‹ Tableaux des moeurs du temps dans les différents âges de la vieChapitre 13 sur 31 · DIALOGUE VIII · texte numérisé non relu

DIALOGUE VIII

Mme DE SE..., LA COMTESSE

M"i^ DE SE...

Bonjour, ma chère fille, bonjour, mon enfant. J'attendais bien impatiemment que tu fusses éveillée, pour venir te voir la première et pour causer un peu avec toi.

LA COMTESSE

Ah ! ma clière maman !

M""5 DE SE

Je comprends que tu n'aies guère dormi ni reposé : une première nuit de noces se passe toujours ainsi !

LA COMTESSE

Ah ! ma chère maman, je n'en puis plus ! tout ce «lue j'ai souffert est incroyable !

M'"*' DE SE

Ce n'est rien, ma fdle ; dans huit jours, tu y seras tout accoutumée.

LA COMTESSE

Ma chère maman, vous m'avez mariée à un homme qui n'est qu'un franc brutal.

M™'' DE SE

Comment! mon enfant, (pi'est-ce donc qu'il a fait?

LA COMTESSE

11 m'a voulu violer.

M'"*^ DE SE

Ah ! je t'entends ; il a voulu par force ce que tu ne voulais pas de bon gré. Mais c'est ta faute ; il fallait t'y prêter; c'est ton devoir : une femme ne peut, en conscience, refuser les embrassements de son mari. Mais, entre nous, dis-moi franchement ce qui s'est passé et je te dirai tout de même si c'est lui qui a tort ou toi.

LA COMTESSE

Non, ma chère maman, je n'ai pas le courage de vous conter ces vilaines choses-là.

M'"« DE SE

Dis-moi tout, mon enfant, dis-moi tout. Il y aura plus, entre nous, de quoi rire que de quoi m'étonner. N'ai-je' pas passé par ces épreuves-là comme toutes les femmes du monde ?

LA COMTESSE

Vous savez, ma chère maman, que vous me déshabillâtes devant le monde, que vous me mîtes toute nue en chemise, et que vous me fîtes coucher dans ce lit, pendant que l'un emportait mes rubans, l'autre mes jarretières et qu'on faisait un sabbat épouvantable tlans cette chambre?...

M"'e DE SE...

Oui, ma chère fdle, et je remarquai bien que, pendant tout ce temps, tu soupirais et ne prononçais pas une parole, et j'en étais assez fâchée, d'autant que je m'aperçus aussi que ton mari n'avait pas l'air content. Gela nous fit même sortir d'ici beaucoup plus tôt. Mais comment est-ce qu'il débuta, lorsque nous fûmes partis?

LA COMTESSE

Il acheva de se déshabiller bien vite et se mit à dire :

