LA SOURCE
'était un lieu désert, du bonheiu' ignoré; On eût dit le chaos dans un monde incréé. Les vents se déchaînaient en fureiu-s inutiles , La tempête battait des rochers immobiles.
^Sl TABLEAUX
A l'aspect de ces monts qui sont frappés de mort , L'homme effrayé s'arrête et n'attend rien du sort. Tout à coup franchissant leurs cînies éternelles, Un aigle m'apparut ; je demandai ses ailes : J'essayai les détours d'un pénible chemin Pour sortir du néant, p(jur respirer enfin. Et déjà l'air plus pur, le bruit des eaux lointaines Promettaient à ma soif la fraîcheur des fontaines; Une source appelait, hâtait mes pas crrans; L'azur des cieux courait dans ses fhjts transparens; Le printeni])S s'égarait dans l'aride vallée, El je vis la nature en son deuJ consolée; Un asile oîi h; saule, en courbant ses rameaux, INons rappelle les pleines qu'on verse sur nos maux; (Jîi l'Ame se rassure, vA , doucement rêveuse, Ose croire un moment que la vie est hcuieusc.
Des s\iiil>oles de fleui s disent au oœiu' charmé Oue. dans ce fixais sejoiij . des êtres uut aiiné- Lœil. en chercliaiit long-teuij». distin2;ue surla|NeiTe Quelques mots eflEioés dune longue prière; L'espérance immortelle liabit<e ce l>eau lieu . Et l'on V soufifre moins, car ou y pense à Dieu.
Là . le bruit lent et doux de Tonde solitaire Endormait . dans mou cœur, les chagrins de La terre « Comme im chaut maternel . dauslespleursconunenoé, Eudort un jeune enfant doucement balancé. La ronce et les lys bleus, détachés de la rive. Quen traînait à la fois la source fugitive . Nrannoncaient tjue le temps . plus fort que le malheui-, Aussi bien que la joie emj>oi*te la douleur; Et la nymphe de Teau. sm* ses algues couchée.
Versait tous les trésors de son urne penchée; Ainsi cp.ie l'amitié, fidèle dans son cours. Répandant ses bienfaits , les répandant toujours , Elle donnait la vie à la terre inféconde , Et les fleurs renaissaient sous l'écume de l'onde.
Et toi . comme ces fleui's , tu renaîtrais aussi , Toi , qui languis d'amour et souffres loin d'ici , Toi, dont la jeune vie est d avance épuisée, Dans ces lieux un beau ciel . une ft-aîche rosée , Un air suave et pur viendi^aient te ranimer; Tu reprendrais ta force; il en faut pour îiimer.
<tmit^ bi ^i\iUt ?Scott
Tel est des livres saints renseignement sujnènie ; Qu'un ange suit le pauvre et veille sur ses pas. Qu'un refus est là haut puni comme un blasphème; Qu'un cri de faim maudit tous ceux qu'il n'émeut pas.
Alex. Gvirkvd.