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k mnr des Antilles , près du volcan en éruption » que dans Vinténevr du pays.
Il serait inutile d'augmenter le nombre de œs exemples ; mais afin de rappeler un phèn<MBéne qui, pour l'Ëtiit^ , a acquis une importance liisloriqne, je me bornerai à citer le fameux tremblement de terre de Lubonne* Il arriva le i*' noYembre 1755; ndn-'seulement les eaux des lacs die Suisse et de la mer, sur les côtes de Suède , furent violemment agitées , mais aussi celles de la mer autour des Antilles* Orientales» A la Martinique , à Antigoà , à la Barbade , où la marée ne s'élève pas ordinairement à plus de dix-buit pouces , elle monta brusquement à vingt pieds.
Tous ces phénomènes prouvent que les forces soutenraines se matnfestent , sojt dynamiquement en s'étendant et éa ébm»-
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lant par les tremblemens de terre , soit en produisant et en opérant cfaimiqae*ment des changemens y par les éruptions volcaniques : ils démontrent aussi que ces forces agissent j non pas superficiellement dans l'enreloppe supérieure de la terre ^ mais à des profondeurs immenses dans l'intérieur de notre planète ; par des ère-* vasses et des filons non remplis , qui conduisent aux points de la surface de la terr^ les plus éloignés.
Plus la structure des volcans y c'est-àdire des élévations qui entourent le canal par lequel les masses fondues de l'inté* rieur du globe parviennent à sa surface ^ ofire de diversités , plus il est important de soumettre cette structure à des mesures exactes. L'intérêt de ces mesures qui, dans une autre partie du moode y ont été
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Pobjet de mes recherches , fli^accroit d Von considère que la grandeur à noiesarer est variable dans plosieiirs points. L'étude philosof^qne de la natore sf est appliqua, dans la Ticissitode des phénomènes y à rattadier le j^^réaent an passé. Pour établir un retour périodique ou fixer les lois de phénomènes progressifs et variables ^ on a besoin de quelques points de départ bien fixes, d'observations faites avec soin, et qui, liées à des époques déterminées , puissent fournir des comparaisons numériques. Si seulement, de mille en mille ans, on avait pu détefminer la température moyenne de l'atmosphère et de la terre sous différentes latitudes, ou la hauteur moyenne du baromètre sur le bord de la mer, nous aurions dans quel rapport là chaleur des climats a augmenté ou diminué, et si la hauteur de l'atmosphère a
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subi des changemens. On a besoin de ces points de comparaison pour la déclinaison et l'inclinaison d6 l'aigoille aimantée , ainsi que pour l'intensité des forces éleo tro-magnétiques. Si c'est une occi^tion louable pour les sociétés savantes de suivre avec persévérance Hts vicissitudes çoamiques de la chaleur, de la pression de l'air y de la direction «^ de la tension magnétiques ; en revanche y il est du devoir du géognoste, en déterminant les inégalités de la surEsice de la terre , de prendre en considération le dbangement de hauteur des volcans. Ce que j'avais essayé dans le temps, dans les montagnes du Mexique , au Toluca , au Nauhamputepetl et au JoruUo ; dans les Andes de Quito au Pichincha , j'ai eu l'occasion , depuis mon retour en Europe , de le répéter plusieurs fois au Vésuve.
