CHAPITRE IV L'ExPANSION COLONIALE
ormandie), il vint à e des Marchands. —
| i * — En 1620, | 1629, il se retire
| 20 Le découvreur du lac Michigan (1634-35) : — en 1633, il est commis des Cent Associés. — En 1636, il est délégué vers les riverains sauvages des lacs de l’ouest, pour gàgner leur alliance et s’assurer leurs 1° échanges. — Arrivé en Huronie, il se rend, avec sept Indiens, à la baie des Puants, où il convoque et réunit plus de 5,000 sauvages : Renards, Jean Nicolet Sioux, Mascoutins. . . Il conclut avec eux un traité d’alliance. Il s’arrêta à 3 jours de marche du Wisconsin.
(1598-1642) 30 Le catéchiste aux Trois-Rivières (1637-42) : — il épouse, le 7 oct. 1637, à Québec Marguerite Couillard. — Les Relations ne tarissent pas d’éloges sur les belles qualités et les belles actions du commis-interprète : les sauvages lui sont attachés et il les mène à sa guise. — Le 27 oct. 1642, il périt en face de Sillery, en remontant le fleuve : une violente tempête renversa la chaloupe : seul, M. de Savigny ou Chavigny se sauva à la nage, dans l'obscurité. — Dans le contrat de mariage, il est appelé Jean Nicolet de Bellebrune ou Belle-brune.
1o Jeunesse (1643-67) : — René-Robert Cavelier, né à Rouen (21 nov. 1643), fils d’un commerçant en gros, neveu de l’un des Cent Associés, étudie chez les Jésuites, — entre dans leur Compagnie (3 oct. 1658). — Grand et vigoureux, impressionnable, dominateur, violent, il se corrige et est admis aux vœux temporaires (10 oct. 1660). — Il enseigne à La Flèche, Tours, Blois, fait sa phisolophie (1662-66). — Le 28 mars 1667, il est dégagé de ses vœux sur sa demande. à
20 Au Canada (1667-68) : — il rejoint — été de 1667 — son frère Jean, Sulpicien, à Ville-Marie. — Le Supérieur, seigneur de l’île, lui concède II° de vastes terrains, en face du Saut-Saint-Louis ; — La Salle, aidé d’un
Cavalier groupe d'artisans inaugure l'établissement agricole et commercial : il
rêve (1668) a découverte du passage de l’ouest vers la Chine : d’où la
dénomination restée au village (Lachine). — Il a interrogé les sauvages qui descendent l’Ottawa à la foire annuelle de Montréal. — Il se
Sa jeunesse crée des ressources en vendant des centaines d’arpents de sa conces-
(1643-1672) sion...
Fondation 30 Première excursion (1669) : — le 6 juillet 1669 partent de Lachine
deux convois : celui des Sulpiciens, Dollier de de Casson et Bréhand de
Gallinée, comprenant 3 canots et 7 hommes ; celui de Robert Cavelier,
de 4 canots et 14 engagés. — La flottille atteint l’extrémité occiden-
tale du lac Ontario, où La Salle tombe malade des fièvres, tandis que ses compagnons de route vont prendre possession des rivages du lac
Erié. — On ignore si, remis de son malaise, La Salle se rendit à la rivière
Wabash ou s’il retourna sur ses pas. — Nicolas Perrot le trouve —
l'été de 1670 — ‘ chassant sur l'Outaoua, avec six Français et douze
Iroquois ”. — Ce voyage eut un caractère privé. — En nov. 1670, T'a-
lon écrit que “ M. de Courcelle et lui, ont envoyé le sieur de La Salle
vers les grands lacs.” — Sur les résultats de cette expédition officielle,
on est réduit à des conjectures : on perd de vue Robert Cavelier (1671-
{lo Amitié du comte de Frontenac :
— un fort
» non aux Jésuites mission-
de La Salle : telle est la
part du gouverneur (1682).
20 Mission chez les Iroquois (1673) : — Le comte “ envoie l’ordre à La Salle d'aller à Onnontagué.”— En mai 1673, il rencontre le P. Garnier chez les Tsonnontouans. — Le 9 juillet, il écrit à M. de Frontenac que “ les sauvages le recevront à Kenté (0
u Quinté), au nombre 2° de 200.” — Le 8ouverneur prie les Sulpiciens, abbés de Fénelon et d’Urfé, de les amener à la rivière Cataracoui. — Là, devant eux, dé-
Fondation ploiement de toutes ses forc
es, discours et festins, et le poste est consenti par eux. — M. de La Salle en reçoit le com
our de Pâques, il as- | e Fénelon, qui semble critiquer les décisions !
