‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 21 sur 48 · TRS ET PT RENE NE NN NES · texte numérisé non relu

TRS ET PT RENE NE NN NES

si chère, valut au gouverneur le mécontentement de: officiers, des soldats, des civils, — car 500 hommes périrent de,maladies diverses.

40 Retraite du gouverneur (1742-68) : — le blâme tombe d’en haut : et, en 1742, il résigne ses fonctions : “ Mon étoile pâlit ”, s’écriait-il : il avait raison. — Ni entrain, ni décision ; susceptible, soupçonneux, abattu, — il ne voulut point “ se raidir contre sa mauvaise fortune ”. — Il reste quand même, devant la postérité, le Père de la colonie. — Il se retire à Paris ; il y mourut, le 7 mars 1768, sans s'être marié. Un autie Canadien lui succède.

{10 Etat de la colonie : — ‘ la vallée de Mississipi était encore comme un désert ” (Bancroft). — Le gouverneur arriva le 10 mai 1743 ; — aussitôt, plaintes sur le manque d’approvisionnements et de secours de la métropole. — Culture du tabac, riz, indigo ; — suppression (1744) du papier-monnaie ; mais le gouverneur afferme à tort les postes établis chez les Indiens et caresse la chimère des mines. -— En 1745, le budget atteint un demi-million, pour une population de 2,000 âmes.

20 Afministration : — en 1746, arrivée du commissaire ordonnateur Lenormant, qui entrave l’action du gouverneur, l’accuse de promouvoir

| ses intérêts et ceux des Canadiens. — En 1748, une partie des Chac-

8° | tas se déclara en faveur des Anglais, l’autre pour les Français ; —-en | 1750, les Natchez sont presque anéantis et les Chicachas vivent en paix.

M. de Vaudreuil | — Grâce à ses influences à la Cour, le gouverneur a obtenu 1850 hom-

‘ mes de troupes. — Le nouveau commissaire, Michel de la Rouvillière,

&è gouverneur rétablit le papier-monnaie, au détriment des colons et des soldats : | — il refuse à M. de Vaudreuil les présents qui attachent l'amitié des

(1743-53) ! Indiens ; disputes et désaccords en haut lieu, malaise et souffrance en

| bas ; — le commissaire meurt en 1752 ; — l’année suivante, le gouver-

| neur est nommé à Québec (Ÿ. B. Sulte, Hist., t. VII, ch. VD.

| 80 Résultats : — au reste, le gouverneur était estimé, aimé générale-

ment ; — il lui manque la collaboration des hauts fonctionnaires, —

Ses. compatriotes, de la Nouvelle-Orléans aux Illinois, se distinguent

par leur bravoure contre les rebelles indigènes. — Une soixantaine de

filles du roi, du meilleur choix, fondent des foyers. — Les événements | qui vont se dérouler au Canada eurent bientôt leur écho en Louisiane | (W. A. Gosselin, Mgr de Pontbriand).

{10 Antécédents : — Louis Billouart, sieur de Kerlérec (Basse Bretagne), | né à Quimper, le 16 juin 1704, entre dans la marine à 14 ans et ne tarde pas à s’y distinguer. — Capitaine de vaisseau, marin habile, | d'une rare énergie, il est nommé, en février 1752, au gouvernement | de la Louisiane et ne débarque à la Nouvelle-Orléans qu’en février | 20 Physionomie de la colonie :— en 1756, la Louisiane vit arriver | 800 Acadiens environ, évacués du Maryland, de la Coaroline, de la Géorgie. — En 1757, écrit M. Bougainville, “ la Louisiane est encore

ge M. de Kerlérec dernier gouverneur

III° ILE-ROYALE (1713-63) 1° M. de Costebelle ler gouverneur

dans l'enfance : deux villes sans fortifications, la Nouvelle-Orléans, belle, aux rues alignées ; la Mobile, petite comme les Trois-Rivières du Canada ; quatre bourgs : les Illinois, les Alibamons, les Natchitoches, la Pointe-Coupée. — Indigo, muriers, cire, tabac, bois sont les richesses du Pays. — Il y a environ 4,000 blancs, 4,000 nègres, 2,000 soldats, 300 Suisses ”.— Les Anglais incitent les indigènes à la révolte ; maisle gouverneur leur fait respecter [a Paix. — Il couvre de son autorité les missionnaires : les Jésuites ont introduit Le blé | aux Illinois, la canne à sucre au bas du fleuve (W. Marc de Villiers, | Les dernières années de la Louis.) | 30 Cession à l'Espagne : — Je secrète, Louis XV lui cède La rir | 1763, le traité de Paris livre à l’ | l'Ohio. — Le 17 novembre, laissant à M. d’Abbadie, la liquidation des affaires | — le commissaire meurt, le 4 fé- | sion.

