RIRE. | SOPRANO SES
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ganisation des compagnies de réguliers venant de Québec, et nouvelles recrues de France. -— Les sauvages de l’île sympathisent mieux avec les Français. — Manque de récolte à Saint-Jean, où les colons acadiens sont en souffrance. — Le gouverneur réclame des subsides pour trois années: 4° les habitants de Louisbourg ont subi des pertes et leurs demeures sont en mauvais état. — En 1750, la pêche ramène l’aisance ; et le commerce, M. des Herbiers par les navires des Antilles chargés de produits. — Dans les 24 com- * pagnies, les officiers et les soldats carsadiens forment les meilleurs élé- (1749-51) ments. — Les Acadiens s'établissent plus nombreux à Saint-Jean : huit familles d’Irlandais viennent de Terre-Neuve se faire naturaliser. — En 1751, le gouverneur obtient son rappel.
30 M. le Comte de Raymond, sixième gouverneur : — il est créé maréchal de camp, pour devenir gouverneur (ler avril 1751), et débarque à Louisbourg au mois d'août, en qualité de commandant. — Il a mission d'agir vis-à-vis des Anglais avec politesse et ménagements : en juin 1751, le sieur de Gannes est nommé major à Louisbourg et Denys de Bonaventure, commandant de l'ile Saint-Jean. — L'ingénieur Louis Franquet doit reviser les plans des fortifications. — L'affaire des limites acadiennes reste sans solution et gêne l'exode des colons : les Commissaires anglais usent de mauvaise foi dans les délais. — En somme, le roi refuse d'augmenter les troupes, le budget annuel, les approvisionnements, les pensions militaires et civiles, les suppléments d'artillerie et de voirie dans l’île. —- En novembre 1751, il y a 2,200 Acadiens dans les deux îles. — Tandis que le gouverneur avise le mi-
nistre des préparatifs de guerre à Halifax, la cour de France s'obs-
le comte de Raymond
(1751-53) 5è et 6è
gouverneurs
tine à compter sur la continuation des bons sentiments du roi de la Grande-Bretagne (1752). — Malentendus, désaccords entre les administrateurs. — Le 3 juillet 1753, il est relevé de ses fonctions et remplacé provisoirement par M. d’Ailleboust (3 oct.) (V. Rapp. des Arch. 1887, 1905).
1o Gouvernement (1764-68) : — le chevalier de Drucourt — bourg de Normandie — est garde marine (1719), enseigne de vaisseau (1731), lieutenant (1741), chevalier de St-Louis (1749), capitaine (1751), nommé gouverneur (ler fév. 1754). —- Homme dévoué à sa tâche, bien que mal secondé par l'ordonnateur Prévost, il veille à tout, fortifications, engagement des ouvriers et des soldats, approvisionnements de la place ; — aux finances, au commerce, au mouvement des bâtiments nationaux, aux croisières anglaises, au malaise des colons acadiens, aux développements de Halifax...
20 Actes d'hostilités : — la pair d'Air-la-Chapelle règne entre les deux nations rivales. — Néanmoins, il se produit sans répit une suite de Provocations insolentes et meurtrières : — le 24 mai 1754, guet-apens où périt Coulon de Jumonrille sous les coups deu colonel Washington : — le 3 juillet, son frère Coulon de Villiers arrère ses plans contre le fort Duquesne, s'empare du fort Nécessité, le fait prisonnier et lui accorde
M. de Drucourt
dernier
gouverneur
les honneurs de la guerre ; — Je 7 juin 1755, près de Terre-Neuve, cap-
#9: les Anglais de l’Alcide et du Lys ; — le 16, le colonel Monck-
vec 2,000 hommes de Boston, débarque au fond de la baie Française, s'empare des fortins Beauséjour et Gaspareaux : — le 9 juillet, attaque soudaine du général de Braddock, repoussée par M. de Beaujeu et le capitaine Dumas, à la Monongahéla ; — Je 5 sept., convocation urgente des Acadiens dans leurs églises, arrestation et déportation : “Les apologistes anglais, écrit Haliburton, n’ont réussi à laver ni la Couronne, ni le gouvernement provincial de cette tache d’ignominie ”. — Le 8 sept., le colonel William Johnson défait le baron de Dieskau au lac Georges. — Enfin, “en quelques mois, 300 vaisseaux marchands sont capturés, et 8 à 10,000 marins français faits prisonniers de guerre, alors que la rupture de la paix n'était pas encore signée ”. (V. Th. Chapais, p. 32).
