LE GRAND DÉRANGEMENT
lo Authenticité des faits : — 1. ]] est établi par des documents histori.
ques que Vetch amena, en conformité vec les clauses de la capitulation dans un rayon de trois milles, les habitants de Port-Royal et des environs à formuler le serment d’allégeance à la reine : ce que firent, en junvier 1711, 57 chefs de famille, tous les autres Acadiens restant soumis au roi de France : — 2, que sir Charles Hobby, en l'absence de Veich (janvier à octobre 1711) qui suit l'expédition Nicholson, soutitle choc du parti d’Indiens qui vint cerner le fort, sans que les Acadiens assermentés les veuillent seconder dans l'assaut, et subissent leurs déprédations par la perte de plusieurs animaux domestiques ; — 8. ‘1e Nicholson reçut la lettre de la reine, datée du 23 juin 1713 de Keusington : “ désirant Marquer sa bienveillance envers les sujets (du roi de France), avons pensé signifier notre bon vouloir et plaisir en permettant et accordant à chacun de ceux qui ont des propriétés en Acadie et qui désirent continuer à garder et à jouir de ces biens, sans aucun tracas ni molestation, aussi pleinement et librement que nos autres sujets, ou à les vendre s'ils se retirent ailleurs. . .” : que ce gouverneur, retourné à Boston (oct. 1713), ne se rend à Annapolis qu'en l'été de 1714 et y accueille, le 22 août, deux officiers de Louisbourg, le capitaine Louis Denys de La Ronde et M. de Pensens. et leur permet de réunir les habitants respectifs de Port-Royal, des Mines, de Cobequid : en septembre, tous, à peu d'exception près, signent leur exode dans les étah/issements français, dans l’espace d’un an ; — que Nicholson trouve le prétexte de ne pas concéder les moyens de partir avant “ d’avoir soumis le cas à la reine ” et d’avoir reçu de nouvelles instructions — la reine était décédée le ler août 1714 ; — qu’il appert des documents du Bureau Colonial qu'il ne réclama point ces instructions, qu’il souhaitait bien le départ avec l’abandon des effets et des immeubles, promis d'avance aux officiers du corps expéditionnaire de 1710, qu’il obligea même quelques Acadiens à s’exiler, ferma à d’autres, de l’aveu écrit de Caulfield, les portes et l'accès du fort et les appelait tous sans distinction des traîtres ! —— 4. que Caulfeld notifia aux Acadiens ia teneur de la lettre de la reine, “ ce qui a satisfait les principaux et les a décidé à continuer leur séjour, et quant aux autres le plus tôt ou en sera débarrassé, le mieux ” : qu’il entretient la garnison en payant ies denrées aux habitants, “ sans que Nicholson en repos à Boston lui envoyât un sou ni aucun secours ” ; qu’il amena les Acadiens à prêter serment de fidélité à Georges I, nouvellement intrénisé (1715) ; --5, que Doucett, débarqué ie 8 nov. 1717, s'empressa d'afficher un placard qui sommait la population d'Annapolis et des environs de renouveler leur serment au roi; que Mius d’Entremont
Antécédents
lère Période
7 een,
Amp
et le Père Félix sont requis de faire traduire la sommation ; que les ponses des habitants attestent leur légitime appréhension, puisque I berté du culte romain n'est pas garantie, que l'indignation des sauvs est certaine et menaçante, que ce serment a déjà été prêté ; qu‘ choisi pour interprète l'Ecossais Pierre Melanson : que M. de V dreuil reproche aux Anglais d'avoir empiété à Canseau, avant la glementation officielle des limites et d'avoir toujours refusé aux A diens, même les agrès français pour leurs bâtiments de transport (17 20)
