vie à près de quarante miH^e Indiens* L'apparitiohE teudaine de l'île Sabrina, dans l'est des Açores, le 3o janvier 1811 , fut l'annonce è& Vè* pouvantable tremblement de terre, qui, bien plus loîn-^ à l'ouest , depuis le mois de mai 1811 jusqu'en juin 181a, ébranla, presque sâlis interruption, d'abord les Antilles , ensuite les plaines de l'Ohio et du Mississipi ;'^^ttfin les c6tes de Venezuela , situées du côté opposé. Xl^nte jours après la destruction totale de la ville Caracas , aniva l'explosion du volcan de Saint-Yin-

DES YOLCANa. I77 ^

cent, île des Petites-Aiitillesy éloignie ^

de i3o listes de là ocnalrée où sféleYak cette cité. Au même moment où cette éruption avait lien le 3o airril 1811 y un bndt sont^inain 9e fit entendre , et répandit VeStm dans tonte l'^endne d^un pays de 2^200 tipaes carrées. Les habitans des rires de l'Apuré , au confluent i du Rio-Nula^ de ntéme que cenx de la cftte maritime, Gom|)arèrent ce bruit à celui 'que produit la décharge de grosses pièces d'artilljBiie. Or , depuis le confluent du Rio-Nula et de l'Apuré , par lequel je suis airriyé dans l'Oxénoqùe , jusqu'au volcan de Saint -Yinceilt, on compte i57 lieues en Hgne droite. : Ce bruit , qui certainement ne se propageait point par Pair, doit avoir en sa cause bien avant daps le

fçnd de la f an:e. Son intensité était à peine plus conkidérable sar les côtes de

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