| 10 Cap-Breton ou Ile-Royale :—en 1706-08, l’intendant Raudot expose au ministre une suite de motifs ‘ pour faire un établissement important au Cap-Breton ”. — Le 12 mai 1712, M. de Torcy fait conclure à Utrecht que “ l’île appartiendra de droit au roi de France, qui aura la liberté d'y fortifier une ou plusieurs places ”. — Après la | cession de l’Acadie et de Terre-Neuve (1713), l'établissement est reconnu nécessaire et urgent pour sécher les morues et ravitailler le Canada : — on change le nom en l'appellation Ile-Royale. — Le P. de Charlevoix en donne une description minutieuse : — Port Dauphin ou Sainte-Anne au sud-est 5 Port-Toulouse, un golfe, dénommé auparavant Saint-Pierre : Port ou golfe de Gabarus : Port de Louisbourg ou Havre-àl’ Anglais : Port de la Baleine et Baie-des-Espagnols (Sydney) (VW. Hist. de la Nouv.-Fr., t. IT, p. 335). 20 Antécédents : — Philippe Pastour, sieur de C ‘ostebelle, garde marine à Toulon (1683), est lieutenant à Plaisance (1692), capitaine (1694), lieutenant du roi (1695), réformé et passé en France (1696) : — en 1706, gouverneur de Plaisance : en 1708, chevalier de Saint-Louis. — Le ler janvier 1714, gouverneur de l’Ile-Royale : en 1717, il meurt | en France.

{ 80 Administration : — un édit royal établit le pouvoir exécutif (juin | 1717), savoir : trois baillages, ayant chacun un conseiller, un bailli, | un procureur, un greffier, à Louisbourg, Port-Dauphin, Port-Tou- | louse ; — Conseil supérieur, composé du gouverneur général de Qué- | bec et de l’intendant, du gouverneur local et du commissaire-ordon- | nateur — Y. de Soubras (1714), — du premier conseiller, du lieutej nant du roi — M. de Brouillan (1714), — du procureur général et du greffier ; — une cour d'amirauté dans chaque port ;: — plusieurs oficiers canadiens sont dans les troupes : Du Vivier, de Gannes, Denys

2° M. de Brouillan 2è gouverneur

de la Ronde, de Rouvilie, capitaines ; de La Tour, de La Vallière, lieutenants ; d’Ailleboust, Péan, enseignes. — L'’évacuation de Plaisance par quatre navires amène à l'île, outre la garnison, environ 180 personnes, familles de pêcheurs la plupart.—On invite les Acadiens et les Micmacs à s'y re re en plus grand nombre ; — en 1715, un bon groupe s'établit au Port-Toulouse et à l’île Saint-Jean. — Distribution de concessions : tout est à créer, à organiser. — Les soldats se mutinent dans leurs baraques improvisées : la misère, les privations appellent les subsides annuels de Versailles... — En décembre 1716, M. de Costebelle repasse en France. — En 1722, un autre Pastour est

signalé comme enseigne au Canada.

{10 Carrière militaire :— Joseph de Brouillan, sieur de Saint-Ovide, enseigne à Plaisance (1692), garde marine (1693), lieutenant (1694), capitaine (1696), transféré avec son père en Acadie (1705), lieutanent du roi à Plaisance (1706), chevalier (1709), lieutenant royal à l’île (1724), commandant à Port-Toulouse e! gouverneur, le 16 novembre 1727, capitaine de vaisseau, en 1730 (V. Lafilard, Pers. mil., fol. 284). | 20 Administration : — pendant 22 années, il accomplit sa tâche avec zèle et abnégation, surmontaunt mille obstacles. — Étude des plans de fortifications de Louisbourg, par les ingénieurs Berthelot de Beaucourt, Levasseur, Boucher, Verrier;:—le 3 novembre 1728, le gouverneur écrit ‘“ qu’elles sont presque terminées, après 8 ans de travaux * : — en réalité, on poursuit les travaux jusqu'en 1756. — Les autres ports sont munis de fortins, de redoutes. — L'ile Saint-Jean se colonise parallèlement, surtout en 1729 par l’arrivée des engagés et le mariage de soldats réformés. — Le commerce se fait avec Boston, la métropole, les Antilles : poissons secs, huiles, bois de mâture et de construction navale. — En 1719, le comte de Saint-Pierre, premier écuyer de la duchesse d'Orléans, reçoit en concession les pêcheries et l’exploitation des îles Saint-Jean, Miscou, la Madeleine, etc. : — l’île Madame, au procureur de Québec, Ruette d'Auteuil : — tous deux subissent des échecs. — L'entente n'existe pas toujours entre les administrateurs. — Le service religieur est confié aux Récollets ;: — l’enseignement, aux Sœurs de la Congrégation de Montréal ; — les hôpitaux. aux Frères de la Charité (Saint Jean de Dieu) et aux Religieuses du même nom. — Le Port-la-Joie (Charlottetown) attire un goupe de colons pêcheurs. — M. Lenormant de Mésy prête au gouverneur le concours désintéressé d'un parfait commissaire ordonnateur. — En 1738. l'ingénieur canadien Chaussegros de Léry travaille activement aux fortifications de l’île. (V. Arch. féd., Ottawa, Rapp. de 1887 et de 1899).