20 Perplexité des Acadiens. : d'une part, les Anglais usent contre e du serment comme d'un cheval de Troie ; — de l'autre, les Franc. les pressent d'émigrer au ( ‘ap-Breton. —— Ceux-ci jouent un jeu fra: limitant, après Utrecht, la cession à la presqu'île ; — ceux-là biaise à plaisir, tantôt sourds aux réclamations de M. d'Iberville, ambass deur de Versailles à Londres, tantôt effrayés des incursions des inc gènes, tantôt redoutant la déloyauté des Acadiens et prévoyant da: leur exode en masse la désertion et la ruine de la NE. — Les gouve neurs de Louisbourg font des promesses au nom du roi: vivres pot un an, terres cédées en propriété sans droits seigneuriaux, exemptio pour 10 ans des taxes commerciales, offre de vaisseaux de transpor pour mobilier, bétail, effets domestiques, assurance du culte par de prêtres salariés du roi. Les gouverneurs d'Annapolis craignent | développement français du Cap-Breton, tle St-Jean, régions au-dessu de l'isthme, comme une menace mortelle et augmentée par la mentalit des sauvages et l'intervention de leurs missionnaires
30 Mémoire de Samuel Vetch : . l'histoire anglaise a surfait le renom
de Nicholson au détriment de Vetch, véritable initiateur du projet d'invasion, du maintien de la colonie, — Le 24 nov. 1714, il répond à Londres par un mémoire remarquable aux questions du secrétaire Popple. — 1, Vombre des habitants ? Environ 500 familles de cinq Personnes, soit 2,500 âmes, 2, ( ‘ombien veulent émigrer? Ils se sont obligés de partir, tous, excepté Allain et Gourdeau, qui ont vécu à Boston. — 3, Combien se sont réfugiés au Cap-Breton ? On pense qu'il y a 500 familles, toutes bien favorisées des dons du roi de France, — 4. Quelles seraient les suites du départ en masse ? Plusieurs importantes : laisser le pays désert et la #arnison isolée, faire face aux Indiens nomades, romains comme eux et attachés à leur clergé, doubler la valeur de Louisbourg comme population, commerce de fourrures, service de rameurs, pêcheurs, chasseurs. - 5. Quelles sont les fortifications françaises ? Celles de Louisbourg et de Sainte-Anne, très activement poussées depuis deux ans. — 6. 4 quel temps fixer l'exode ? Il en est déjà qui ont émigré, et le reste après l'été prochain de 1715. C'est la perte de 5,000 bêtes à cornes, quantité énorme de moutons, de porcs. Comment et à quel prix les remplacer ou les transporter de la Nouv.- Angl. Les Français de l'île Royale ne Pourront avoir de France rien de semblable, en cetle proportion : il en est ainsi des grains et des
que les réuisque la liles sauvages té ; qu'il a M. de Vauvant la réé aux Acaport (1718-
contre eux s Français jeu franc à biaisent ambassades indi- Yant dans es gouvervres pour xemption transport e par des ignent le iu-dessus mentalité
le renom u projet répond à ecrétaire de cinq se sont vécu à se qu'il ince, — portan- Indiens r la vaservice cations rement en est l'est porcs.
Nouv.e rien et des
%e Période
| ainsi que sur la préférence accordée aux offle | {
| lo Ostracisme de Philipps : en 17
| autres produits, le tout représentant un énorme capital. —7, Peut.
on les laisser vendre leurs terrex? Elles sont données d'avance à leurs
Conquérants : l'enrôlement des troupes s'est opéré sur ces promesses, iers pour le commerce en Ce pays !... — L'on devine l'alternative déprimante et décourageante,
qui torturait sans répit la belle âme innocente des Acadiens : (V. Fase. des Notes de M. iaudet, {rch. féd., Ottawa).