80 Echec contre Louisbourg (1767) : — Pitt à résolu de tuer la France en Amérique. —- I] fait armer (avril-mai 1757) une flotte composée de 15 navires de ligne, de 4 frégates, de 39 transports, commandée par les amiraux Francis Holborne et Charles Holmes. — Elle entre, le 9 juillet, au port de Halifax, où la rejoint celle du vice-amiral Charles Hardy, portant les troupes du général John Campbell, comte de Loudoun et venant de New-York. — Cette flotte échappe (28 juin) aux poursuites de l'amiral Joseph de Bau ffremont, prince de Listenais. — Sous les ordres de ce dernier, des amiraux du Rerest et du comte du Bois de la Motte, la flotte française compte 18 navires de guerre et 6 frégates. — Le 24 sept. 1757, l'amiral Holborne va leur présenter le combat naval à la hauteur de Louisbourg : durant 12 heures, une violente tempête assaillit ses 12 unités, brise lse mâtures, en jette une à la côte, contraint les équipages à jeter à la mer plus de 25 à 30 canons. — Le lendemain, une sortie opportune des Français eût aussitôt anéanti ou capturé la flotte anglaise. —- Hélas ! la flotte est rappelée en France (nov. 1757). (V. Knoz’s Journal, t. I, p. 36 et 100).
4o Perte de Louisbourg (1768) : — l’armée anglaise, commandée par
Amherst, Wolfe, Howe, Lawrence, se monte à plus de 15,000 hommes ; la flotte porte 1800 gardes marines et compte 192 vnissenux, armés de 1526 canons, sous les ordres des amiraux Boscawen, Hardy, Buckle, Evans, Durell : — les troupes débarquent (8 juin) à l’anse de la Cormorandière. — L'armée française ne compte que 5,700 combattants dans la place, l'escadre de onze navires du port, sous les ordres de l'amiral, marquis des Gouttes, et dont deux réussissent à sortir pour gagner, l’un (la Comette) 1n France, l'autre (le Bizarre) Québec. — Siège d'un mois et 18 jours : héroïque défense de Drucourt et de son épouse elle-même, du colonel de St-J ulien, de l'ingénieur Franquet, de Marin : l'amiral a coulé bas quatre navires pour fermer l'entrée du port. — Résultats : remparts démantelés, incendie des casernes et des maisons, entassement des femmes et des enfants (4,000 environ) dans les casemates, navires en feu, 1500 morts ou blessés... — Capitulat'on (26
| juillet) en 6 articles ; refus formel des honneurs de la guerre, la popu- | lation civile transportée en France, les soldats, marins, officiers, prisonniers en Angleterre ; tout tombe au pouvoir des vainqueurs. — | La situation était désespérée, intenable devant la masse des assaillants : le siège retarde l'invasion de la Nouvelle-France. (V. Th. | Chapais, p. 459 : Rapp. des Arch., 1887 ; Knox’s Journal.)
(10 Plans de découverte de l'Ouest : — l’idée, conçue au siècle pré- | cédent, de la Mer de l'Ouest (Océan Pacifique), prend corps au lende- | main de la cession de Terre-Neuve, de l’Acadie, de la baie d’Hudson (1713). — M. de Vaudreuil constitue l’Jle-Royale, établit un fort à Niagara, un autre à Saint-Frédéric du lac Champlain. — La question commerciale lui inspire la découverte de l'Ouest. — Mais le Régent hésite et n’autorise que les trois postes proposés : ‘au lac Nipigon, | aux lacs des Cristinaux et des Assiniboines ”. — M. de la Noue éta- | blit seulement le premier (1717).