ÎOO L ŒUVRE DK CRKBILLO.N LE FILS

Enfin! enfin! nous voilà délivrés des importuns et des mauvais plaisants. Je leur tiens compte pourtant de ce <iu'ils ont fait, ajouta-t-il, madame, puisqu'ils vous ont forcée de vous déshabiller et de vous mettre dans mon lit. A quoi je repris : Monsieur, ce ne sont point eux, •c'est ma mère toute seule qui l'a exigé de moi. Là-dessus, je le vis debout en chemise, comme un grand fantôme, et il entra tout de suite. J'étais interdite, effrayée : je ne «avais où me mettre. Je me rangeai de l'autre côté, sur le iDord, et laissai le lit presque entier à lui tout seul ; mais il vint bientôt à moi. Ma chère femme! s'écria-t-il... Je ne répondis rien... Ma chère dame! repril-il... Eh bien! si ces noms-là vous font peur, encore pour un moment, mademoiselle ! Mais ne me tournez pas le dos comme TOUS faites, et laissez-moi entrevoir votre joli visatre, que j'y applique un baiserplein d'amour! Moiisie|ir, lui dis-je (car il me pressait), vous m'allez faire tomber de l'autre ■côté. Oh! que non, repril-il, et à l'instant il passa un bras sous moi, m'enveloppa de l'autre et me tira à lui au beau milieu du lit, en m'empoignant et me serrant très fort. Je fis un cri, il me lâcha. Et vite, moi, je m'enfonçai dans le lit presque jusqu'au pied. Eh bien ! eh bien ! me -dit-i'l, où allez-vous donc vous perdre ? Est-ce pour m'éviter? Voilà un beau projet! Vous avez là, poursuivit-il, des terreurs d'enfant : elles sont pardonnables -dans ce premier mouvement, mais vous en reviendrez. Ayez confiance en moi, vous me le devez, ma chère petite femme, comme à votre mari, et vous me le devez ■comme à votre amant ; car je le suis aussi. Allons, repritil, ma chère petite maîtresse, puisque je puis vous iippeler ainsi à bon droit, sans crime, ne me fuyez point; laissez-vous approcher. A tout cela, je ne répondais rien, et il s'impatientait. 11 me menaça de jeter le drap ■et la couveilure par terre si je ne revenais à lui. Je

TABLEAUX DES MŒURS DU TEMPS lOI

n'en fis ri(Mi. 11 renversa tont au pied du lit et tomba sur moi.

M'"^ DE SE

Ma chère enfant, voilà vraiment une belle défense; mais apparemment qu'elle finit là : c'en était bien assez!

LA COMTESSE

Non, ma chère maman, et j'avais mes raisons.

M'"e DE SE...

Mais enfin, quand il eut tout jeté à terre, il devint maître de toi apparemment?

LA COMTESSE

Je m'étais entortillée dans ma chemise de façon qu'il ne sût par où m'attraper. Il me prit la tête seulement et m'échauffa le visage de vingt baisers qu'il me donna. Je lui criai qu'il me faisait mal, qu'il m'élouffait. Il m'en demanda pardon, il m'appela cent fois sa petite femme, sa chère moitié, sa belle mig-nonne, en me jurant qu'il m'aimait de tout son cœur. Il me pria, me supplia instamment de me désentortiller, de lâcher les mains, dont je tenais si bien ma chemise. Pour Dieu, disait-il, otez-les, ces mains; donnez-m'en plutôt des soufflets. Il avait beau dire, je me tenais toujours enveloppée de la tête aux pieds, comme un paquet. Madame, me disait-il alors fort froidement, je me respecte trop pour exercer ici aucune violence; mais peut-être feriez-vous mieux de m'accorder librement une faveur que j'ai droit de vous demander, puisque vous me l'avez vous-même promise ce matin. Promise! moi! monsieur? lui dis-je. Oui, reprit-il, madame, àl'ég^lise,ce malin.Vousy avez entendn ce qu'on vous a dit. Non, monsieur, répliquai-je, je n'entends pas le latin. Là-dessus, il me sermonna; il s'étendit sur les devoirs d'une femme envers son mari; il voulut me persuader que nous n'étions joints l'un à l'autre et

