‹ Tableaux de la nature (volume 2)Chapitre 17 sur 26 · STRUCTURE ST ACTION · texte numérisé non relu

STRUCTURE ST ACTION

Ce fioot des phénomènes que les météores lient aux éruption» des volcans ^ et que modifient diversement la hantenr de la wontagne , retendue de son sommet couvert de neiges perpétaelles, et Féchanfement des parois du cône de cendres. Il s'en faut de beaucoup ^on paisse les regarder comm^ de Téritables phénomènes volca{ii<[ues ; ils n'en sont que les effets. Dans de vastes cavités, tantôt sur la pente, tantôt an pied des volcans, naisçBUt des lacs souterrain^qui oommumqtu»#de plusieurs manières avec les torrens alpins. Quand les opmmotiomr terrestres ^[ui précèdent toutes les éruptions ignées dans la chaîne des Andes, ont ébranlé fi^rtement tonte la masse du volcan, alors les gouffres souterrains £f ouvrent, et il en sort en même temps de l'eau, di|6 poissons et du tuf IX. Tel est le phénomiktke singulier

DES TOLCAN8» ig3

qtû produit au joar le pimelodes cyclo^ punij poiflson que les habitans du plateau de •Quito nommeut prenùdilla, et que j'ai décrit peu de temps après mon retour:

Lorsqu'au nord du Ghimborazo , dans la nuit du 19 au ^o juin 1698 , la cime du Gurguaraizo , montagne haute de 18,000 pieds , s'écroula , tontes les campagnes des environs y dans une étendue de près de deux lieues carrées , furent couvertes de boue et de poissons. Sept ans auparavant , une fièvre pernicieuse , qui désola la ville d'Iburra , avait été attribuée à une semblable éruption de poissons du volcan d'Imbaburu.

Je rappelle ces faits , parce qu'ils ré pandent quelque jour sur la différence qui existe entre les éruptions de cendres sèches, et celles de boue, de bois , de char* II. i3

ig4 STRUCTURE BT àCTlON

bon , de coquilles , serrant à expliquer les attériueiiiAns de tnffîi et de trass. La quantité de cendJ:M que le Yésiive a yomies le plus récemment , a été , de même que toutes les particularitée qui tiennent aux volcans et aux autres grands phéoo^ mènes de la nature^ propre k inspirer la ter-* reuriexcessirement grossie daqs les £éuilles publiques. Deux chimistes napolîtainsi Yicenzo Pepe et Giuseppe di Nobili , ont même écrit, malgré les assertions contraires de MonticelU et de Covelli, qat les cendres contenaient de l'or et do l'argent* D'après mes reciierGhes » la concbe de cendres tombées pendant douue jours du côté de Bosche-Tre Case , sur la pente du cône , dans les endroits où du rapillo s'y mêlait, ne s'élevait qu'à trois pieds, et dans la plaine , n'avait tout au plus que quinze à dix-huit pouces d'épaisseur* Les

DES TOXCAHS* 1^

mesures de ce genre ne doÎTent pas ^e!sé* cates dans las Ueux oà les oaadbres sont; enlasaées coinme de la neige en dit lafale, par l'effet du Tenl y en aeeumvléest panr l'ean , comme èm mortîar» Ils .sonfc passés ces temps où , à la manière des anciens ^ on ne cherchait daiis les phénemènes vet*» caniqnes qae le merresllea^s ^ on ^ m|imè Gt^siasy coarfiôssit voler la cendre de l'Etoai jusqu'à la prcsipi'île de yinde. Sans doate^ mie partie des filons d'or el d'argieiit du Mexifae se tronire'dàiiS(un porphyse trahchjrtiqae i mais la cendre du Yésilve qme j'ai rapportée aree moi ^ et qn'un excel-* lenÉ chimiste y M. Henri Rose, a bien Toalu analyser, n^offiTopaa la moindre trace d'or ni d'argent.