IV° | 20 Première expédition : — les initiateurs de l’entreprise disparus, le | gouverneur de Beauharnais porte son attention vers l'Ouest ; — en PAYS DE L'OUEST | juin 1727, il organise la Compagnie des Sioux avec des fonds canadiens, |
laquelle s'engage “ à construire un fort de pieux, une chapelle, une me: son pour le commandant, une pour le missionnaire.” — M. de Boucherville est chargé de fonder le poste avec une poignée de Français, suivi des Jésuites Michel Guignas et Nicolas de Gonnor (16 juin). — — Le 17 septembre, le parti arrive au lac Pépin, au haut du Mississipi, et y bâtit le fort Beauharnais. — Un groupe de 150 Sioux y construisent 95 cabanes. — Un an après, le 18 septembre 1728, la situation devient critique : les Sioux semblent épouser la cause des Renards en révolte. — Départ de la colonie, son arrestation par les Kikapous, sa libération aux Illinois (mars 1729), retour à Montréal, en mai ; — dissolution de la Compagnie. — Restaurée (6 juin 1731), elle charge M. de Linctot d’aller rétablir le poste des Sioux (1730-35).
{10 Famille : — le dernier des neuf enfants de René Gaultier, chevalier et sieur de Varennes, lieutenant du régiment de Carignan, et de Marie Boucher. — Né en 1685 aux Trois-Rivières, où son père est gouverneur, il épouse, le 29 octobre 1712, Marie-Anne Dandonneau, qui lui donne six enfants : Jean-Baptiste, né à Sorel (5 sept. 1713), Pierre (1714), Francois (1715), Louis-Joseph (1717). — Le second meurt en France en 1761 ; le troisième tombe au siège de Québec en 1759, le quatrième meurt sans postérité (1797).
30 Carrière : — entré dans l’armée, il fait la campagne de 1704 en Nou-
1° velle-Angleterre, celle de Terre-Neuve (1705), passe en France (1707)
dans les grenadiers du régiment de Bretagne, où son aîné est capitaine,
M. dela Verendrye : devient lieutenant à Malplaquet (1709), où il reçoit neuf blessures. —
| Revenu au Canada, sans grade et sans fortune, il obtient de M. de
(1704-31) Vaudreuil un petit poste de traite sur le fief de la Vérendrye. — En
2 o Premier voyage
3 L] Second voyage
1727, M. de Beauharnais le nomme au nouveau poste de Nipigon, où il compose un Mémoire en questionnant les sauvages. — En 1728, le P. de Gonnor avec M. Boucher de la Périère quitte le fort Beauharnais, rencontre M. de la Vérendrye à Michillimakinac, prend son mémoire, le donne au gouverneur général, appelle à Québec son ami Pierre Gaultier : iaus deux voient leur dessein approuvé. — La seule condition rat que j’expédition sera défrayée par les bénéfices de la traite des sieries, (WC. de Rochemonteix, t. I. p. 203 et ss.)..
“2r8ctère : — M. de la Vérendrye, homme modeste et patriote, Ÿt:t d’une bravoure et d’une intrépidité éprouvées ; — vigoureux de corps et d'esprit, il avait le mépris du danger, ayant grandi au sein de la pauvreté, ces luttes pour la vie, à côté des braves sur les champs de bataille ; — les aventures convenaient à sa nature hardie et ardente.
10 Association : — par traité, signé le 19 mai 1731, quelques associés font à M. de la Vérendrye les avances de marchandises de troc avec les sauvages et les frais d'équipement d’une cinquantaine de voyageurs qui l’accompagnent. — I] s’adjoint son neveu, Christophe Dufros, sieur de la Jemmeraye (1703-36), son fils atné (1713-36), le P. Messaiger, S.J., qu’il rencontre à Michillimakinac, et son fils cadet.