couches ensemble dans ce lil que pour nous unir de corps etd'àme, comme deux moitiés qui forment un tout. A quoi je répondis toujours que je n'en ferais rien; que si je me trouvais dans son lit, c'était par obéissance pour vous, ma mère, qui m'y aviez contrainte; que j'en étais assez fâchée et que je le croyais trop honnête homme pour vouloir encore aug-menter ma douleur. Gomment! madame, s'écria-t-il, voilà une bizarrerie bien sing-ulière et qui m'étonne extrêmement après tout ce que j'avais lieu d'attendre de nos conventions précédentes et des discours les plus affectueux du monde que vous m'avez tenus dans votre couvent. Ces discours, madame, reprit-il, n'étaient donc pas sincères? Eh ! pourquoi me les avoir tenus? Ils étaient sincères, monsieur, lui répondis-je à demi-voix, et je n'ai jamais menti... D'où vient donc, madame, ce changement étrange ? Personne, lui dis-je, monsieur, ne peut s'en rendre compte mieux que vous. Ah! reprit-il, je respire! Ce n'est point ce que je pouvais craindre; je vois que c'est apparemment quelque tracasserie qu'on a déjà voulu nous faire. 11 revint sur moi; il redoubla ses caresses ; il chercha à me baiser partout; il m'attaqua de tous les côtés, il me fit rouler sur le lit; il fit ses efforts pour arracher ma chemise de mes mains, et il y parvint. Puis il me fit déplier le corps malgré moi; il me renversa, il me coucha sur le dos, bon gré mal gré. Je sentis qu'il était le plus fort, je m'écriai: Monsieur, vous me failes un mal terrible; vous m'écrasez! 11 eut peur; il se retint. Je m'échappai, je sautai à terre. Ma bougie de veille m'éclairait. Je me sauvai là-bas dans le coin et fiLs me mettre dans ce fauteuil.

M"!" DE SE

Mais, mon enfant, je ne l'aurais pas crue capable de faire une telle résistance, et c'en était trop.

LA COMTESSE

Oh! que nenni!

M'"e DE SE...

Quel était donc Ion but ?.... El lui, enfin, que devint-il ?

LA COMTESSE

Il demeura seul sur son lit un moment, à se consulter sur ce qu'il avait à faire; mais bientôt il se jeta du lit brusquement et vint à moi. 11 se mit à mes g"enoux, il me fit de nouvelles instances et me pressa de revenir au lit pour l'intérêt qu'il prenait à ma santé.

M"^*' DE SE

En effet, ma fille, toute nue dans ce fauteuil en pleine nuit ! C'était de quoi te rendre malade.

LA COMTESSE

Je lui déclarai pourtant que j'attendrais là le jour et que je ne remettrais pas le pied dans son lit qu'il n'eût fait une chose que je voulais de lui. Ordonnez, madame ! s'écria-t-ilavectransport, que faut-il faire?... Monsieur, lui dis-je, vous avez une maîtresse, je le sais... Moi! madame, reprit-il avec chaleur, cela est faux, de toute fausseté. Monsieur, lui dis-je doucement, c'est une demoiselle de l'Opéra que vous aimez. Or, je prétends que vous la quittiez pour jamais, et je veux en avoir des preuves avant qu'il soit question de me soumettre à ce que vous pouvez souhaiter de moi.

M'"*' DE SE

Comment ! ma fille, il a une maîtresse et tu savais cela ! ah! que tu as bien fait de lui parler ainsi !... Eh bien! mon enfant?

LA COMTESSE

Ah ! maman, il me le nia avec tant de violence et avec des serments si terribles, qu'il m'en effraya et que je me

io4 l'œuvre de crébillon le fils

laissai persuader ce qu'il voulut, d'autant mieux que je me sentais toute refroidie et que j'avais peur de m'euihumer.

M™e DE SE...

Il te fit donc consentir à te remettre au lit ?...

LA COMTESSE

Hélas! oui, maman.

M'"*' DE SE

Eh bien?...

LA COMTESSE

11 ne me donna pas la peine d'y aller. Il passa un bras sous mes cuisses, l'autre sous mes reins: il m'enleva. C'était le vrai tableau de Pluton et de Proserpine. Il me porta et me coucha sur son lit, et, après avoir relevé au plus vite le drap et la couverture, il se mit (k^dans avec moi. J'étais tremblante, moins de froid que de peur: je m'enveloppai encore le mieux que je pus dans ma chemise; mais il me l'arracha de force; il me la retroussa, et je me sentis toute découverte, toute nue entre ses mains. Je serrais les cuisses de toute ma force. Mais j'eus beau faire, il se mit entre deux, il me prit brusquement les reins... Ah ! ma chère maman, je n'ose pas vous achever le reste.