20, Philipps apporte des conditions draconiennes : Proclamation, intimant l'ordre de prêter ser-
ment sans réserre, ou d'évacuer le Pays dans un délai de quatre mois sans emporter aucuns biens, ni en disposer à gré, — Nouvel appel des Acadiens aux autorités de Louisbourg (16 mai), impuissantes, faute de pouvoir les atteindre par des transports. — Ceux d'Annapolis se hâtent de percer une route vers le bassin des Mines : Philipps leur défend de la continuer : gens paisibles, les habitants se désistent de leur projet : __ c'est toujours la duplicité, l'hypocrisie, le mensonge, que révèle la correspondance des Kouverneurs et des lords du Commerce. (V.H. d'Arles, t. LE P. 196). — De dépit et de colère, Philipps humilié se résigne à quitter son kouvernement (1722), honteux de ses échecs,
20 Silence de Doucett :- ;] redevient lieut.-gowerneur (1722-25), avec ordre de se montrer prudent, réservé, silencieux sur la question du serment, si irritante : il sut lem poriser et laisser sommeiller les Acadiens qu'il fallait leurrer à tout prix et empêcher de passer aux Français. — Les documents de l'époque sont restés introuvables,
30 Agissements d’Armstrong : durant trois années (1726-29), ce nouveau lieut.-gouverneur, * homme d'un caractère fantasque, tourà-tour bénévole et tyran ‘, dénoncé par Caulfield aux Lords du Commerce (nov. 1715) pour “ses fréquentes indignités à l'égard de plusieurs habitants d'Annapolis ”, s'étudia à l'art de se brouiller avec officiers, soldats, conseillers, membres du clergé, habitants. — Ceuxci commencent à émigrer (août 1726. )- Le 25 septembre, assemblée acadienne à Annapolis, où il Propose la prestation du serment d'allégeance : la formule française avec clause en marge de ** ne point porter les armes * est signée : —— mais non la formule anglaise qui est également signée et qui seule demeure efficace. Le 26 octobre, enchanté de cette duplicité de faussaire, Amstrong s'empresse de déléguer à l'intérieur du pays le capitaine Joseph Bennett et l'enseigne James Philipps pour négocier le même serment : — ils se heurtent à un échec complet, L'enseigne Robert W'r0th fut plus heureux (1727) à Beau-bassin, à Pisiguid et aux Mines, concèdant aux signataires tout ce qu'ils demandaient, toujours sur la copie en français : — mais Armstrong s'emporte contre l'exécution de son mandat, tout en retenant l'obligation du serment. (V. H. d'Arles, Acadie, t, 1, ch. VD).
4e Période
lo Retour de Philipps : - - on le force à se rendre dans son gouvert ment pour régler la question d’allégeance acadienne. — Débarqué à À napolis le 20 nov. 1729, il lance, en janvier, une proclamation, q invite tout le peuple à prêter le serment. — Philipps obtint la pr tation dans tous les centres, moyennant la condition verbale de la ne tralité passive des habitants. — Le 25 avril 1730, un acte nota: authentique cette nromesse verbale. — Dès lors, les Acadiens passe dans les documents officiels sous l’appellation de Neutres Français French Neutrals. (V. It. p. 249).
20 Vingt ans de prospérité : — en 1732, départ de Philipps, lieu nance d’Armstrong, durant sept années. —- Les Acadiens devenaïie sujets anglais, abandonnant désormais tout projet d’émigrer. — L cultures, les relations commerciales allaient prendre un nouvel esso la paix, le contentement succèdaient aux incertitudes, à la défiance. Mais ils ne purent échapper aux saillies de caractère du lieutena tracassier ; leur clergé surtout subit ses persécutions haïneuses, jt qu'à l’époque de son suicide (1739).
3o Administration de Mascarène : — il vient de Boston à Annapol au printemps de 1740. — Portrait #rop flatté de ce Huguenot par E Richard : -- Français d’origine et de langue, il se coneilie le cler romain, il expose aux Lords du Commerce la nécessité d’octroyer a Acadiens de ‘* nouvelles terres ”, car ‘ils ont divisé et subdivisé leurs entre leurs enfants ”’. — Ces bonnes intentions restent sans ponse : les Lords et leurs créatures convoitaient l’Acadie et s’y te laient des domaines de 100,000 acres ! — S’étant concilié les Acadie: il empêche leur soulèvement en faveur des partisans français, à qua reprises (1744-48). — L'ingérence et les menées de Shirley provoque les inquiétudes : l'orage s'accumule et gronde déjà à l’horizon.
4o Nouveau serment : — le 27 juin 1749, fondation de Halifax } Cornwallis. — Celui-ci (juillet-sept.) lance un ordre, après divers po: parlers avec les députés acadiens, qui leur impose ‘ un serment s: réserve, absolu, ou le départ dans les trois mois ”, sans la permissi de vendre, ni d’emporter leur mobilier. — Toute la population lui « pose un refus unanime. — Embarras et temporisation du gouvernet — indignation et rancœur du ministère à Londres. — Les Franç fondent Beauséjour et s’attirent les Acadiens ; — pacification et volte des sauvages. — Le missionnaire breton, Le Loutre. (V.H. d’Arl Acadie, t. IL.).
