‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 20 sur 48 · PERRET ATEN EEE POUR · texte numérisé non relu

PERRET ATEN EEE POUR

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{10 Troisième gouvernement : —la cour est forcée de reconnaître la valeur administrative de M. de Bienville : en janvier 1733, il est promu au gouvernement de la colonie qu'il a fondée. — I] s'empresse de rédiger un mémoire sur les indigènes : — le premier créole se nomme Claude Jousset, fils d'un Canadien (Lettr. du 6 mai). — En 1734, érection de casernes, concessions faites aux soldats, négociation avec quelques tribus amies, dépréciation du papier-monnaie ... — En 1735, impulsion donnée à la culture du vers à soie ; mais il déplore le manque de métiers pour le tissage.

20 Révolte des tribus : — il en est qui ont épousé la haine des réfugiés indigènes et des déportés à Saint-Domingue. — Assurés de j’aide personnelle et effective des Anglais, les Chicachas se montrent insolents et hostiles. — M. de Bienville les somme de livrer la tête des Natchez hospitalisés : refus formel des chefs. — Le 10 mai 1736, il donne l’ordre au major Diron d’Artaguette de le rejoindre au pays ennemi, où il arrive, le 27, et y voit flotter le drapeau anglais ; — il laisse son artillerie en chemin, sur la rivière Mobile ; — il donne au grand village deux assauts infructueux. — Le major ignore l'attaque et le départ subit du gouverneur, prend deux forts, est blessé au troisième, voit ses alliés Chactas s'enfuir, tandis que le jeune Voisin, héros de

de 16 ans, dirige la retraite des combattants, Français et Iroquois, l’es- | pace de 35 lieues. — Par malheur, M. d’Artaguette, les braves Cana-

M. de Bienville | diens : Drouet, Tisné, d’Esgly, de Coulonge, de Saint-Ange, de Tonti

et 15 soldats, sont capturés, torturés, brûlés, ainsi que le P. Sénat,

7è gouverneur Jésuite. — — L'histoire n’a pu déméler la vérité sur l’action non concertée du major et du gouverneur : l'échec douloureux appelait une re-

(1733-42) vanche.

| 3o Seconde campagne (1740) : — en 1737, M. de Bienville réclame

des secours de France et du Canada : M. de Noailles d’Aimé arriva

avec 700 soldats, M. de Longueuil, son neveu, avec 440 guerriers. —

L'année 1738 se passe en préparatifs. — Le 15 août 1739, il campe au

fort de l’Assomption — aujourd’hui Memphis — et y est rejoint par

M. de Céloron, qui dirige l'avant-garde canadienne : — l’armée se com-

pose de 1200 blancs et d’environ 2,000 Indiens et nègres. — En février

1740, la campagne s’ouvre sous la conduite de Céloron de Blainvil'e. —

Siège du grand village, qui perd 36 hommes. — L’ennemi envoie des

délégués qui implorent la paix à deux genoux : M. de Bienville, ému,

signe le traité, au mois d'avril... — La réconciliation hâtive, payée

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