‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 44 sur 50 · NN · texte numérisé non relu

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M. de Frontenac : [a découverte du Mississipi. — Le 17 mai 1673, l’expédition se met en route ; — le 17 juin, elle débouche dans le grand fleuve ; elle le descend jusqu'aux Arkansas et retourne le 17 juillet. — Le P. Marquette appelle le Meschacébé le fleuve Conception ; il se sépare de son compagnon à la baie des Puants (Baie Verte) — “ ainsi nommée des méchantes vapeurs qui s’en élèvent.”

40 L’Apôtre : — en octobre 1674, le P. Marquette va fonder la mission des Kaskakias, sur !a rivière des Illinois, selon la promesse qu’il leur avait faite, en 1673. — Il y arrive, le 8 avril 1675, épuisé d’une hémorhagie intestinale. — 11 donne à son poste de mission le nom de Conception, en l'honneur de Marie. — Il visite les cabanes, confère avec les chefs, évangélise la tribu : ses forces le trahissent. — Ses deux canoteurs — Pierre Porteret et Jacques — le ramènent ‘“ comme un enfant ” mourir à Michillimakinac.—Il expire en route, le 18 mai 1675, au confluent d’un ruisseau qui porte encore son nom : ses deux compagnons l’y enterrent. — Deux ans après, les sauvages rapportent ses ossements à Makinac, où on les a découverts en 1877, — Le 8 août

1878, on y a inauguré solennellement un superbe monument à sa mémoire... .

1o Famille Jolliet : — le 21 sept. 1645, il naquit à Québec, fils de Jean, charron de la Compagnie des Cent Associés. — Il avait pour frère aîné Adrien, l'ancêtre de l'honorable Barthélemi Joliette. — Le 7 octobre 1675, il épousa Claire-Françoise Bissot, qui lui donna sept enfants : Charles, ancêtre de la famille Caron ; Jean Baptiste, dont la fille se maria à Jean Taché ; Claire, qui épouse Joseph de Fleury de la Gorgendière et dont la fille s’allia à Thomas-Jacques Taschereau.

20 Premier voyage : — il fit ses études chez les Jésuites de Québec, se destinait au sacerdoce (1662), reçut les ordres mineurs, soutint (2 juillet 1666) avec honneur une thèse publique devant M. de Tracy et Talon. — En 1667, il dépose la soutane, passe en France, en revient (1668) avec des connaissances techniques.— En 1669, il reçoit avec Jean Péré la mission officielle d’aller reconnaître au lac Supérieur un gisement de cuivre. — Au fond du lac Ontario, rencontre des Sulpiciens, compagnons de M. de La Salle, au site actuel de Hamilton (24 sept. 1669) : — rencontre aussi du P. Marquette, qui l’entretient du projet d’exploration au sud des grands lacs. — Retour en 1670 ; le 2 nov. 1672, il est témoin de l’alliance de M. de Saint-Lusson avec les Indiens, au Saut-Sainte-Marie, — Jolliet s'applique à rédiger partout des croquis topographiques, à sa familiariser avec les idiomes des natifs...

30 Voyage au Mississipi : — en août 1672, Talon le choisit comme chef de l’exp:oration ; — en septembre, le comte de Frontenac approuve le projet . — Le 8 décembre, arrivée à la mission du P. Marquette. — Le 13 mai 1673, départ avec 5 Français, montant deux canots d’écorce. — Rivière Maloumine — auj. Menominee ; — pays des gens de la Folle-Avoine, à la nation du Feu (7 juin) : — à la rivière Visconsin,

Le 17 juin, on entre dans le Mississipi ou Meschacébé (Père des eaux). — Après 60 lieues de trajet, arrêt chez les Illinois réfugiés, amis des Français ; — Je 26 juin, 600 sauvages les accompagnent jusqu'aux Canots. — Continuation du voyage jusqu'aux Arkansas, où l’on décide le retour (17 juillet). — Quittant le fleuve, Jolliet visite les sites de Peoria, de Chicagou... — I] attribue son nom — Saint-Louis — à la rivière des Illinois, qu’il appelle aussi Divine — à un mamelon “Je mont Jolliet ”, — I] remarque la possibilité d’un canal du Michigan à la rivière et au grand fleuve : canal inauguré le 2 janvier 1900. — Il laisse le P. Marquette et se rend de la Baie-Verte à Michillimakinac, | au Saut-Sainte-Marie, où il hiverne. — En mai 1674, il descend au | lac Frontenac (Ontario) ; son canot chavire au Saut de Lachine, et

Le 14 novembre, le 8ouverneur annonce ’a découverte à Colbert, qui ne sut point récompenser le héros...

| lo Mariage (1676) : — Je 7 oct. 1675, il épouse Marie Bissot, dont la

— Il songe alors à exploiter les richesses du Saint-Laurent.