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£n 1773, Sanasore avait mesaré cette poontagne à une époque où les deux bords du cratère , celui du^nord - ouest et celui du sud-est, lui parurent de hauteur ègaAe. Il trouva leur élévation de 609 toises au* deuus du niveau de la mer. L'éruption de
1794 A oocasioné un écroulement dans le sud et une inégalité des bords du cratère qtte l'oril le moins exercé distingue à une distance considérable. En i8o5, M. de Budi , M« Gay-*Lussac et moi , nous me* sorâmes trois fois le Vésuve. Le résultat de nos opérations nous fit voir que la hau^ teur du bord septentrional , la Rooca del Pal0 , qui est vis à-vis de la Somma , s'accordait avec la mesure de Saussure , mais que le bord méridional était de 75 toises plus bas qu'en 1773- L'élévation totale du volcan ) vers la Torre del Grèco , cftté vers lequel le feu y depuis trente ans , dirige
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pnndpalement aaa action , avait diminué d'un huitième. Le c6ne de cendres est à la hauteur totale de la montagne , sur le Yésnve, dans le rapport de on à trois ; sor le .Pichincba, comme nn a dix; sur le pic de TénérifFe, comme on i vingt^enz. Le Yésaye a donc proportionnellement le cône de cendres le plus haut , vraisembla* blement parce que, comme volcan peu élevé , il «a agi principalement par son sommet. Xai réussi récemment non-sea<lament à répéter sur le Yésuve mes pré<cédentes mesures barométriques , mais aussi j dans trois ascensions sur cette mour tagne ^ à prendre une détermination comr plète de tous les bords du cratère* Ge tra^rail mérite peut-être quelque intérêt, parce qu'il embrasse Tépoque des grandes éruptions de i8o5 a i8aa , et parce qu'il est peut - être la seule mesure d'un volcan ,
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comparable dans tontes ses parties , qae l'on ait publiée jusqu'à présent ; elle fait voir que les bords du cratère y nonsealement dans les endnnts où , comme an pic de Ténériffe et dans tons les volcans de la diatne des Andes , ils sont composés visiblement de tracfayte y mais aussi parfont ailleurs, sont un phénomène beaucoup plus constant qu'on ne l'avait cm précédemment y d'après des oliaervations faites rapidement. De simples angles de hantenr , déterminés du même poin^, conviennent beaucoup mienx à ces redierches que des mesures trigonométrie qnes et barométriques d'ailleurs bien corneplètes. Diaprés mes dernières déterminations, le bord nord- ouest du Vésuve ne s'est peut-être pas abaissé depuis Saussure, par conséquent depuis quarante-neuf ans, et le bord du sud-est, du côté de Bosche
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TxeCase^ qui , en 1794 9 était de 4oo pieds plus bas que le précédent , a éprouvé une diminution de^io toises.
Si leB feuilles publiques y en décrivant les grandes éruptions y racontent très fréquemment que la forme du Vésuve a totalement changé, et si ces assertions sont confirmées par les vues pittoresques de cette montagne que Ton dessine à Naples, la cause de l'erreur vient de ce que l'on confond le contour des bords du cratère ffvec les contours des monceaux de spories qui se forment acciden-» tellement dans le centre du cratère , sur le sol de la bouche ignivome , soulevé par des vapéiSirs! Un de ces monceaux^ composé de rapilli et de scories entassés , était, en 1816 et 1818 , devenu graduellement visible au-dessus du bord sud-est du
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cratère. L'émptioii da mois de féyrier 1833 l'avait grandi à nn tel point , cfa'il dépassait même de too à 110 pieds la Rocca del Palo , on le bord nord-onest du cratère. Dans la dernière émption, leoftne remarquable qae Ton était habitué à Na* pies à regarder oonmie le sommet véri* table du Yésuve, s'est écconlé dans la nuit du 22 octobre, avec un fracas ternble ; de sorte que le sol du cratère qui , depuis 1811, était constamment aocesÂble, est actuellement 750 :pieda plus bas que le bord septentrional du vohian, et 300 pieds plus bas que le méridional. La forme variable et la position relative dès c6nes d'éruption, dont on ne doit pas, comme il arrive si souvent, confoifSre les ouvertures avec le cratère du volcan , donne au Vésuve , à des époques difiérentes , une |)hysionomie particulière , et l'bistonk)-
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graphe de ce Toloan pourrait y d'après les contours de la cime et d'après le simple aspect des paysages peints par Hackert, qui sont à Portici ^ suivant que le c6té septentrional ou méridional de la mon* tagne est représenté plus haut ou plus bas, deviner l'année dans laquelle l'artiste a fait le dessin qui lui a servi à composer son tableau.