20 Fortins construits : — départ de Montréal, le 8 juin 1731 ; — au portage du lac Supérieur (26 août) ; — l’hiver, à Kaministiquia, poste de Robutel de la Noue (1727), — tandis que son neveu et ses compagnons vont, en automne, établir le fort Saint-Pierre — en l'honneur de Pierre Gaultier — à la décharge du lac La Pluie (Tekamamiou=n), — En 1732, le sieur de la Vérendrye y passe et va construire le fort Saint- Charles —en souvenir du Père Charles Messaiger ou peut-être de Charles de Beauharnais — sur la rive ouest du lac Des Bois (Minittié). — En 1733, il charge son neveu de porter à Montréal les fourrures acquises et d’en rapporter des marchandises. — Malade, le missionnaire retourne avec le parti ; — il va lui-même ériger un poste sur la rivière Rouge. — En 1734, son fils aîné construit sur la rivière Winnipeg le fort de Maurepas, tandis qu'il se rendait à Montréal régler ses affaires.
1o Difficultés pécuniaires : — la Cour discute l'opportunité de ces re-
connaissances et des établissements : elle ne consent aucun subside au découvreur. — Mais M. de Beauharnais et l’intendant l'encouragent chaudement, sans pouvoir plus. — Le déficit monte à 43,000 liv. ; néanmoins les créanciers lui avancent de nouveaux objets de troc, dans l'espoir de se voir rembourser.
20 Ile-du- Massacre : — le 21 mai 1735, départ de Montréal avec le
P. Pierre Aulneau, S.3., jeune et intrépide Vendéen. — Le 23 octobre, au fort Saint-Charles, où l'on hiverne. — Traite aux postes éloignés par le neveu et les fils de M. de la Vérendrye. — Le 10 mai, mort près de Maurepas de M. de la Jemmeraye — frère de la Vén. Mère d’'Youville, — épuisé de 'atigues et de privations : en 1734, le gouverneur
Aipr Ë a ARR ANR Din sn Re | Rte ssasmteiats anis amas onmmrnircoppenmpmntte té EI nhanttuqnnnanens Lontranmaenmnnonmsaunengnorcans en vor
Troisième Voyage
l’avait promu enseigne en second. — Dénué de tout, avec beaucoup de monde à Saint-Charles, le commandant envoie 19 hommes à Michillimakinac pour le ravitaillement ; le missionnaire accompagne le fils aîné (8 juin).— A l’ouest de l’Ile-de-la-Baie, au lac Des Bois, le parti s’arrête dans un tlot : les Sioux, en guerre avec les Cris, l’y surprennent la nuit et égorgent tous Les voyageurs : — en 1908, on a découvert leurs restes dans l’Ile-du-Massacre. — Douze jours après, cing Canadiens et un groupe de Cris trouvent les cadavres, décapités et scalpés. — Brisé de douleur, le commandant ressaisit son courage en héros et en saint : le 6 juin 1737, il se rend à Montréal, où il arrive le 22 août.
{10 Approbation du gouverneur : — malgré son deuil et ses malheurs,
les Associés l’accueillent avec froideur ; — il apportait toutefois 14 canots de superbes fourrures. — M. de Beauharnais l’approuve et lui donne des marques d'estime : il lui ordonne de poursuivre sa découverte.
20 Fort la Reine : — en juillet 1738, il reprend le chemin de l’Ouest avec six canots montés de 22 hommes ; — le 22 septembre, au fort Maurepas ; — le 24, à l'embouchure de l’Assiniboine, site de la ville de Winnipeg ; — le 26, il remonte la rivière et fonde, au Portage-la- Prairi actuel le fort la Reine (3-15 oct. 1738) : c’est le premier blanc dans ces régions. — Le 16, il choisit 20 compagnons canadiens, autant de sauvages assiniboines, chasseurs et guides du voyage : — départ, le 18, de 51 personnes, pour l'exploration du pays des Mandanes (Haut Missouri) : les deux La Vérendrye, le sieur de Nolant et son frère M. de La Marque. — En route, visite au village des Assiniboines ; — le 20 nov., ceux-ci l’accompagnent ; — le 28, arrivée au fort des Mandanes, où il reçoit bon accueil, y laisse deux hommes pour étudier la langue ; — le 13 déc., retour au fort la Reine (10 fév. 1739. — Le 16 avril, son fils Pierre, dit le Chevalier, va reconnaître le lac Manitoba. — En mai 1740, ses affaires l’appellent à Montréal ; — en 1741, le Chevalier établit un poste au lac Dauphin.