20 Les seigneuries : — Je 26 oct. 1678, à l'assemblée du château Saint- Louis, il solutionne la difficile question de la traite des boissons avec les Indiens : — « hu] transport de liqueurs dans les bois, mais vente modérée dans les habitations.” — Le 10 mars 1679, Louis et Lalande

2° obtiennent la Concession des îles et {lots de Mingan. — Le 13 mai, M.

de Frontenac lui mande d’explorer les régions du Saguenay jusqu’à

Le seigneur la baie d'Hudson : ce qu'il fait jusqu’au fort Charles. — En retour, le

judicieux Duchesneau, intendant, lui fait la concession d’Anticost i

d’Anticosti (mars 1680) : Jolliet est deux fois seigneur. — Le 29 mars, le roi lui accorde le titre d’hydrographe royal.

(1680) 30 Le commerçant : — en 1681, il y a douze personnes dans son fle :

— il n’y séjourne point l’hiver, — L'été, il organise à Mingan la pêche, l'hiver Ja chasse : il trafique avec Montagnais, Papinachois, Européens. — I] dessine-le plan des côtes, îles, anses, des deux rivages du golfe Saint-Laurent. — En 1690, la flotte de Phipps ravage son domaine : madame Lalande, sa femme, le sieur de Graville, des rameurs sont faits prisonniers 5— à bord du Sir Friends, tous assistent au bombardement de Québec et à la défaite. — Madame Lalande inspire à l’amiral, à son départ, l'échange de prisonniers (23 oct. 1690).

{10 Compagnie d'exploration : — en 1689-90, Jolliet a fait au Labra- | dor un Voyage de reconnaissance, — Le 15 sept. 1692, Frontenac et Champigny songent à le dédommager de ses pertes par une mission officielle. — Le 2 nov. 1693, il écrit lui-même au ministre de seconder | son dessein d'exploration. — Un riche Québecquois, François Vianney-

L'Explorateur

du Labrador

vo

Autres

explorateurs

Pachot arme le Saint-François de canons, l’équipe de 14 marins, le munit de marchandises. — Simon de La Place, Récollet, monte à bord, et on lève l’ancre pour le pays des Esquimaux.

20 Le Labrador : — les premiers jours de juin 1694, tles Saint-Javques, en face de Missina ; plantation de la croix. — Du 9 juillet jusqu’au 12 août, il découvre : îles de Balsamon, tlet de la Citadelle, la Pointe-au- Détour, la baie St-Louis, le havre St-François, la baie St-Michel, les îles St-Thomas. — Le 25 juillet, visite d’un village esquimaux, à la Pointe-aux-A virons. — Le 3 août, à la baie des Montagnes. — Le 12 à la baie Sainte-Claire, jour de fête de la sainte. — Arrivé au 56° de latitude, il commande le retour à Québec.

30 Deuxième voyage en France (1696-96) :—en 1695, il est chargé de piloter en France la flûte la Charente. — M. de Frontenac le recommande vivement à M. de Lagny, intendant général du commerce : il lui confère, croit-on, le titre de Pilote royal. — En son absence, sa fille épouse (30 avril 1696) Jean Grignon, de La Rochelle : la fille, issue de cette union, se maria au baron de Castelnau.

40 Dernières années : — le 30 avril 1697, il est nommé par le roi pro-

fesseur d’hydrographie à Québec. — II reçoit la concession d’une sei-

gneurie, près de Québec, la seule qui ait porté son nom. — Son décès arriva entre le 4 mai et le 18 oct. 1700. — Le poète, Louis Fréchette,

a chanté en belles stropes le découvreur du Mississipi. — ‘“* Louis Jolliet

était un très honnête homme, aussi zélé qu’instruit ”, et fort désinté-

ressé. (Harrisse).