Un jour après que le cône de scories , haut de 400 pieds , se fut écroulé , lorsque déjà de petits y mais nombreux torrens de lave y avaient coulé , dans la nuit du 23 au 24 octobre , commença l'éruption lumineuse des cendres et des rapilli. Elle dura douze jours sans interruption ; mais sa force fut plus grande dans les quatre premiers. Durant ce temps , les détonations dans l'intérieur du volcan iurent si vio^
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lentes^ que le simple âiAnlemoat de Pair (car on ne s'est pas aperça de oommotioa de la terre ) , fit crevasser les pla&nds des appartemens da palais de Portici. Les villages de Résina, Torre-^el-Greco, Torredell-Ananziata, et Bosche-TreOse y voisins du Yésuve , furent témoins d'un phénomène remarquable. L'atmosphère était tellement remplie de cendres y que tout le . canton , au milieu du jour , fiit , durant plusieurs heures, enveloppé de ténèbres profondes. On allait dans les rues avec des lanternes , comme cela arrive A souvent à Quito, dans les éruptions du Pichincha. Jamais les hiAitans ne s'étaient enfuis en si grand nombre* On redoute Inen moins les torrens de lave qu'une éruption de cendres , phénomène qui. n'y était pas encore connu à ce d^ré , et qui , par la tradition obscure de la manièntL dont
Hercnlanum , Pompeii et Stabiœ ont été détndtes, remplit l'imaginatioa des hommes d'images effrayantes.
La vapeur aqueuse et chaude , qui , durant l'éruption , s'élança du cratère et se répandit dans l'atmosphère ^ forma y hn se refroidissant ^ un nuage épais autour de la colonne de cendres et de feu hante de 9,000 pieds. Une condensation si Inrasqne des vapeurs, et^oomme M. 6ay-Lussac l'a montré, la formation même du nuage, augmentèrent la tension électrique. Des éclairs , partis de la colonne de cendres , se dirigeaient de tous les côtés , et l'on entendit très distinctement gronder le tonnerre que l'on distinguait bien du fra* cas intérieur du volcan* Dans aucune au* tre éruption , le jeu des forces électriques n'avait été si étonnant.
igO STRUCTURE BT ACTION
Le matin du 26 octobre , un brmt sur* prennant se répandit : c'est qn'un tonent d'ean bouillante jaillissait da oiatère et descendait le long de la pente en cdne de cendres. Montioelli , le docte et aélé observateur du volcan y reconnut bientôt qu'une illusion d'optique avait oocasioné cette rumeur erronée. Le prétendu torrent était un grand tas de cendres sèches , qui , semblable à du sable molÂle , sortait d'une crevasse du bord supérieur du cratère. Une sécheresse qui répandit la déso* bcion dans les champs ^ avait précédé l'éruption du Vésuve ; vers la fin de c6 phénomène y l'orage volcaniq;9e qui vient d'être décrit y ocoasiona ly^ f^nie extrêmement abondante et de longue durée.
Un tel météore caractérise , sous tcmtes les flones, la cessation d'une éruptIoQ. Tant que celle-ci dure , le c6ne de cendres
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étant ordinairement envelf^pé de nnages, et les flots de pluie étamt les plus forts dans son TOBsinage , on voit couler de tons cAtés des toirrens de bone. Le cultivateur efirayé croit qoe ce sont des eanx qj^ , aprèa être remontées du fond du voltan , so/tent par le piiitère* Le géognoste déçu croit y reconnaître de VgfiU de mer , ou des productions boueuses du Tqjcan , ou , suivant l'eapreasioii des anciens auteurs sy^ématiques français^ des pro^ipts d'une liqvé&etÎQa igno^qujBif se.
Lorsfoe la cime du v6lcan ^ ainsi qu'on le voit preiique toujours dans les Andes , fli'élèy e au - dessus de la région des neiges y ou atteint à une hauteur dooMe de celle de l'Etna y la neige^ en fondant et en coulant vers les régions inféaienres , y produit des inonda tiçps fréquentes et désastreuses.