Bien qae les résultais que j'expose, et qui s'accordent par£aiitenitnt av^ec tes du**

ig6 STRUCTUKE ET kCTÏOn

servatkms exactes de Montioelli , diffèrent beaucoup de ceux qne l'on a pnbliés depuis qoel<{aes mois y l'éruption de cendres du Vésuve, le a4 ^ ^^ ^^ octobre i8aa, n'en est pas moins la plus remarquable dont on ait une relation authenticpie depuis la mort de Pline l'Ancien , en l'an 70. La quantité de cendres tombées alors a été peut-être trois fois plus considérable que celle de toutes les éruptions du même genre que l'on a vues depuis que les phénomènes Tolcaniques ont été observés avec attention. Une couche de quinze à dix-huit pouces d'épaisseur parait , au premier aperçu , insignifiante en comparaison de la niasse qui recouvre Pompâul ; mais sans parler des torrens de pluie et des attérissemens qui , depuis des siècles , peuvent avoir accru cette masse , sans ranima la vive discussion qui s'est élevée

DES VOLCAIIS. 197

au-delà des Alpes, et qni a été conduite avec un grand septicisme sur les causes de la destruction des villes de la Gampanie ^ il est peut-être à propos de rappeler ici que les éruptions d'un volcan à des époques très éloignées les unes des autres y ne peuvent nullement être comparées ensemble pour leur intensité. Toutes les conséquences fondées, sur des analogies sont insuflSsantes quand elles ont pour objet des rapports de quantité, par exemple, la masse de la lave et des cendres, la hauteur des colonnes de fumée et la force des détonations.

La description géographique du Yé*suve, par Strabon, et l'opinion deYitruve, sur l'origine volcanique de la pierre- ponce, nous montrent que jusqu'à l'année de la mort de Yespasien, c'est-à-dire jusqu'à l'é<»

196 ST&UOTOaB BT A£TIOIf

niptioa qjBd couvrit Pompéoi y cette montft^ne ressemUait piiu à un volcân éteint qu'à une aot&ture. Après un long repos ^ les forces souterraines s'ouvrirent de non-' wUes routes , et pénétrèrent à travers les couches de roches primitives et trachy* tiques. Alors durent se manifester des eflbts pour lesqu^ ceux qui suivirent depuis ne peuvent fournir aucune mesure. La célèbre lettre dans laqndile Plinte le Jeune raconte à* Tacite la mort de son oncle, fidt voir clairement que le' renou«> vellement des éruptipns, et on pourrait même dire le réveil du volcan endormi , commença par une explosion de cendres»

La même chose a été observée au Jorullo/ loraqn'én septembre 1759, le nouveau volcan perçant les couches de syenile et de trachy te , s'éleva soudainement dans la plaine. Les campagnards s'enfuirent ^

DES TOLCANB- igg

parce qu'ils trouyèrent sor lents cbapeavs des cendres que la tene avait Toipies es s'entr'oaTrant de tontes parts. Au contraire y dana les explosions périodiques et ordinaires des Tolcans, la pluie de cendres t«rmitte chaque éruption partielle. D'ail» leurs la lettre de Pline le Jeune ren&rmie un passage qû mootre clairement que dès le oommenoenient y sans FinAuence d'au^ cune cause qui les eût entassées ^ les oea^ àtts sèdies , tombées d^en hanf , aTaient atteint une hauteur de quatre k oinq pieds» €c La oour^ dit Pline le Jeune daus la suite (( de sou récit , que Fou travetsait pour « entrer dans la chambre où Plhae re- « posait était si remplie de cendre et de c( pierres-ponces , que , s'il eèt tardé plus « long-temps à sortir, il eàt trouvé l'is- « sue bouchée, y^ Dans un espace fermé comme celui d'une cour , l'aetioB du vent

aOO STRUCTURE ET ACTION

qai rassemble les cendres ne peut guère avoir été très considérable.

Jai osé interrompre mon examen corn* paré des volcans par des observations par- ^

ticulières faites sur le Vésuve, tant à cause du grand intérêt que la dernière éruption aexdté, qu'à cause du souvoûr de la catastrophe de Pompéïi et dlIerculaQum que chaque pluie de cendres considérable rappelle involontairement à l'esprit. Jai réuni dans un supplément tous les élémens des mesures barométriques et des notices sur les collections géognostîques que j'ai eu occasion de faire , vers la fin de iSaa , au Vésuve et dans les champs Phlégreens , près de Pouzzoles. Cette petite collection, ainsi que les roches que j'ai rapportées des monts Euganéens , et celles que M. de Buch à recueillies dans un voyage à la

vallée de Tlemme, entre Gayalèse et Predazaso y dans le Tyrol méridional , sont déposés au musée royal de Berlin , éta«blissement qui , par son utilité , répond parfaitement aux nobles intentions da monarqae, et dont la partie géognosti^ae, renfermant des échantillons des régions les plus éloignées , l'emporte sous ce rapport sur toutes les collections de ce genre.