M"ie DE SE...

Dis toujours, mon enfant; ne crains pas d'en trop dire, tu ne m'apprendras rien.

LA COMTESSE

Maman, c'est un monstre que cet homme-là ! Il ne voulait pas moins que me tuer.

M"'C DE SE

Comment ? ma fille, explique-toi.

LA COMTESSE

Il me tenait sur le dos, couchée de mon long, les

TABLEAi;X DES MŒURS DU TEMPS lOo

cuisses ouvertes, sans pouvoir remuer Je lui criai miséricorde ! Il était comme un extravagant, comme un furieux : il ne m'écoutait pas... Je faisais un petit mouvement du derrière, qui le faisait porter à faux et qui m eloignait un peu de lui. Il revenait à la charg'e; je recommençais et reculais toujours, pendant que lui s'avançait de même. De cette manière, je me trouvai enfin arrivée e( assise sur le chevet du lit. Oh ! pour le coup, madame ! s'écria-t-il avec fureur, vous ne reculerez pas davantage. Là-dessus, il me prit par le milieu du corps; il me serra ilans ses bras de toute sa force. Il me fit, chère maman, des douleurs incroyables. Je me sentis déchirer; je criai, je pleurai, rien ne le retenait. Enfin, il se retira tout à coup, et alors il me lit encore une nouvelle frayeur. Il soufflait, ma chère maman, comme un bœuf; il me semblait tomber dans une espèce d'évanouissement.

M™e DE SE...

Ah ! ah ! ah ! ah !...

LA COMTESSE

Vous riez, maman !... cela est pourtant vrai. Mais il revint à lui bientôt après ?

LA COMTESSE

Oui, et ce qui m'étonna, c'est que ce n'était plus le même homme. II avait l'air affaibli et la voix d'un convalescent. Je pris le temps pour lui reprocher la douleur qu'il m'avait faite: il m'en demanda pardon; il nie parut d'une affliction extrême. Je lid représentai que la nuit s'avançait, que je tomberais sûrement malade des secousses qu'il m'avait données s'il ne me laissait pas prendre quelque repos. Là-dessus, il m'embrassa et peu après, je crois, s'endormit.

I06 l'œuvre de CRÉIÎILLON LE FILS

M""" DE SE

Tu ne le réveillas pas ?

LA COMTESSE

Je m'en donnai bien g^arde, et il a eu cette même attention pour moi ce matin : il s'est levé sans que je m'en sois aperçue.

M™c UE SE...

Au moins, mon enfant, t'es-tu un peu reposée?

LA COMTESSE

Un peu sur le matin, lorsque la douleur qu'il m'avait faite a cessé. Mais, ma chère maman, il faut donc que je vous dise tout : c'est qu'outre la cuisson que j'endurais et qui m'empêchait de m'endormir, je sentais mes cuisses et ma chemise toutes mouillées, toutes poissées; j'avais du dég-oût de moi-même, au point que je n'osais me toucher. Vous ne sauriez croire l'inquiétude et le malaise que cela m'a causés.

M'"*! DE SE

Ah ! ah ! ah !... que j'aime ton innocence !

LA COMTESSE

Mais, moi, je hais la malpropreté.

M"^<^ DE SE

Montre-moi la chemise.

LA COMTESSE

Fi ! maman, cela vous ferait mal au cœur.

M'"'' DE SE

Montre !

LA COMTESSE

Tenez... voyez... ah ! quelle horreur!

M'ne DE SE...

Il y a eu vraiment du sang- de répandu.

LA COMTESSE

Que pensez-vous de cela, ma chère maman?

M'"*' DE SE

Ne le vois-tu pas?... c'est que ton pucelage est perdu; cela me fait comprendre que M. le comte n'a pas tout à fait perdu ses peines.