50 Peregrine Thomas Hopson : — Cornwallis retiré à Londres (175 Hopson, ancien commandant à Louisbourg, lui succède. — Il rec: naît qu'il est inopportun d'exiger des Acadiens aucun serment ; défend de les molester, prête l'oreille à leurs requêtes, s'étudie à traiter en sujets britanniques, protégés par les droits communs. Par malheur irréparable, le gouverneur cède, après dix-huit mc l’aurorité aux mains d'un lieut.-gouverneur, qui s'appelait Char Lawrence, major de l'armée et premier conseiller à Halifax.
gouvertnequé à Anation, qui it la presde la neute notarié ns passent
'rançais —
ps, lieutedevenaient rer. — Les vel essor :
léfiance.— lieutenant euses, jus-
Annapolis, t par Ed.
e le clergé troyer aux bdivisé les it sans réet s’y tail- Acadiens, 8, à quatre rovoquent on.
[alifax par ivers pourment sans permission ion lui opuverneur ; s Français tion et ré- H. d'Arles,
res (1752), - Il reconment ; il tudie à les mmuns. — huit mois, it Charles
| 1o Tentative première infructueuse (1711) : — 80 soldats de Vetch sortent à 12 milles — 3 milles étaient la limite concédée par M. de Subercase (art. 5) - au nord d'Annapolis ; -— Saint-Castin avec se; Abénaquis en tua 30, fait les autres prisonniers. — Abraham Gaudet
npare d'un commissaire anglais de la garnison. — En janvier, Vetch arrête le Récollet Justinien Durand et cinq principaux Acadiens d'Annapolis, Pierre Leblanc, Jean Commeau, Guillaume Bourgeois, son père Germain, François Brossard : — il les envoie aux prisons de Boston. —- L'abbé Gaulin, de Pentagouet, fait armer 200 hommes et les joint au corps de Saint-Castin : — investissement d'Annapolis, où l'on attend l’arrivée de canons et de munitions demandés à Plaisance (T:-N.) ; — rien ne vint, et Boston renforce la garnison de Vetch : et l'assaut du fort est abandonné. (VW. H. d'Arles, t. I, p. 105). — Autre tentative indigène en 1724.
2o Deuxième tentative (1744) : — l'Angleterre et la France sont en guerre (15 mars). -- Sur l'initiative du gouverneur de Louisbourg, M. Du Quesnel, expédition de François Du Vivier, qui s'empare de Canseau (mai), provoque les Acadiens à le seconder en hommes, vivres, munitions, ete. (27 août, à la Grand'Prée), marche sur Annapolis, le mois suivant, somme Mascarène de lui livrer le fort, quand arrive deux
bâtiments de Boston. — Le 3 octobre, arrivée de M. de Gannes,
chargé de ramener le détachement devant Annapolis, son séjour aux Mines et à Beaubassin (10-26 oct.), jour où deux navires de guerre français se présentent à l'entrée du bassin d'Annapolis, capturent les deux vaisseaux britanniques, font voile, après 3 jours, avertis du départ des assiégeants. — Le coup était manqué, faute de l'avoir porté en juin, époque où 300 Micmacs se rendirent devant le fort. —- Les Aca-
diens refusent, par leur requête du 10 oct. aux Mines de s'armer à côté des Français. (V, It. p. 316 et ss.).
| 80 Troisième tentative (1745) : — Paul Marin, sieur de
la Malgue,
taquer Port-Royal : — i]
sur le fort, où il livre des escar-
puis il reçoit l’ordre immédiat d'aller
u'après la reddition de la place aux
ussi les Acadiens, qui se maintien-
nent paisibles dans leur neutralité (V. Régis Roy, Mém., S. R. E, 1904, p. 39 ; It., ibid, p. 325).
