CHAPITRE VI
CSP
L'ExPAansIoN COLONIALE
{ 10 Antoine Laumet (1658-1730) : — né le 5 mars 1658 au bourg Les
| Laumets, en Tarn-et-Garonne (Guyenne) d’une famille de robe : — cadet dans les troupes, lieutenant au régiment de Clairembault, passe au Canada en 1683. — Le 21 juin 1687, il épouse à Québec Marie Térèse Guyon, et imagine, par un tour de Gascon, un nouvel état civil il signe dans l’acte “ Antoine de LAMOTHE, sieur de CapiLLac ”, —*' prenant les armoiries — que l'on conserve encore à Détroit, — des barons LAMOTHE-BARDicues, en modifiant les émaux (V. J.-E. Roy, Rapp. sur les Arch. Ottawa, 1911).
20 Antécédents ‘— campagnes de 1684 et 1687 ; — doté par M. de Denonville, le 23 juillet 1688, d’une concessiou sur la rivière Donaque ( ?) (Union, Maine), comprenant l'île des Monts-Déserts. — Il devient en 1691 le favori du comte de Frantenac, son compatriote ; — enseigne de vaisseau en 1694, commandant (1695) à Michillimakinac, encourage la traite des boissons. — En 1690, il passe en France, où il obtient du ministre l'établissement d’un fort au Détroit.
| 80 Erection du fort Pontchartrain (1701) : — rentré à Québec, il
s’empresse d'engager des colons de la côte de Beaupré, des artisans ;
— le 5 juin, il quitte Montréal, accompagné du capitaine de Tonti
des lieutenants Dugué et Chacornacle, du Père Delhalle, Récollet, et
du Père Vaillant de Gueslis, Jésuite missionnaire, — avec 50 soldats et 50 colons. — Arrivée, le 24 juillet 1701 ; — érection rapide d'un fort à quatre bastions et des dépendances. — “ Défense stricte de faire aucun commerce avec les Indiens ”. — Eu octobre, la Compagnie de la colonie a le monopôle de la traite aux forts Frontenac et Pontchar-
de DÉTROIT
| II