Nous venons de considérer la forme et l'action des volcans qui sont , par un cratère, en communication constante avec l'intérieur de la terre. Leurs sommets sont des masses de trachyte et de lave , soulevées par des forces élastiques, et traver-* skes par des filons. La permanence de leur action donne lieu de conclure que leur structure est très compliquée : ils ont pour

aoa STRUCTURE ET ACTION

ahiâi dire un caractère individuel <{iu teste toujours le même dans de longées périodes. Pes montagnes Toisines donnent le jina aouTent des produits entièrement différens j des lares d'ampbdgène et de feldspath, de l'obsidienne ayec desfnerre»* ponces, et des masses basaltiques contenant de l'olivine. Us appariieanent aux formations les plus récentes du globe ^ traversent presque toutes les couches des montagnes secondaires ; leurs éruptions et leurs coulées de lave sont d'une origine plus récente que nos vallées ; lenr vie^ s^îl est permis d'employer cette expression figurée , dépend du mode et de la durée de leur communication avec l'intérieur de la terre. Souvent ils se reposent pendant des siècles ^ se rallument soudainement , et finissent par être des solfatares ecdialant des vapeurs aqueuses , des gax

DES YOLCANS. ao3

et des acides. Queiqnefcûs , comme au pic de Ténérifife) lenr sommet est déjà devenu im laboratoire de soufre régénéré. Ce* pendant sortent des flancs de la montagne de gros torrens de laves basaltiques et li* tboïdes dans leurs parties inférieures ; vi-* trées sous forme d'obsidienne et de pierre* ponce dans la partie supérieure où la pres^ sion est moindre.

Indépendamment de ces volcans pour^ vos de cratères permanens , il y a une autre e^èce de phénomènes volcamq[ues, que l'on observe plus rarement , mais qui sont surtout instructifs pour la géognosie , parce qu'ils rappellent le monde primitif, c'est>-à-dire les plus anciennes révolutions de notre globe* Des montagnes de tra*chyte y s'ouvrant tout à coup , vomissent de la lave et des cendres, et se referment peut-

ao4 STEUCTVRB BT ACTION

être pourtoujoun. Cestce qui est axrivé au gigantesque Antisana , dans la chaîne des Andes et au mont Epomée de Hle dlschia, en i3oa. Une éruption de ce genre a lieu quelquefois dans les plaines, par exempie, sur le plateau de Quito, en Islande loin de FHecla , en Eubée dans les champs de LeUntée. Plusieurs îles soulevées soudainement appartiennent à ces phénomènes passagers. Dans ces cas, la communication avec l'intérieur de la terre n'est point permanente ; l'action cesse aussitôt que Fou*verture du canal de communication se ferme de nouveau. Des filons de basalte , de dolerite et de porphyre, qui, dans les diverses sEonesde la terre, traversent prèsque toutes les formations , des masses de syénite , de porphyre pyroxénique et d'à-* mygdaloïde , qui caractérisent les couchea les plus modernes des roches de transition^

DES VOLCANS. 2o5

et les couches les plas anciennes des roches secondaires, ont vraisemblablement été formées de cette manière. Dans la jeunesse de notre planète , les substances de Fintérieur, encore fluides, pénétraient à travers l'enveloppe de la terre crevassée de toutes parts ; tantôt se condensant comme des masses de filons à texture grenue , tantôt s'épanchant en nappe et en coulées strati* formes. Ce que le monde primitif nous a transmis de roches volcaniques n'a guère coulé par bandes étroites comme les laves sorties des cônes volcaniques qui existent aujourd'hui. Les mélanges de pyroxène, de fer titane , de feldspath vitreux , et d'amphibole , peuvent bien , à diverses époques , avoir été les mêmes , tantôt plus rapprochées du basalte, tantôt du tra« chy te ; les substances chimiques ont pu , ainsi que nous rapprennent les travaux