10 Médard Chouart, sieur des Groseilliers ; Pierre-Esprit Radisson : — deux beaux-frères, établis aux Trois-Rivières (1646), montent au pays des Hurons (1658), au lac Michigan... ; — vers 1661, au territoire des Cristineaux, sur la baie James... — Au retour, leurs fourrures sont confisquées à Québec : Chouart passe en France, où il n’est pas écouté de Colbert. — Revenu au Canada, il persuade Radisson de trafiquer avec les Bostonnais à la baie d'Hudson. . . — Rendus à Londres, les deux transfuges, interprètes, pilotes, explorateurs, inspirent à un groupe de notables anglais la fondation de la célèbre Compagnie de la baie d'Hudson (2 mai 1670)... — Leur vie est un tissu de péripéties sur mer, à la Cour de France, à celle de Londres, ainsi qu’à Québec et à Boston. — Tous deux meurent au service de la Grande-Bretagne, discrédités et voisins de la misère.

20 Les Sulpiciens : — les abbés, Dollier de Casson — qui a laissé une Hist. de Montréal — et de Gallinée, tous deux originaires de la Basse- Bretagne, se rendent, en 1669, à la baie de Quinté (Kenté, Toronto). — En octobre, arrivés en face du lac Erié, ils y arborent les armes de

| France.

{ 80 Denis de Saint-Simon : — le 25 oct. 1671, Talon envoie en recon-

naissance vers la baie du Nord (Husdon), ce “ gentilhomme canadien ”,

| avec Guillaume Couture, le Jésuite Charles Albanel.— Le parti re-

monte le Saguenay jusqu’au 50° de latitude : en juin 1672, il fait alliance avec les Indiens et prend possession des territoires au nom du roi ; — mais il n’atteint pas les rivages de la baie.

4o Daniel Greysolon Du Lhut : — au. orthographié Duluth — cé.

lèbre explorateur des grands lacs. — Le ler sept. 1678, il quitte Ville- Marie avec 7 Français pour le Pays des Sioux ; il hiverne au Saut-Sainte-Marie, atteint leur territoire le 2 juillet 1679, contracte alliance à Duluth avec les tribus. — En 1680, il est sur le haut Mississipi, puis à la baie des Puants. -. — Le 29 mars 1681, il descend à Québec : il Passe en France, où son zèle patriotique demeure sans encouragement ; — il revient avec M. de La Barre. — Puis il gagne Michillimakinac et fonde divers postes au lac Nipigon, etc... -1686-90... Il meurt en

! 6o Nicolas Perrot (1643-1717) : — il est d’abord simple coureur de bois

(1665-84) .— I] est ensuite, tantôt chez les Pouteoutamis, les Outougamis, les Miamis ; — tantôt chez les Sioux et les Manomines ; — ou bien aux forts Niagara, Cataracoui, Détroit s— Où à Montréal, parmi les Hurons, les Outaouais, les Algonquins ; ou encore sur les bords de l’Ohio, du Missouri, du Mississipi... — Il] se maria à Bécancour et eut 8 enfants : il Y Composa son “ Mémoire sur les mœurs, coutumes, religion des sauvages...” — (Œuvre sincère et solide d’un esprit droit, judicieux, patriote, rééditée en 1864.

lo Naissance et Mariage : — le 3e des douze fils de Charles Le Moyne

de Longueuil, — naquit à Ville-Marie, le 20 juillet 1661.— A 14 ans, il voyage dans le golfe, à Percée, en France. — Le 8 oct. 1693, il épousa à Québec Marie-Térèse Pollet de Lacombe- Pocatière. — À son décès, sa veuve, mère de quatre enfants, se remaria en 1707, au comte de Béthune, lieutenant général des armées.

20 Première Campagne : baie James (1686) : — Je 30 mars, il est sous-

lieutenant du Corps expéditionnaire, — 70 Canadiens et 30 soldats —

Hélène en est le lieutenant, Paul de Maricourt le major. — Ce parti remonte l’Ottawa, les lacs Témiscamingue, Abitibi. .. et atteint la baie James, le 20 juin. — M. d’Iberville — nom d'une commune de Normandie, auj. Yerville (1479 âmes), — se signale à la prise du fort Monsipi (Moose), s'empare avec 13 Canadiens, montés sur 2 canots, d’un bâtiment anglais dans la baie Rupert, et du fort Kitchichouan ou Ste-Anne (Albany), le 25 juillet. — I] revint à Québec par mer, en 1687. — En 1688, en automne, il retourne à la baie James : il Y capture 2

navires anglais. — Le 28 oct. 1689, il rentre à Québec, chargé de pelleveries.