40 Quatrième tentative (1746) : -- c'est la malheureuse expédition de l'escadre du duc d'Anville, dispersée par la tempête, 20 juin-13 sept. 1746. (V. Tableaux Syn., p. 150). — Le gouvernement du Canada avait préparé un Corps expéditionnaire, dont l'action devaitse concerter avec celle des marins de la flotte — le corps comprend 250 Canadiens, placés sous les ordres de Nic.-Roch de Ramezay, qui capitula à Quéhee {1759}. partis en janvier 1747, vint attaquer à la Grand'Prée une troupe américaine de plus de 500 hommes logés dans
les maisons acadiennes, placés sous les ordres du colonel Arth Noble. — La lutte dure 12 heures : le colonel périt à côté de s frère, un grand nombre de leurs combattants succombe, le reste | fait prisonnier : cet échec douloureux allait stimuler la haine des A | glais sur tous les points extrêmes des frontières, même après la p: | d’Aix-la-Chapelle (1748.) — Les valeureux officiers de M. de Ramez se nommaient : Louis Coulon de Villiers, M. de Beaujeu, M. de Corne, M. de Lusignan. — Les Acadiens ont gardé toujours la ne tralité, ne se doutant guère qu'ils obligeaient des ingrats, même Le ami Mascarène le premier. (V. It. p. 327).
lo Agressions sur mer :— elles se prononcent, au lendemain de | paix conelue ; — en 1749, dans un port de l’Ile-Royale, 3 chaloupes | leurs équipages sont saisis, les morues confisquées, deux autres q
vont et viennent à l’île St-Jean et à l’Ile-Royale voient faire main bas | sur leurs cargaisons. — Le 15 oct. 1750, prise du Saint-François, po | tant vivres, habillements, armes au fort de St-Jean (N.-B.) ; — sur
| banes de T.-N., violation effrontée du droit des gens (1750-55) : Ca]
ture du Lys et de l’Alcide, — Sans aueune déclaration de guerre, avar
III° | 1756 — contrairement aux assertions de la plupart des historiens ar
glais. (V. Ganong, Mém., S. R. C., 1904, p. 35), les Anglais et le
Hostilités Américains s'en parent de plus de 300 vaisseaux marchands, comm ] de barques de contrebande. (V. Tableaux Syn., p. 151-52).
anglaises | 20 Agression sur terre : elles se produisent encore plus fréquente
que sur mer : — arrestation et inique emprisonnement à Halifax de
durant la paix | missionnaires, l’abhé Girard de ( ‘obequidet de la Goudalie de la Grand.
| Prée, hostilités sans provocation d'aueune sorte — la construction di
(1749-55) | fort de Beauséjour (1751) n'en était pas-une, la riv. Missagouesh étan:
considérée, depuis 1713, comme frontière de fait sinon de droit ; pour l: même raison, on avait bâti (1750) sur la rive gauche le fort Lawrence 3 —prétendus empiètements des Français sur la frontière de la N.-E. ; — le 15 sept. 1750, feu de saives d'un détachement anglais sur un parti de Français en observation sur la rive droite : — en juin 1751, attaque du fortin élevé au Pont-à-Buot par 390 Anglais, la nuit. — Ces agressions se renouvèlent ainsi, toujours plus hardies, jusqu’en 1755, où elles présagent le condit officiel de 1756. (V. Ibid.) L'heure de la grande iniquité était sonnée .
lo Duc de Newcastle (1609 1786) : Thomas Pelham Holles, fils de lord Pelham et de Grace Holles, sœur de John, duc de Newcastle hérite par testament du titre de noblesse et du nom de celui-ci. En 1724, il est promu Secrétaire d'Etat ; — en 1746, il est confitiné dans sa charge ; — en 1754, il est remplacé par sir Thomas Robinser — Celui-ci, le 13 août 1755, écrivit à Lawrence, selon le docteur Brown, qui le premier a voulu sauvegarder l'honneur de la métropole, “de ne pas âgir contre les Acadiens sans ses ordres ”, — Le malheur a voulu
el Arthur ôté de son e reste est ne des Anrès la paix > Ramezay , M. de la rs la neumême leur
nain de la aloupes et utres qui nain basse içois, por- — sur les 5) : capre, avant riens anais et les , comme , réquentes lifax des Grand.ction du sh étant ; pour la wrence ; LE. ; — un parti 751, at- . — Ces n 1755, re de la
les, fils weastle il-ci.
onfitinié binser Brown, “de he | voulu