ao6 STRUCTUBE BT ACTION

împortans de M. Bfitscherlidiy et Vanak>^e des piodaits des hauts fooroeaux , s'être réamies sous une forme cn^alline , d'après des proportions définies. Il n'en est pas moins Trai que des substanoeaoo»po* aéesde la «teie manière sont anivées par des Toîes très difiéreules à la sor£sice de ta terre; soit étant soulerées par des fixoss élastiques^ soit en s'iniinuant par des cre^ vasses dans les strates de roches plus anciennes, c'est-à-dire à trayera FenTe»loppe déjà oxydée de notre planète , soit en sortant soua la forme de lave de montagnes ooniques qui ont un cratère pepmanent. Si on confond miymkVe ces phénomènes si dîfi&reiis y on rejette la géoh* gnosie des volcana dans l'obscurité , à la* quelle un grand nombre d'expérienœs CflBDparëcs à omnmeiicé à UacmaiiairQ peu àpe«.

DES VOLCAVS. SO^

On asouveatagitécettequestion : Qu'estce qui brûJe dans les volcans? qu'est-*ce qui y prcNlnit la chaleur par laquelle la terre et les métaux se fondent et se mêlent? La nouvelle chimie répond : Gè qui brûle , c'est la terre , le^ métaux ^ les alcalis même , c'esl>>à*dire les métalloïdes de cette substance. L'enveloppe soUde déjà oxydée de la terre sépare l'atmosphère riche en oxygène des principes inflamma* blés non oxydés qui résident dans l'ia* térieurde notre planète. Des observations que l'on a faites sous toutes les zones , dans les mines et dalûs les cavernes, et que , de cononrt avec M. Arago, j'ai exposées dans un mémoire particulier , prouvait que , même à une petite profondeur , la chaleur de la terre est de beaucoup supérieure à la température moyenne de l'atmosphère voisine. Un fait aussi remarquable et près-

910 STRVCTURB BT ACTION

le monde primitif nous montre une di^^ tribution des formes organicjues qui est en contradiction avec l'état actnel des climats. Pour résoudre an problème si im^ portant , on a en recours à un grand nombre d'hypothèses, telles que l'appro* • che d'une comète , le changement de Tobliquité de Fécliptique , l'augmentation de l'intensité de la lumière solah^. Aucnue n'a pu satisfaire à la fois l'astronome , le physicien et le géognoste. Quant à moi , je laisse Taxe de la terre dans sa position ; je n'admets point de changement dans le rayonnement du disque solaire ; change^ ment par lequel un célèbre astronome a Voulu expliquer la fécondité et les mau- Taises récohes de nos campagnes ; mais je crois reconnaître que , dans chaque planète , indépendamment de ses rapports avec un c<H:'ps central , et indépendamment

hZa TOLCÀNS. 111

de sa position astronomiqae , il existe des cniises nombreuses de développement de chaleur , soit par les procédés chimiques de Foxydation 5 soit par la précipitation et les changemens de capacité des ootps, soit par l'augmentation de la tension électromagnétique, soit par la communication entre les parties intérieures et eltérieures du globe.

Lorsque, dans le monde primitif, la croûte de la terre profondément cre Passée exhalait de la chaleur par ces ouvér^ tures, peat'^tre durant plusieurs siècles , des palmiers, des fougères arborescentes, et les animaux des zones chaudes, ont vécu dans de vastes étendues de terrain. De^ puis cette manière d'envisager les choses, que j'ai déjà indiquée dans mon ouvrage intitulé Essai géognostique sur le gise*

212 STRUCTUKB ET ACTION

ment des roches dans les deux Mmisphè^ /^f ^ ; la température des volcans serait la même que celle de Fintérieur de la terre j et la même cause qai aujourd'hui produit des ravages si épouvantables , aurait pu jadis faire sortir, sous chaque zone de l'enveloppe de la terre nouvellement oxydée , et des couches de rochers profondément crevassées , la végétation la plus riche.

Si , pour expliquer la distribution des formes tropicales enfouies dans les régions boréales, on veut supposer que des éléphans à long poil , aujourd'hui ensevelis sons les glaçons, furent originairement indigènes des climats du nord , et que des formes semblables au même t3rpe princi-

* Paris ^ 1823, I vol. in-8".

