‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 42 sur 50 · CHAPITRE III Le DÉVELOPPEMENT ÉNONOMIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III Le DÉVELOPPEMENT ÉNONOMIQUE

lo Première distribution par M. de Frontenac (1674) : — Je roi veut que “ l’on peuple de proche en proche ”, sans s’éparpiller à distance. — Du 22 mars au 2 septembre 1674, le Bouverneur fait des concessions aux familles : Guyon, de Saint-Ours, de Chavigny, Jobin, d'Héry, Le Rouge, Roberge, de La Durantaye, Dubos, de Verchères, Godefroy, Denis, Jalot, Lemoyne, Sorel, Salnay.….

20 Deuxième distribution (1676-79) : — Qu 12 octobre 1676 au 6 septembre 1679, de Concert avec Duchesneau, il accorde des terres aux Concessionnaires suivants : Pierre Joybert, seigneur de Soulanges et de Marson, Raudin, de la Vallière, de Repentigny, Berthier, de Bé- Cancourt, Damours Deschauffours, Crevier, Langlois, Guillemette Hébert, François Bellanger, Bizart, Becquet, Delalande, Louis Jolliet, Charles Marquis, de Boyvinet, André Chaune, Jean Levrard, le Sé-

s" minaire de Saint-Sulpice. — La roncession du capitaine Berthier est celle de la côte nord, dans le Jac Saint-Pierre.

Nouvelles 30 Troisième distribution par de La Barre et de Meulles (1682-84)

— du 5 janvier 1682, au 16 septembre 1684, ils accordent les concessions

Concessions à: Denis Derôme, Anne Aubert, Guillaume Bonhomme, Dupré, Mar-

tel, Le Chasseur, Jean Charles Amiot, d'Auteuil, René Pasquier, les

(1674-1684) Jésuites, Jacques Lefebvre, Dugué, de Pommainville, de Lamothe de

Lucière, les Ursulines de Québec, Laurent Philippe. — A côté de ces fiefs, il y a des cens et des rentes : terrains pour bâtir dans les villes 4o Exploitation : — Parmi les seigneurs, seuls les riches font défricher et colonisent : François Berthelot, comte de Jouy, commissaire général de l'artillerie, peuple l’île d'Orléans — érigée en comté du Saint-Laurent, — sans qu’il vint jamais au Canada 5 — M. de la Bouteillerie, la Rivière-Ouelle 3 — les Sulpiciens, les Jésuites, les Ursulines. — Les autres, faute de ressources, à cause aussi de la deuxième guerre iro-

quoise (1682-1700), deviennent fonctionnaires, ou vendent, ou louent leurs seigneuries. — Les concessionnaires de fiefs réussissent, grâce à leur courage, à une incroyable persévérance, à leurs nombreux enfants, — en dépit de l'interruption des libéralités royales, au moment le plus nécessaire...

( lo Population :— en 1665, la Nouvelle-France a 3,215 âmes ; — en 1685, 12,263, plus 1,538 sauvages établis en villages ; — en 1700, environ 16,000 au Canada, 870 en Acadie, 200 à Terre-Neuve.

20 Déperdition:— les engagés, les volontaires, les fils de gentilhommes, les soldats, les officiers se font coureurs de bois, — ou voyageurs des pays d’en haut ; — le castor, décimé au Sa nt-Maurice, il faut le chercher “ à sa source ”, du lac Supérieur aux Illinois et aux Puants. — La jeunesse aime les aventures : en 1668, des Français suivent les sauvages ; — en 1669, soldats, volontaires, habitants, vont à leur rencontre, à 40 et 50 lieues, pour l’achat à bas prix de leurs fourrures ; — en 1672, les coureurs montent à cinq ou six cents lieues des habitations ; —— en 1676, 300 gueux ou mendiants sont contraints, par ordonnance

Il° du Conseil souverain, de retourner sur leurs concessions ; — en 1680,

Duchesneau écrit : “ Il y a 800 coureurs de bois.” — Ces exodes sont

Coureurs nuisibles aux mœurs, à la religion, à la conversion des Indiens, à l’agriculture, à l’industrie, à la vie domestique, à lu nation.

de 30 Répression : — pour limiter ce vagabondage effréné, Talon rend le

mariage obligatoire aux volontaires, libérés du service (1670). — En

bois 1672, les coureurs risquent le fouet, en cas de récidive les galères.—En

1673, défense de vaquer, plus de 24 heures, dans les bois sans permis-

(1668-1688) sion, sous peine de mort, — le roi, en 1676, réduit la peine : à la con-

fixation des pelleteries, à une amende de 2,000 livres. — Frontenac n'épargne ni commanditaires, ni recéleurs, ni acheteurs de ces fourrures (!) — En 1678, le roi étend ses défenses à l’Acadie ; — mais il concède que l’on délivre des permis de chasse, du 16 janvier au 15 avril (1679).

40 Complicité universelle : — de 1676 à 1685, une douzaine seulement est condamnée à l’amende, — Gouverneur, intendant, seigneurs, commerçants, tout le monde traite, en vertu des congés accordés. — Et le ministre n’ose sévir, de peur de favoriser les désertions chez les An-

; glais et le trafic illicite des coureurs de bois, — ‘ Le congé est un permis de l’intendant, délivré pour la chasse aux gentilshommes pauvres, aux officiers réformés, à leurs veuves ; — l’on pouvait équiper deux canots montés par 6 hommes, et contenant chacun 400 livres.”

1o Défrichements : — les terres habitées sont situées le long du Saint- Laurent, d'ordinsire à un quart de lieue dans la profondeur des bois (1688). — En 1668, 'le nombre des arpents en culture est de 15,642 ; — celui des bêtes à cornes, de 3,400 environ. — En 1688, le chiffre des arpents monte à 28,603 ; en 1698, à 32,524 ; — celui des animaux do-

or

mestiques à 12,059, (1688), ). — Et la deuxième guerre iroquoise bat son 1698). — Le chanvre réussit bien. 20 Exp — les récoltes Progressent sans répit : —

III° Agriculture

milliers de farine aux maga-

lo Importation: — le Canada doit demander à la métropole : étoffes, hardes, vins, liqueurs, les objets de traite 5 — aux Antilles : rhum, tafia, sucre...

20 Les fourrures : — elles constituent le trafic voite en Nouvelle-Angleterre. — Elles serven gènes pour le troc, aux seigneurs, aux missionnaires qu’on accuse indig de se livrer au

IV° 30 La pêcherie : — la morue du fleuve et du golfe se vend bien, verte

ou sèche, en France, — L'huile de Marsouin (cochon de mer) et du loup

Commerce marin a un débit facile. — Ainsi en est-il des anguilles salées, du saumon salé, de diverses sortes de poissons...

4o Les bois de Construction:—Talon a inauguré les chantiers de navires, favorisé l'exploitation des forêts pour les Constructions navales de Rochefort, — Par malheur, ces entreprises coûteuses dépassent la mise de fonds des seigneurs canadiens ; et le mer est fermée tout l'hiver, tandis que trop peu de transports franchissent l'océan, chaque année. — 1] 7 i constructeurs de

en 1712, M. Prat, Capitaine du

port de Québec. 1 enne ne prend son essor qu'avec le XVIIIe siècle,

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