Je ne sais pas, maman, mais cela me fait encore mal, et quand je songe que M. le comte reviendra avec ce même membre me faire la même opération, j'en frissonne d'avance.

M™*' DE SE

Ne l'alarme point, ma fille; tout le mal qu'il pouvait te faire est fait; tu n'as plus à attendre de lui que du plaisir. Quelque jour, cela t'en fera beaucoup et tu me l'avoueras.

LA COMTESSE

Jamais, ma chère maman; il faudrait que ce fût un membre beaucoup moins gros.

M"i<^ DE SE...

Eh : mon enfant, le temps ne vient que trop vite où C3ux-là seuls sont les bons.

LA COMTESSE

Je VOUS entends, maman, c'est-à-dire que l'ouverture s'élargit.

M"^*^ DE SE

Eh! mon enfant, brisons là-dessus. Or, çà, ce que je te demande, c'est de sauler au cou de ton mari aussitôt qu'il paraîtra et de lui faire mille caresses, dans ces premiers temps surtout. 11 faut qu'il croie ([ue tu l'aimes beaucoup, quand même ce sentiment ne te serait point encore venu. Ce n'est pas pour lui que je te demande cela; c'est pour toi, ma fille, pour te voir heureuse. Si les

io8 l'œuvre de crébillon le fils

femmes savaient tout ce qu'on peut faire des hommes avec des caresses, elles les mèneraient encore bien autrement. Je te conseille dès aujourd'hui de le tutoyer, par exemple, de temps en temps. Il faut que tu lui donnes à tout propos ton joli visage à baiser; il faut que tu lui baises, toi-même, quelquefois la main. Ces petites marques extérieures sont tles riens, mais ([ui peuvent de grandes choses sur l'orgueil naturel des hommes : cela est sans conséquence, devant le monde, de la part d'une enfant comme toi, et cela fait des effets admirables sur un mari, qui a tout lieu de croire que ces petites indiscrétions sont les mouvements tout naturels d'un jeune cœur ([u'il possède et (|ui a peine à se contenir.

LA COMTESSE

Ma chère maman, voilà bien de la besogne.

M""* DE SE

Ce n'est pas le tout, ma fdle : je te propose de donner des marques d'amitié à ton mari, mais je te recommande d'en faire quatre fois davantage pour la marquise, sa mère. C'est une femme d'esprit, pénétrante, capable de haïr autant que d'aimer. Elle ne te connaît point : elle va faire une étude de toute ta personne. Aime-la, si tu peux ; mais si tu ne le peux pas, qu'elle s'y trompe, et pour cela, des caresses; car, je te le répète, cela supplée à tout, quand même le fond serait douteux, parce qu'il n'est ni pénétration ni défiance qu'une caresse bien faite ne trompe et ne surmonte. 11 faut que nous nous entendions toutes deux là-dessus. Tu verras combien je te ferai valoir dans l'amour-propre de ton mari et de ta bellemère : je veux qu'elle t'adore, et lui aussi. En un mot, mon enfant, te voilà mariée, il faut être heureuse.

LA COMTESSE

Ma chère maman, c'est par excès de i)onté pour moi

TAULEACX DES MOEURS Dl' TEMPS lOQ

que vous avez taiil de prévoyance. Je suis si pénétrée de ce que vous me dites que je le retiendrai bien... Qu'estce qu'on me fait faire aujourd'hui?

Aujourd'hui, vous allez à l'Opéra; demain, vous vous reposerez et recevrez le monde, et lundi à la Comédie. Mais j'entends bien du bruit dans l'antichambre : c'est sans doute la compat;nie (jui s'impatiente et qui veut entrer ?

LA COMTESSE

Non, ma chère maman, que personne n'entre que mes femmes. Je veux, s'il vous plaît, qu'on me chang-e de ling-e tout à l'heure et me laver à mon aise, avant de me présenter devant qui que ce soit.

M'"« DE SE

Tu as raison. Je vais les amuser en attendant.

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