80 Embarras financiers : — ses créanciers ont saisi le dernier envoi
de pelleteries : sa dette est de 40,000 livres. — M. de Maurepas, sous l'influence de personnes jalouses et intéressées, se retranche derrière la pénurie du Trésor. — “ Je me suis sacrifié avec mes enfants pour le service de Sa Majesté et le bien de la colonie ; mais j'ai la consolation de voir que M. de Beauharnais connaît la droiture de mes intentions, et qu’il continue de me rendre justice.” (V. Mém. de M. de La Ver.). — À Montréal, on lui fait crédit de nouvelles marchandises de troc.
lo En vue des Rocheuses : — le 26 juin 1741, il part avec le Père Godefroy Coquart, S. J.— Au fort la Reine, il surveille la traite, les agissements des Indiens, le ravitaillement des postes... — Le 9 avril 1742, ses fils retournent chez les Mandanes, avec deux Canadiens (19 mai). — Deux guides mandanes — dont l’un les abandonne bien-
Quatrième voyage
plorer.
20 Expédition commerciale :
tôt — les conduisent explorateurs arrivent
avec les Espagnols ils découvrent les premières chaînes des Mon lesquelles leur espoir aperçoit déjà l'Océan de l'Ouest : mais inspirent la terreur aux hommes de l'Arc ; — le Cheval au danger de tomber dans leur embuscade. — Les deux frères ont fait leur découverte, 60 années avant le voyage de Lewis et de Clarke. — Retour au fort la Reine (2 juillet) : le Chevalier adresse son journal de Voyage au gouverneur général. (V. L. Burpe, Can. and ts Pro.
).)— Le 13 janv. 1743, tagnes Rocheuses, derrière
les Serpents ier échappe
le ministre : mieux informé, il nomme du titre de chevalier de St-Louis, le p postes de l'Ouest. — - Tardive réparation et réhabilitation :
30 Fin des découvreurs : —- en 1743, le Chevalier de la Vérendrye va
rétablir le fort de Maurepas, brûlé par les sauvages, le fort la Reine tombé en ruines ; — i] fonde le fort Bourbon sur le lac Winnipegosis à l'embouchure de la rivière La Biche, le fort Postoyac au confluent des deux cours de la Saskatshewan. — Le 17 sept. 1749, père se disposait à rejoindre son poste, ser (6 déc.). — Ses deux fils réclament l’
ge du vaisseau qui le transportait en France (1761). (V. A. Morice, O, M. EL, Dict. hist. )
elle est forl'intendant Bigot,
Marin, Jacques Le ++. À presque tous non point découvrir ni ex-
— en 1750, le sieur de Saint-Pierre s'em-
| barque (5 juin) sur l’Ottawa, avec le chevalier Jean-Baptiste Roucher
| de Grosbois, sieur de Niverville. (V. B. Sulte, Mém. S. R. C. 1909) :
6° | — le parti se rend de Montréal à Michillimalkinac, au Lac-des-Bois, | au fort Maurepas et au fort la Reine (1751). — Le chevalier de Niver-
Les Successeurs 4 ville remonte la Saskatchewan : le 29 mai, malade et épuisé, il envoie
dix hommes construire sur la rivière de l’ Arc (Calgary) le fort la Jonquière, qui fut ensuite abandonné. (V. L. Burpee, op. cit. p. 140). — M. de Marin se dirrigea de nouveau par le Missouri vers les tribus | du Sud-Ouest. — Au retour, le fort la Reine est brulé par les As.iniboines et l’expédition regagne Montréal, en sept. 1753.
30 Dernière expédition : — Louis Luc de la Corne, capitaine, restaure, la même année le fort Postoyac, auquel il donna son nom ; il ensemença plusieurs arpents sur la rivière Carotte (1754)... l’État fit les frais de ces voyages : les deux administrateurs cupides, la Jonquière et Bigot se partagent de beaux bénéfices. — La Guerre de Sept Ans vint terminer toutes les combinaisons.