1o M. de Forant, troisième gouverneur (1739-40) : — le ler octobre 1731, il est nommé capitaine de vaisseau à Rochefort. — Le 1er avril 1739, gouverneur de l'Ile-Royale, où il meurt le 10 mai 1740, laissant

| . un legs en faveur de 8 filles d'officiers à instruire au couvent des Sœurs

M. de Forant (1739-40)

M. Du Quesnel (1741-44) gè et 4è

gouverneurs

de la Congrégation. — M. de Forant refusa sa nomination, que le roi lui imposa : il débarqua du Jason, au mois de septembre, avec M. Bigot, son commissaire ordonnateur. — Pendant 8 mois, il s'appliqua à renseigner le ministre sur les questions budgétaires, navales, commerciales, agricoles et militaires. — Les murailles des fortifications exigent d'incessantes réparations, en raison de la chaux et du sable salé, qui ne forment pas cohésion ens. able,

20 M. Le Prévost Du Quesnel, quatrième gouverneur (1741-44) : compagnon d'armes du précédent, capitaine de vaisseau à Rochefort (ler oct. 1731), commandant du Jason (1737), commandant de l'Ile-Royale (1er sept. 1740), il est nommé, sur sa demande, gourerneur, en mai 1741. — Durant son administration, il porte son attention : aux travaux de défense, au maintien de la discipline militaire, à la promotion des officiers, à la police des mœurs, aux relations avec les Acadiens. — Il se plaint au ministre : de la mauvaise qualité des provisions, de la misère générale provenant ( 1742) de la pénurie des récoltes et de l’insuccès des pêcheries, de l'inconduite des faux-sauniers, des excès de cantine et de cabarets, du manque de troupes à Louisbourg, d'artillerie à bord des bâtiments de course, des agissements insolents des Anglais. — Aussi bien, il lance (1744) le capitaine Duvirier contre leur établissement de Canseau. — Les sieurs Pacaud, Canadiens, réussissent partout dans la chasse aux loups-marins et aux vaches-marines. — Le 9 oct. 1744. il meurt subitement, laissant le commandement au sieur Louis Dupont, écuyer, sieur Du Chambon, fils de Hughes Dupont et de Marie de Gourville, originaires de la paroisse Dupont (Saintonges), . 1arié (1709) à Jeanne Mius d'Entremont de Pobomkou, père de sieur Louis Dupont, sieur de Vergor (V. Rapp. des Arch., Ottawa, 1904).

30 Capitulation de Louisbourg (1746) : —en 1744, la guerre éclate entre la France et la Grande-Bretagne. — Les Bostonnais, renseignés par les prisonniers pris à Canseau et remis en liberté sur parole d’honneur, déterminent le gouverneur Shirley à attaquer Louisbourg.— Le succès couronne ses efforts ; — après 47 jours de siège, M. Du Chambon livre la ville aux assiégeants (27 juin 1745). — ‘* L’ineptie de la politique coloniale, sous le règne de Louis XV, est la cause évidente du désastre ”. (V. Jos. Marmette, Rapp. de 1885, et L. Dussieux, Le Can. sous la domin. fr., p. 107).

lo Antécédents : Henri-Francois Des Herbiers (1682-1751), garde marine en 1697, enseigne en 1703, capitaine en 1727, chef d’escadre (1745), cinquième gouverneur de l’Ile-Royale (ler janvier 1749). — M." Prévost est le commissaire ordonnateur et M. d’Aillehoust, Canadien, lieutenant du roi (ler mars 1749).

20 Administration : — en juillet, les administrateurs reprennent pos-

session de Louisbourg, où les Anglais ont exécuté certaines améliorations ; — ils ont exploité avec succès les mines de charbon. — Réor-

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