DES VOLCANS. 2ï3

pal , tel que celui des lions et des lynx j ont pu vivre à la fois dans des climats très différens, ce mode d'explication ne pourrait cependant pas s'appliquer aux productions végétales. Par des causes que la physiologie végétale développe , les palmiers, les bananiers^ les monocotylédones arborescentes ne peuvent supporter les £roids du nord ; et dans le problème géognostique que nous examinons ici , il me parait difficile de séparer les plantes des animaux ; la même explication doit embrasser les deux formes.

J'ai, à la fin de ce mémoire, ajouté aux faits recueillis dans les contrées les plus éloignées les unes des autres, des suppositions purement hypothétiques et peu certaines. L'étude philosophique de la nature s'élève au-dessusdesbesoinsde l'histoire na-

ai4 STRUCTOAR ET ACTION

turelle deacriptiT^; elle ne çoDsiste pasdana raçcumulatioD stérile d'observations iso* lées. Qu'il scdt quelquefois permis à Tesprit curieux et actif de l'homme da s'élancer èa présent dans l'ayenir , de deviner ce qui ne peut pas dire encore connu clairerement , et de se j>laire aux mythes géognoskiques de l'antiquité , qui se repro* duisent y de nos jours , sons des formes diverses*

ÉCLAIRCISSEMENS

KT

ADDITIONS

ÉCLAIRCISSEMENS

BT

ADDITIONS

(i) M. le professeur Oltmanns a calculé de nouTean mes mesures barométriques du Yésure , prises le 22 et le a5 novembre, et le i*' décembre i8a3 , et en a comparé le résultat avec celui que m'ont donné les mesures qui m'ont été communiquées en manuscrit par lord Minto et par MM. Yisconti , Monticelli , Brioschi et Poulett Scrope.

ai8 sTmvcTUBB bt action

A. Rocca del Palo, bord le plus haut du cratère du Yésuve , du côté du nord.

SAiraBimx, en 1773. Probableoient d'après la

formule de Deluc .... 609

Pou 170* Mesure barométrique. . 606

Buusi^K. . . . 1794. -* barofsétvique : mais

de même que pour celle Poli , on ne sait pas ayec certitude d'aprës quelle formule 6i3

GAT-LuasAC. Il 8o5. D'après la formule de Ds BuGH. . . . > I^place ; de même

HnMBoijrr. . . 7 (|iie tous las résultats

suiyans 60S

Briokhi 1810. — trigoDométrique . • . 638

VisiNTi 1816. — trlgonométrique . . . 6aa

jLoRDAfxvTO.. 18^2. — baKMnétrique , son-

^nltrd|M9-. . . <^«. . 6)1 PavuprrScsQfB.iSao^ — un peu incertaine» à

Qftuse du rapport inconnu entre le diamè* tre du tube et de la cuTette» Ccb4

DBS YOLGANS. llig

MONTICSIXI. . . „ ,

GoVBLZJ.

HvMBouiT. . • . iSua 62^

Résuhat final le }da» vraisemblable ,5iy toises audessus de Fermitage^ on 6^5 toises au-dessus de la mer.

B« Bord le plus bas du cratèfe , vers le sud-est , vis-à-vis de Bosco Tre Case.

Après Kéntptîora àè 1794^ ce bord devint de 4oo pwds plus basque la Rocea del Palo^ par eonséquent si on estime à 6sk5 toises ta hauteur de

celle-ci^ celle de ce bord sera de 55g

GAT-LunAa. \

D£ BucH. . . . > i8o5 554

HuifBOLDT. . . iSua 546

C. Hauteur du cône de Scories , qui s'écroula dans le cratère le !»a octobre

Iioud Minto. i Mesure barométrique 65o

330 SrmiICTURB BT ACTION

Bkio0chi. .... — trigoDométrique , d'après

différentes combinaimiis. . . €3S

oa - 64i

Réfoltat final le plus TraiaeniUaUe pour l'âé- Tationdn odne de scories , écronlé en 1833. 649

D. Punta Nasone , cime la plus hante du Somma.

SHaoKBUBoB.. 1794. YraisemblaUement d'aptes sa propre farmuk. 584 HnMBOLixr. .. 1813. D'après ta formule de

Lapiaoe. 58S

E« Plaine del Atrio del CaiHiUo.

