‹ Tableaux, première venteChapitre 5 sur 171 · PRÉFACE | XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE | XI

Dentellière », un chef-d'œuvre de F. van Mieris; des effets de nuit et des tragédies du Jeu, de À. van der Neer; des intérieurs de paysans, de À. van Ostade, des animaux dans un paysage, une œuvre célèbre de Paul Potter; trois paysages importants de Jacques, Salomon et de Jacques Salomonszon Ruisdael; les « Noces de Cana » et le « Magister », deux pages de mouvement et de couleur, de J, Steen, des animaux et de grandes marines, des deux Van de F'elde; le « Départ pour. la Chasse », tableau de tout premier ordre de Wouwerman, qui provient de la Galerie d'Orléans; et d'autres œuvres, non motns attachantes, de Bakhursen, F. Bol, J. G.C uyp, G. Dou, Fabritius, G. Flinck, Fan Goyen, Hackert, de Heusch, de Keyser, Miereveld, Molenaer, C’. de Man, Moreclse, Van Musscher, Isaac van Ostade, Pynacker, Fan den Tempel, V'leger, de Wiüte, Fynants, sans oublier une très riche et très rare collection de natures mortes, fleurs et fruits, gibier et poissons, de Adriacnssen, van Æelst, van Beyeren, Pieter Claesz, Dielaert, Heda, J. D. et Corneille de Heem, Hondecoeter.

Van Huysum, Kalf, Lelienbergh, Mignon, Ring, Jan van de Velde, F'onck et Weenix.

Avec la troisième vente, dont les tableaux seront décrits dans le troisième cata-

logue, nous abordons l'École flamande du xrif siècle, les Écoles italienne et espagnole et les Écoles primitives diverses.

| Dans l'École flamande, trois peintres émergent avec des œuvres qui sont la Horde cette partie dela collection Sedelmeyxer: Rubens, Fan” Dyckret Teniers; Rubens, avec « F'enus et l'Amour», une page de splendeur blonde qui rappelle, par le charme humain de son expression et la souplesse grasse de sa maitrise, la « Sainte Thérèse » du musée d'Anvers, avec un «Jesus enfant > et un très remarquable portrait d'un Gentilhomme genois; Fan Dyck, avec un magistral « Portrait d'un Gentilhomme de la famille de Spinola » que l’on peut comparer aux fameux portraits en pied du Palazzo Rosso et du marquis de Cattaneo, à Genes, un « Portrait de la Comtesse de Devon», celui d'un « Prince d'Orange» etune « Vierge avec l'Enfant Jesus »; Teniers, avec des intérieurs, des paysages animes, et quelques scènes symboliques : vingt-huit œuvres dont plusieurs capitales, vingt-huit œuvres où le maïtre flamand apparait vraiment étonnant de facilité, de science, de bonne humeur, de fantaisie, d'observation intense, de verve appuyee d'un art sûr de lux.

mi , pour compléter ces pages de choix, ce sont encore: «Les OEuvres de Miséricorde », de Gonzalès Coques, et d'autres de Fyt, Jordaens, Siberechts, etc.

Les Écoles italienne et espagnole — je suis oblige de me häter à mon grand

xH COLLECTION CH. SEDELMEYER

regret — se recommandent par deux œuvres rarissimes : le « Denier de César » et le « Portrait d'un Noble italien », du Titien; le « Christ en Croix », de Murillo; des portraits saillants et caracteristiques, de Bronzino; le « Portrait d'un Poète » de Bartolomeo F'eneto;le « Canale Grande», de Canaletto; la « Place Saint-Marc », de Guardi; plusieurs vierges et enfants, de Francia; une « Sainte Catherine », de Bernardino Luini; etc. Enfin, parmi les primitifs, st curieux, st forts, si grands, st précieux au point de vue des documents qu'ils fournissent avec une magnifique et prodigue abondance, je retiens spécialement les œuvres de Æmberger, de Bruyn, Lucas Cranach, Mabuse, Antonio Moro, Mostaert, le Maitre de la « Mort de la Vierge », Van Orley, Pourbus, Rogier van der W'eyden, etc.

Enfin, pour la quatrième vente, on a reserve les œuvres des diverses Écoles modernes ; et st l’on songe aux manifestations d'art multiples qui se sont produites pendant le xI* siècle, on comprendra quel champ vaste s’offrait à un collectionneur aussi averti que Sedelmeryer; il devait y glaner à pleines mains : c'est ce qu'il ju.

L'École de 1830 l'attira naturellement, et il en a retenu des œuvres tout à fait caracteristiques : de Corot, des effets de matin et des paysages d'Italie, ainsi qu'une

Jigure nue; de Daubigny, un « Lever de Lune», une toile fort importante qui figura à

l'Exposition universelle de 1878, des « Moutons au bord de l'Oise », et quelques « Bords de l'Oise » tout à fait savoureux; de Delacroix, une page d'histoire anecdotique, ou l’âme romantique palpite delicieusement, « Henri IF et Gabrielle d'Estrées »; de Diaz, une page de dimensions colossales et telle qu'on n'est pas accoutume d'en rencontrer dans les collections, les « Dernières Larmes >», tableau que le peintre executa pour l'Exposition universelle de 1855; de Rousseau, des coins de forét comme il savait st bien les peindre ; de Meissonier, «M. Thiers sur son lit de mort» et des etudes qui Jurentchaudement et justement disputées, lors de la dispersion de son atelier ; de Troyon,

une « Charrette attelée de Percherons », d'un effet puissant et qui suffirait à assurer

le renom du célèbre animalier; de Marilhat, des paysages ensoleillés. Ensuite, àl y a ceux qui ont continué l'École de 1830: la « Paysanne allaitant son Enfant » et le « Retour des Motssonneurs », par Jules Breton ; de larges paysages, à expression mystique, par Adrien Demont ; le très vigoureux portrait de Gustave Doré, et une étude de femme nue, un morceau peint en pleine pâte, par Carolus Duran; et d'autres œuvres encore par Bergeret, Emile Breton, J.-P. Laurens, E. Frère, Heilbuth, Henner, James Tissot, Vollon, M" Tournier-Cuno, ete. Enfin, les Écoles étrangères

modernes devaient fournir à ce contingent, déjà st brillant; et elles ne pouvaient étre

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