Cataracoui siste au sermon de l’abbé d
violentes de M. de Frontenac : La Salle l’en avertit et envemine l’inou cident. — Puis, en novembre, il s’embarque pour la France. 30 Succès à la Cour (1675) : — il Propose à Colbert, s’il jui donne la Fort Frontenac seigneurie, d'entretenir le fort et sa garnison, de faire défricher les terres, d'attirer les indigènes aux environs. — Le 15 janvier 1675, ses lettres (1673-77) patentes sont expédiées, ainsi que son titre de noblesse... —]] re-
En 1676, il fait construire à Cataracoui, devenu fort Frontenac, e
inq bastions en pierres, distribue des lots de terre, même aux deux
Récollets desservants, — établit un village d’Iroquois, sous le Canon. — Dans l’au-
| tourne, l'été, après avoir ramassé des fonds considérables. — | tomne de 1677, nouvelle traversée en France, —
+ — 11 dépose un mémoire ient l’autorisation ‘“ d'élever à ses frais un nouveau poste à Niagara, et un second à la sortie du lac des Illinois
(Michigan). — Le 13 mai 1678, il voit sa demande confirmée par les | lettres patentes ;— et il s'empresse de réunir des ressources impor- !
| tantes. — I] s’embarque (14 juillet) avec Henri de Tonty, Italien, ami } LA
du prince de Conti et une trentaine d'artisans.
lo Sur le Niagara (1678) : — Je 15 septembre, débarquement à Québec : — Séjour d’un mois à Cataracoui ; — choix du site du | une quinzaine de lieues, en amont des chutes du Nia | tion des bâtiments (11 décembre 1678. ) — | équipe d'artisans commence la constructi | naviguer sur les grands lacs. — En cinq mois, Le Griffon — ainsi nom-
de M. de Forntenac —
fort de Conti, à
30 Au lac des Illinois (1679) . — la barque sort du lac Erié, franchit Le Détroit, le lac Saint-Clair, remonte le lac Huron, atteint Michillimaoù quelques hommes s'évadent. — Pendant que
Fondation de
Canti,
Crèvecoeur
et
Saint-Louis
30 Sur le Mississipi (1682) :
4 Retour en France (1683) :
lo Personnel de l'expédition
Tonty les racole, Le Griffon est chargé de fourrures qu’il va porter à Niagara, sous les ordres du capitaine Luc : mais il fait naufrage ou est pillé par les Outaouais. — La Salle, impétueux, s’est lancé déjà en canots montés par ses hommes sur lac Dauphim ou des Illinois : — les canots ne le rejoignent qu’en novembre au pays des Miamis. — En janvier 1680, ils fondent sur une rivière le fort Crèvecœur (Peoria), appellation inspirée par sa détresse. — Au mois de mars, La Salle ignore la disparition du Griffon : il laisse Tonty, et avec une indomptable énergie, prenant avec lui trois hommes, il franchit à pied la hauteur des terres des futurs Etats de l'Illinois, de l’Indiana, de l'Ohio, de la Pennsylvanie et du New-York. — Il arrive au fort Frontenac, où commandait son major La Forest : il apprend la perte de sa barque et du vaisseau qui lui apportait de France 22,000 livres, la dispersion de ses artisans, une invasion iroquoise qui a forcé Tonty à fuir à Michillimakinac.
— retourné à Crèvecœur, il en revient en 1681. — Avec l'aide de Frontenac, il refait un peu sa situation, et s'assure des engagés et des sauvages. — Au mois d’août 1681, il est à Michillimakinac, où il retrouve Tonty ; — en novembre, tous deux relèvent des ruines le fort Crèvecœur. — Le 6 février, il entre dans le Mississipi, descend son cours jusqu’à son embouchure. — On y plante un arbre équarri, portant les armes de la France ; — puis une croix, au pied de laquelle on enterre une plaque de plomb, avec l'inscription : Au nom de Louis XIV, roi de France et de Navarre, le 9 août 1682. — C'est le jour de baptême de la Louisiane française . — De retour, en automne, M. de La Salle érige le fort Saint-Louis (Jolliet), au confluent de la rivière Theatiki et de celle des Illinois.