Hdmboldt. .. 1813 4oS

F. Pied du cône de cendres.

Db Bugh. . . . ^ i8o5 • 370

HUMBOUIT. . • ;

HUMBOLDT... 1833 3Sh

G. Ermitage del Sahatore.

GAT-LutBAC.

Db Buch. ... y i8o5 3oo

Hdmboldt. . •

Loiu> MiKTo. . 1821 SoS,2

HuMBOLivT. . . 1822 Soj,y

Une partie de mes mesures a été imprimée dans l'ouvrage de M. Monticelli , intitulé : Storia del P^esuvio, i8ai-i8a3 , p. 1 15; mais la correction peu exacte de l'état du mercure dans le baromètre à cuvette a un peu modifié les hauteurs. Quand on fera réflexion que les résultats des tables précédentes ont été obtenus avec des baromètres de constructions dissemblables à différentes heures du jour, par des vents soufiElant de points divers de l'horizon et sur la pente d'un volcan inégalement échauffée, et où la diminution de la tempe-

aaa STRUCTUKB BT ACTION

rature de l'atmosphère s'éloigne beaucoup de celle que nos formules barométriques supposent, on trouvera leur accord HufELsant. Mes mesures de i Sas sont faites avec plus de soin, et dans des circonstances plus favorables que celles de i8o5« Les difié^ rences de hauteur sont naturellement préférables aux hauteurs absolues» Cette différence démontre de la manière la plus inoonte^ble , que , depuis 1 794 , le rap^ port entre les bords , à la Rocca del Palo, et ceux du côté de Bosco tre Case, est resté à peu près le même. En i8o5 , j'ai trouvé juste 69 toises ; en iSaa presque , 83* L'élEcellent géognoste, M. Poulett Scrope, trouva 74 toises j quoique ces hauteurs absolues des deux cratères lui parussent un peu trc^ faibles. Un changement m peu considérable dans une période de vingt4iuit ans, au milieu d'ébranlemens

D£â VOLCANS. 223

m Yiolens dans Tintérieur du cratère, ert certainement un phénomène frappant. La hauteur à laquelle atteignit le cône de scories qui s'était élevé du fond du cra** tère du Vésuve , mérite également une at-* tention particulière. En 1776^ Shuckburgh trouva que l'élévation de ce cône était de 6i5 toises au-dessus du niveau de la mer* D'après les mesures du lord Minto, obser^ vateur généralement exact, le cône de sco^ ries, qui s'écroula le 22 octobre 1823, était haut de 65o toises. Quand on compare en* semble les mesures de la Rocoa del Paie , depuis 1778 jusqu'en 1833 , on est involontairement porté à faire la supposition hardie , que le bord septentrional du cra*tère a été graduellement soulevé par les forces souterraines. L'accord des trois me^ sures entre 1778 et i8o5 est presque aussi surprenant que celui des mesures entre

aa4 STRUCTURE ET ACTION

1816 et 1823. Dans la dernière période , il n'y a pas de doute à élever sur la hauteur de 631 à 639 toises. Les mesures qui , trente et quarante ans auparavant, ne donnaient que 606 à 609 toises , seraient* elles moins certaines? Dans un temps futur, mais éloigné , on pourra être en état de décider ce qui tient aux défectuosités des mesures , ou au soulèvement du bord du cratère. L'entassement de masses roulées d'en haut n'a pas lieu dans cet endroit. Si les couches de laves trachytiques de la Rocca del Palo s'élèvent réellement , on doit penser qu'elles sont exhaussées par dessous.

Mon excellent ami M. Holtmanns a présenté au public le détail de toutes les mesures , et l'a accompagné de sa critique dans les Schriften der KœnigL Accutémie

der PFissenschaften zu Berlin (Jahr i8la und i8a3. — S. 3o — 20).

Puisse ce travail exciter les géognostes à examiner le plus accessible des volcans, le Yésave., dans ses périodes de développement.

(2^ Léopold de JBnch y Notice sur le pie <le ^énériffe , dans la Physïkalische Beschreibung der Canarischen Insein ^ iSaS (p. 3i3), et dans les Abhandlungen der Kœnigl, Académie zu Berlin , iSao

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