30 Deuxième Campagne : Corlaer (1690) : — l'hiver, janvier 1690,

M. d’Ailleboust de Mantet et J. Le Moyne de Ste-Hélène commandent un parti de 110 volontaires : M. d'Iberville, les sieurs de Repentigny et de Montigny les suivent. — Corlaer, — au). Schenectady (N.-

En nero ren aen cpoee enr an,

Y.), à six lieues d'Orange (Albany) — tombe entre leurs mains. — La perte des Anglais est estimée 400,000 livres... — En septembre, mission d’Iberville à la baie d'Hudson d’où il revient en 1691.

4o Troisième campagne : tentative sur Pemaquid (1691-93) : —

il passe en France, en novembre ; — il revient à Québec, le 18 oct.

1692, trop tard pour aller à la baie du Nord.— Avec Le Poli et l’En-

vieux, il appareille vers Pemaquid (Lincoln, Maine). — Il n’osà atta-

quer ce poste, faute de pilote côtier, au grand mécontentement des

Abénaquis. — Les Anglais avaient, d’ailleurs, connaissance de ses

desseins, dévoilés par deux transfuges de Québec.

6o Quatrième campagne : fort Nelson (1694-96) : — départ, le 10

août de Québec, avec le P. Gabriel Marest, du Poli, commandé par

d’Iberville, de la Salamandre par de Sérigny.— Le 14 sept. 1694, à la rivière Bourbon ou Port Nelson, qui reçoit les eaux de la rivière Sainte-

Térèse. — La glace arrête les deux frégates un mois entier. — Le 28

oct., la Salamandre mouille au-dessus du fort ; — le 3 nov., M. de

Châteauguay, frère des commandants et enseigne, est blessé grièvement

et meurt le lendemain. — Le 14, capitulation du fort anglais. — Le

24 août 1695, retour vers Québec, mais les vents contraires le forcent

à se diriger vers la Rochelle, où il arrive, le 9 octobre.

60 Cinquième campagne : Pemaquid (1696) :——l’Envieur et le Profond, sous les ordres de M. d’Iberville et de Bonaventure, arrivent à la baie des Espagnols (Cap-Breton), le 29 juin 1696. — Le 14 juillet, d’Iberville s'empare du Newport, à la rivière St-Jean (N.-B.). — Le 7 août, les bâtiments mouillent à Pentagouet : ils se font accompagner des 200 sauvages du baron de Saint-Castin et des 25 soldats de M. de Montigny. — Prise de Pemaquid, le 15 : les jours suivants, démolition du fort. — Le 3 sept., il échappe à une flotte anglaise de sept voiles. — Le 12 sept., il mouille en rade de Plaisance, à Terre-Neuve.

To Sixième campagne : Terre-Neuve (1696-97) : — le ler nov., M. d’Iberville, à la tête des Canadiens et des sauvages, commandés par leurs officiers : de Muy, de Montigny, Boucher de la Perrière, d’Amours de Plaine, Dugué de Boisbriand, part par voie de terre ; — M. de Brouillan, sur les navires, par mer. — Le 30 nov., le gouverneur anglais de Saint-Jean livre le fort : le poste est brûlé et abandonné. — Deux mois encore, on ravage l’île. — M. de Sérigny amène les vaisseaux de France pour la baie d'Hudson, le 18 mai 1697.

8o Septième campagne : baie d'Hudson (1697) : — M. d’Iberville monte le Pélican de 50 pièces de canon, qui est suivi du Profond, du Wesp, du Palmier, plus un brigantin. — Le 23 juillet, à l’entrée du détroit d'Hudson : le brigantin est écrasé par les glaces flottantes. Le 29 août, il rencontre, séparé de son escadre, trois navires anglais qu’il attaque seul : il coule bas le Hampshire de 52 canons ; — se dirige

sur l’Hudson Bay qu’il va aborder, quand ke capitaine baisse pavillon et se rend ; — le Daring ne fuit au nord que pour tomber entre les mains des autres commandants français. — Le 6 sept., attaque du

Vie fort Nelson ; — le 1::, reddition de la place par le gouverneur Henry Bailey. — Le 24 sept., on met à la voile ; le 8 nov., arrivée à Belle-Isle- Pierre Le Moyne en-Mer ( Bretagne).

