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(1698-1715) 1732) Lanouiller de Bois-
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+ — Ïl aplanit d’autres voies lo- Terrebonne, etc. —- Aussitôt la zone
{1o Les céréales :— le plus grand progrès porte sur leur culture : —
en 1719, 234,566 boisseaux de blé ; en 1734, 737,892, outre 163,988 | d'avoine, 5,223 de maïs, 3,462 d'orge. — Dans la suite, la production augmente considérablement. — Les essais d'ensemencements d'automne échouent. — ?r malheur, les années de sècheresse (1738, 1742) amènent une miséie affreuse : — l’évêque de Québec avise l’intendant d’em- Magasiner d'avance dans des greniers publics, — ou de retenir les farines destinées à l'exportation, aux signes avant-coureurs de la crise. — D'ailleurs, l'ingénieur Franquet (1750) dénonce les accapareurs, ayant vu à l'œuvre Bigot et sa Société. — Les marchés ouverts sont : les Antilles, l'Ile-Royale la métropole. — De 1722 à 1734, l’intendant fait venir des cribles cylindriques pour épurer les farines, qui atteignent
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80,000 minots, en 1750, bonnes pour l'exportation : — cette fécondité présageait celle du Nord-Ouest actuel.
20 La patate : — venue de France, elle est cultivée “‘ à très peu de soin, produisant beaucoup ”’. — En 1758, Bigot fait distribuer des centaines de ce tubercule aux Acadiens réfugiés.
30 Le chanvre : — introduit par Talon, se cultivait bien, depuis. — En 1716, un “ Mémoire instructif de Sa Majesté ” invite les adminis-
4 trateurs à propager cette plante. — Bégon (1720) paie 60 liv. le quin-
| tal: en 1727, il se vend pour 44,200 liv. de chanvre. — Dans la suite, la récolte tombe à quinze milliers, pour la fabrique des cordages (1732- 43).
| 40 Le lin : —la production en devient de plus en plus importante. — En 1719, le recensement accuse près de 50,000 liv. ; — en 1734, 92,246. — Au déclin de la colonie, elle s'élève à 120,000 quintaux.
5o Le tabac : — longtemps. l’on fait usage au Canada du tabac brésilien, fort goûté aussi des indigènes. — En 1728, les plantations locales se multiplient : — mais le climat cst rude, et les déboires sont nombreux ; on semble perdre courage. — M. Cugnet, directeur du Domaine, a su réussir à Tadoussac ; il expédie à La Rochelle (1744)
: 32,000 livres. — Le succès est assuré.
| 60 Le ginseng : — signalée en Amérique française par le Père Laffitau,
Jésuite, la plante fut cultivée au Canada. — En 1748, la livre monte
de 30 sous à 25 livres. — Franquet prédit la dépréciation : il fallait
| cueillir le ginseng en septembre, le faire sécher lentement, à l'ombre. — | Au Canada, on le ramasse en mai et on le fait passer au four. — En | 1751, on en vendit pour 500,000 liv. ; l’année suivante, personne n’en
( acheta, au plus bas prix !
{10 Animaux domestiques : — la production est en constant progrès : — de 1719 à 1734, le chiffre des bêtes à cornes passe de 18,242 à 33,179 : — celui des moutons, de 13,000 à 19,800 ; — celui des porcs, de 13,823 à 19,800. — Celui des chevaux reste stationnaire 5,056, et on le trouve encore trop élevé. “ Il faut empêcher la jeunesse canadienne de per- \ dre le goût et l'habitude de la marche ”.
| 20 Essai d'exportation : — faut-il égorger le surplus des coursiers ?... Ils sont beaux, forts, résistants à la fatigue. — On tente leur importation aux Antilles, sans y réussir assez. — Et dans la suite, la race se multiplie : 13,483, en 1765.
‘10 Intéressante tentative : — en 1686, le marquis de Denonville signale que les habit:.nts de Beaupré confectionnent des toiles : seule exception. -— Les ctfets manufacturés arrivent de France, — Mais le 26 juillet 1704, la Seine es capturée par les Anglais... — Agathe de Saint-Père, veuve de M. de Repentigny, mère de onx enfants, ouvre un atelier de ‘“ tortes, droguets, serges, croisées et couvertes ”
Elie rachète des Indiens neuf prisonniers anglais, bons ouvriers. —
II
Industrie
Elle remplace le chanvre et le lin, qui font défaut, par les orties, “ les mannes du désert ”, dit-elle ; — a laine des moutons par celle des bœufs illinois. — Les écorces, levées dens les bois, pour faire des couvertes ; — “ le coton des environs de C ataracoui pourrait servir également ”. — L'ingénieuse créatrice reçoit une pension du ministre (1706). 20 Constructions navales : — l'entreprise est coûteuse ; — si la mise de fonds est difficile, la main-d’œvre exercée est rare. — L'intendant Raudot, stimulé par l’exemple des Bostonnais, demande à Versailles constructeurs et charpentiers (1705). — M. Prat, capitaine du port de Québer, fait aussitôt construire un bâtiment de 400 tonneaux. — Exploitation des pinières de la Malbaie par M. de Ramezay pour les chantiers de Rochefort. — En 1727, sa veuve renonce à cette industrie, devant la malveillance des officiers de la marine. — Hocquart traite avec l'abbé Lepage, seigneur de Terrebonne, qui est ruiné en deux ans (1739). — En 1732, prime royale aux constructeurs : — de 1740 à 1750, | l'ingénieur Levasseur crée toute une escadre légère : les flûtes le Canada et le Caribou, les frégates le Castor et la Martre, l'Orignal, la corvette le Carcajou, deux grands navires de 72 canons, le Saint-Laurent et l'Algonquin. — L'épreuve est concluante, bien qu'un peu tardive.
30 Fabrication du bray et du goudron : — Raudot demandait ces produits à la France, — En 1733, le ministre envoie un habile homme, M. de Cherigny, qui s'établit à la baie St-Paul : son coup d'essai produit 10,000 liv. de bray et de résine, — Les fourneaux se multiplient à Kamouraska, Rivière-Ouelle, Sorel, Sainte-Térèse, — Les goudronniers sont partout.
: 40 Pêcheries : — il faut des huiles au Canada, — M. de Courtemanche et M. Hazeur ont des pêches sédentaires et reçoivent des primes. — De 1736 à 1755, les Basques français chassent /a baleine avec ur énorme bénéfice jusqu'à Kamouraska. — En 1720, la Rivière-Ouelle : ;t un centre de pêche au marsouin, au loup marin, à la vache marine. — Il Y a 17 pêcheries sédentaires au Canada, sans compter une trentaine de bateaux pour les bancs de morue : — de là, en 1742, 4,000 barriques d'huile, des cuirs pour les selliers et les cordonniers, pour la confection de couvertes imperméables
5o Mines et forges du Saint-Maurice : — fer réputé excellent en Europe. — En 1729, Poulin de Francheville, négociant montréalais, en reçoit la concession : en 1732, il meurt. — Olivier de Vezins lui succède comme directeur d'une Compagnie (1735). — En 1737, il ya 100 ouvriers aux deux forges et au fourneau, produisant par an 650 milliers de fonte et 350 milliers de fer (1739-40). — La colonie y achète pots, marmites, tous les ustensiles. — En 1745, le roi acquiert l'établissement, qui envoie ses produits à Brest et à Rochefort. (V. Salone, op. cit., p. 371 et ss.).
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