— le 2 avril 1683, lettre de La Salle au gouverneur de La Barre, dont il implore secours et sympathies. — Le 4 juin, nouvel e lettre du fort Saint-Louis des Illinois. — Au lieu de répondre, M. de LaBarre a fait saisir le fort Frontenac, et le chevalier de Baugy est envoyé aux Illinois dans le même dessein. — Les créanciers de La Salle le poursuivent, de France et au Canada, pour se faire rembourser leurs mises de fonds. — M. de La Salle repasse en France (nov. 1683). — On lui rend justice à la Cour : mais jes réponses de La Barre contestent ses affirmations, et rien ne se fait. — L’explorateur rêve alors un autre plan grandiose : atteindre les bouches du Mississipi par la navigation maritime. >
(1684) :-—le roi et le ministre adoptent son projet de colonisation et d'établissement à la Louisiane. — Vaisseaux : le Joly, frégate de 36 canons, capitaine de Beaujeu, la Belle, frégate de 6 canons, Le Saint-François, transport, l'Aimable, flûte de 300 tonneaux. — M. de La Salle, chef de l'escadre, son frère Jean Cavelier Sulpicien, et ses deux neveux, les Récollets Zénobe Membré et Anastase Douai, douze gentilhommes, des chirurgiens. soldats, artisans,
4° Insuccès de son expédition et sa mort ‘tragique
nr —
laboureurs : — en tout 280 personnes. — Départ de La Rochelle, le
14 juillet 1684.
20 Péripéties et désordres : — J, Jo — faute d’eau potable, les maladies
y distance les autres bâtiments :
à bord ; — M. de La Salle aux
portes de la mort ; — escales diverses, désorganisation. — L’escadre
a dépassé les bouches du Mississipi (janvier 1685). — Un Vaisseau fait côte ; un autre est capturé par les Espagnols; un troisième va atterrir
retourne en France... — Angoisses, duit à 36 le nombre des compagnons :
30 Détermination de l'explorateur de La Salle touche aux sommets de à pied la Nouvelle-France ! — Seize dacieux projet (12 janvier 1687). —
à la baie Saint-Bernard (Texas). — Découragé, le capitaine du Joly
climat, fièvres, désespoir ont réon est à la fin de 1686.
(1687) — : Ja force d’âme de M.
l’héroïsme : il se décide à gagner de ses hommes acceptent l’au- Il laisse derrière lui au camp : 8
hommes, 5 femmes, deux Récollets et deux Sulpiciens ;—le P. Douai
et l’abbé Jean, son frère, le suivent.
40 Fin tragique de La Salle : — ce dernier fit le récit des aventures à un nommé Couture, dont on a conservé la narration. — Un groupe des Français Compagnons de l'explorateur s'éloigne, un jour, pour la
chasse.—Impatient de leur longue ab
sence, il va à leur recherche avec
le P. Récollet, — Pour se venger d'injures préalables, Duhaut et Liotot
— D'autres vengèrent sa mort en Massacrant les assassins... — I] se croyait déshonoré par l’insuccès de l’entreprise : les survivants l'ont
accusé d’avoir, dès lors, perdu le cont
des actes de violence et plusieurs meurtres sur ses subordonnés, aban-
| donné ses devoirs religieux. .. — On | tragédie...
lo Le Religieux : — ;] naquit à Laon ( de Nicolas, seigneur de La Tombelle
Aisne), le 10 juin 1637, était fils et marié à Rose de La Salle, de
Reims. — Il entra au noviciat des Jésuiti Nancy (8 oct. 1654), étudia la philosophie à Pont-à-Mousson, aspi. aux missions lointaines. — Le 20 sept. 1666, il débarque à Québec, où il consacre deux ans à
l'étude de la langue algonquine..
20 Le Missionnaire : — le 21 oct. 1668, il se rend dans les pays d'en
haut de l'Ottawa. — En septembre
1669, il prend la direction de la
mission du Saint-Esprit, située à l'extrémité occidentale du lac Supé-
rigur. — C’est là qu’il rencontre Loui
8 Jolliet, envoyé dans ses paruges
à la découverte d’un gisement de cuivre, — Tous deux interrogent les
sauvages, Illinois, Miamis, etc. — 1] travaille à la connaissance de | leurs idiomes, tout en les évangélisant, durant l’époque de la traite des | pelleteries. — En 1671, la guerre éclate entre les Sioux et les Hurons- | Outaouais, qu'il accompagne à Saint-Ignace de Mcihillimackinac. | |
30 Le Découvreur : — le 8 décembre le dessein de réaliser son mandat off
1672. Jolliet l'y rejoint dans le ciel, imposé par
Talon, agréé par
III° Le Père Jacques Marquette (1637-1675)
IVI° Louis Jolliet (1645-1700) 1°
Le Découvreur
du Mississipi