So Huitième Campagne : Biloxi, Louisiane (1698-99) : Le mi-

sieur nistre de la marine, Louis de Phélypeaux, comte de Pontchartrain, juge

que la découverte de l'embouchure du Mississipi, abandonnée depuis

d'Iberville la mort de M. de La Salle (1687), doit être l'affaire du roi, — Le 24

oct. 1698, M. d’Iberville part de Brest (Bretagne) avec Ja Badine qu’il j (1661-1706) monte avec son frère de Bienviile, de la Gauchetière, Desjordy, — et

| sacola de Galvez. — Le 31, en face d la rivère Mobile 3; — le 3 février, : à l’île du Massacre, ainsi nommée de. 60 crânes humains qu'il y découvre. — Le 13, entrevue avec les Indiens Bayagoulas ; tle de la Chandeleur, île aux Chats : et l’on remonte, en 2 biscayennes le cours du grand fleuve, à 28°, 50° latitude nord.— Il remonte jusqu’à Bâton Rouge, mai rougi, surmonté d’amulettes et servant de limite aux chasses des Houmas.

100 Neuvième Campagne : Rosalie (1699-1700) :— le 26 août 1699, il est promu chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, — Le 17 oct., la Renommée et la Gironde, commandées par M. d’Iberville et M. de Sur- | gères, lèvent l’ancre de La Rochelle, — Le 1 fév. 1700, elles entrent en rade de Biloxi, — M. d’Iberville remonte le Mississipi jusqu’aux Natchez, où il projette de fonder une ville, Rosalie, prénom de madame la chancelière de Pontchartrain ; M. de Bienville attacha cette appellation à un fort qu’il força les indigènes d'y construire, — Il s’intéressa ensuite au commerce de laine des bœufs illinois et à la pêche des perles. — En avril, il remit à la voile, laissant à M. Le Sueur, son parent, 2)

11o Dixième Campagne : La Mobile (1701-02) : — Je 24 août 1701, départ de la Renommée et du Palmier sous les ordres de M. de Séri-

| quement, il apprend la mort du commandant de Sauvole, ordonne à | M. de Bienville de transférer le matériel de Biloxi à /a Mobile sur la

il n’appareille que le 27 avril pour la Havane. — Retour à La Rochelle, en juillet 1702.

120 Dernière Campagne : sa mort prématurée (1704-06) . - l’année 1703, se passe en projets, en échanges de vues avec M. de Pontchartrain :— Je er juillet 1702, le roi l’a nommé capitaine de vaisseau. — En janvier 1703, il passe Commandant en chef, et en reçoit la cominission

le 17 juin : c'était sa nomination de gouverneur de la Louisiane. — La maladie le retient à La Rochelle, où est son épouse ; — il est appelé à Versailles, en 1704, et y tombe grièvement indisposé. — Dans sa convalescence, il soumet au roi le projet d'attaquer la Barbade, la plus riche colonie anglaise des Antilles. — Le roi veut bien armer onze vais. seaux dans ce dessein : mais d’Iberville et ses associés devront pourvoir à la solde et à l’alimentation des équipages : contrat, signé à Versailles le 29 août 1705. — Louis-Henri de Chavagnac, cap. de vaisseau, dévance le départ d’Iberville avec une division navale de 5 bâtiments : le 21 févr. 1706, il ravage et pille, durant 8 jours, la colonie anglaise de St-Christophe. — Le 7 mars 1706, le gouverneur de la Louisiane, qui monte le Juste mouil' à la Martinique, rallie la division du comte de Chavagnac : mais la surprise contre la Barbade a été éventée. — D'Iberville cingle vers l’île de Nevis — ainsi appelée encore aujourd’hui : il s’y rend maître de tout, de 25 voiliers, de 6,023 nègres, du gouverneur Richard Abbot. — Revenu à la Martinique avec un immense butin, il s'apprête à porter l’assaut contre les colonies britanniques de la Caroline à Boston. — Faisant escale à la Havane, il y meurt soudainement de la fièvre jaune, le 9 juillet 1706, âgé seulement de 45 ans, moins onze jours ! — Avec lui s’évanouirent projets de conquête, salut de l’Acadie, essor de colonisation louisianaise. — Sa succession en faveur de sa femme et de ses quatre enfants resta en litige, durant 40 ans devant les commissaires du Conseil royal. — “ Le grand marin Canadien était un héros dans toute l'étendue de l'expression.” — son frère, Jean Baptiste de Bienville (1680-1767) cueillit son héritage, comme gouverneur de la Louisiane, de 1716 à 1752 : véritable génie dans l’administration.

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