VIII
Le chevalier
de
Callieres
13è gouverneur
| | cinq à six cents hommes, qui, l'hiver,
ses, qui furent perdues pour le Canada. — et le Fourgon sont confiés à M, de la Cafini Callières à l’entrée du golfe Saint-Laurent (125 presser M. de Denonville de tative échoue, — Rentré à Montréal, le tristé du Carnage récent de Lachine et des de juillet 1690, il entre en accommodement en chef Ouréouharé qu'a ramené M. de Frontenac. —
et Agniers se coalisent contre Montréal : M. de Calli
Madeleine, où périt Saint- M. de Valrennes chasse l'ennemi. — En 1693,
Capture 300, leur brûlent trois bourgad
de l’église des Récollets. — En juillet 1696, général dans sa Campagne contre jes incendie anéantit l’Hôtel-Dieu : M. d
livres pour les sinistrées. — En 1697, il s'applique à la suppression des congés, à la préparation d’une entente avec les Iroquois. — En 1698, à la mort du comte de Frontenac, le sieur de Courtemanche se rend à Versailles Pour appuyer sa candidature, qui prévalut contre celles de M. de Champigny et de M. de Vaudreui!.
—— Au printemps nit les troupes à
ÿ— Opposition de M. de Vaudrewil, de M. de la urantaye. — Le 20 avril, le roi accorde le &gouvernement de la colonie à M. de Callières, “ eu égard à ses services depuis 35 années.
de valeur et d'expérience consommées.
ous la juridiction efusent ; — Je Bouverneur travaille, durant e : c’est son éterne
; ; ières adopte Montréal. — Le 18 juillet, nouvelle ambassade, qui retourne avec le P.
Bruyas, Jésuite, M. de Maricourt et Joncaire. — Le 18 septembre, audience solennelle de tous les dignitaires, accordée aux représentants quis : on signe une alliance
de quatre C tons, des Hurons, des Abéna re à une paix universelle et définitive
Provisoire, car le gouverneur aspi
des tribus. — I] assigne la date d'une assemblée plénière pour le mois d'août 1701 ÿ— aussitôt missionnaires et interprêtes partent dans toutes les directions. — Le 25 juillet 1701 s'ouvre la mémorable asatholicisme par le P. de Carheil, est le
semblée : Le Rat, converti au c Brand pacificateur de tous les indigènes, et il meurt le lendemain à
avec les Iroquois, grâce Le 17 octobre, Phipps 700 Buerriers. — En 1691, Anglais ères, malade, les Cirque, mais d’où il réunit à Chambly de tue beaucoup d'Agniers et en €s. — En 1694, il est décoré de mai, éclate entre lui et Mgr de Saint-Vallier, ire du prie-Dieu, le jour de l'inauguration il seconde le gouverneur Iroquois. — Durant l'hiver, un e Callières fait souscrire 8,000
PR
l’Hôtel-Dieu. — Les 38 ambassadeurs signent le traité de paix, qui est clôturé par un festin monstrueux, des salves d'artillerie, des feux d'artifices : — plus de guerres entre les tribus, entente avec les Français, arbitrage des différends par Ononthio . ..— Le 29 octobre 1702, les Iroquois reçoivent sur demande des missionnaires jésuites pour les évangéliser...
4o Mort (26 mai 1708) : — ‘ Il mourut de ses gouttes”, (Catalogne), à Québec, regretté de toute la colonie. — I] pensait achever les fortifications de la capitale. — Le petite vérole enleva un quart de la population, toucha aux Trois-Rivières, sévit à Montréal. — Il fut inhumé dans l’église des Récollets. — Le 6 sept. 1796, le feu consuma cet édifice, avec les ossements des gouverneurs : de Fronteanc, de Callières, de Vaudreuil, de la Jonquière.
1o Famille : — originaire de la Bourgogne, remontant à Guilaume Bochart, seigneur de Norois ou Noroy — aujourd’hui Noroy-le-Bourg, commune de 780 âmes (Haute-Saône). — Jean II épouse, sous François Ier, Jeanne Simon, laquelle lui apporta la terre et le nom de Cham- Pigny — Champigny-sur-Marne, petite ville de 8.555 hab. (Seine). — Jean VI épouse Marguerite Le Charon ; — il devint ainsi beau-frère de César, duc de Choiseul. — Jean est le huitième du nom ; — le 24 avril 1686, il succède à M. de Meulles. — Il vint à Québec avec sa famille (juillet) ; — son épouse, Marie-M adeleine de C'haspoux était cousine de Mgr de Laval, et mère de quatre enfants.
20 Administration : — en 1687, il exécute au fort Frontenac la concentration des troupes.— Dès l’arrivée des chefs iroquois, il leur tend un piège, les fait arrêter et expédier à Québec et en France ; — c’est un odieux acte de félonie : on sait le reste. — Il concourt, après la campagne, à la fondation du poste de N iagara. — En 1688 et en 1689, il ravitaille les postes de l’ouest et répare les suites désastreuses du mas-
IX° sacre de Lachine. — Sous le gouvernement du comte de Frontenac,
il organise les expéditions en N ouvelle-Angleterre, la défense de Qué-
Bochart bec, de l’Acadie, des forts de la baie d'Hudson (1690), la réoccupade vières, le long des côtes. — En 1692, il pare aux menaces de la famine. —
Il tient la main à l’exécut'on des ordonnances royales, se heurtant sans
Champigny : cesse aux idées du gouverneur. — En janvier 1693, il prépare les corps
expéditionnaires contre la Nouvelie-Angleterre ; — il approvisionne Sorel, Chambly, l’île d'Orléans — En 1696, mêmes préparatifs pour l'invasion des Cantons iroquois. — En 1697, nouvelle tentative d’envahissement contre les Anglais : il lutte avec les missionnaire contre les ravages de la traite aux pays d’en-haut. — En 1698, au décès de M. de Frontenac, ses regrets sont sincères : — “ I] n°’y a, dit-il, jamais eu que différents sentiments entre nous pour le service du roi.” —En 1699, il se plaint des procédés arrogants de M. de Callières à son égard. i —— En 1700-01, il travaille à la fondation du fort Pontchartrain (Dé-
Gè intendant
| tion de Cataracoui, les travaux d'urgence à Montréal, aux Trois-Ri- (1686-1702) |
troit), à la pacification définitive des Iroquois, ar léveloppement des écoles et des institutions religieuses, à la bonne «* ainistration de la
années, il s’est montré au Canada l’ami du clergé :“ I] s’acquitte très dignement de son emploi,” (Mgr de Saint-Vallier), — Malgré l’arrestation injuste et impolitique de la députation iroquoise ( 1687), l’intendant accomplit une œuvre de zèle, de probité, de dévouement, —