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une poignée d'environ 1,000 réguliers, mercenaires de la Hesse- Nassau, — une autre poignée, composée des licenciés de l’armée de 3° Wolfe, — un médiocre contingent d'Anglo-Canadiens, — un second con- | tingent plus nombreux de Canadiens français ; — environ 600 Indiens, Chefs de la + qui forment un corps d'éclaireurs et de tirailleurs sous la main du capitaine Guy Johnson, — quelques vaisseaux de guerre et de commerce. — résistance En 1774, Carleton a expédié d'urgence à Boston deux bataillons ; —en 1775, l'amiral Samuel Graves (1713-87), beau-père de Simcoe, refuse de les ramenr par le Saint-Laurent, en octobrre. — John Burgoyne (1723-92), né en Angleterre, entré dans l’armée (1740), sert sur les côtes de France (1758), se distingue au Portugal (1761), en N.-A. (1775). — Rentré à Londres, il est nommé par le comte de Sackville co'imandant en second (1776), lieutenant général et généralissime (1777) à la place de Carleton. -— Après plusieurs engagements, il se laisse battre à Saratoga (oct. 1777) : — en 1782, il est nommé commandant en chef en Irlande. — Frédéric Haldimand lui succède, ainsi qu’à Carleton.
1o Benedict Arnold (1741-1801) : — né à Norwich (Conn.), il s’éta- | blit à New Haven (1762) comme libraire et droguiste. — En 1775, attaché de la milice, il est nommé capitaine d’une compagnie ; — soudain le 29 avril, il reçoit du Comité du Salut public de Boston la commission | de colonel, à condition de lever 400 volontaires pour envahir le Canada | par les lacs Georges et Champlain. — N'ayant pas réussi, il est mis à | la tête d’un corps expéditionnaire qui doit se rendre à Québec par le | Kénébec, les lacs, la Chaudière.
| 20 Richard Montgomery (1736-76) : — né à Dublin (Irlande) où il | fait ses études au Trinity College. — Entré dans l’armée (1756), ca- | pitaine (1762), il se bat à Louisbourg (1753), au lac Champlain (1759), | à Montréal (1760). — Son frère, le capitaine John, est l’auteur du | |
y RAR PRET 2 2 Na Ré EE D UT
massacre des prisonniers canadiens de Château-Richer, durant le siège de Québec par Wolfe. — En 1772, il démissionne et s'établit à New- York, où il épouse une demoiselle Livingston. — Député au Congrès (1774), il ressaisit son épée avec le grade de brigadier-général et com- | mandant en second.
| 30 Philippe Schuyler (1733-1804) : — descendant des célèbres com- : mandants hollandais d’Albany (Orange) ; — il sert dans le conflit |! franco-indien de 1755et prit prend à la rencontre du lac Georges (1755). | — Ayant déposé les armes, il les reprend de 1758-61 : — quand éclate | l’insurrection, il se range du côté américain : en raison de ses états de | service, il est élu généralissime par le Congrès pour les troupes du Ca- | nada. — En 1775, en juillet, il s’apprête à franchir les lacs Georges et | Champlain, fortifie l’Ile-aux-Noix, quand tout-à-coup sa santé le con- | traint à résigner son commandement (sept. 1775). — Deux ans après, | ilest accusé en cour martiale de l’évacuation de Ticonderoga, acquitté, {
3 o Chefs de
l'attaque
admis à la Chsmbre et au Sénat.
{lo Prise des forts du lac Georges : —le 19 avril 1775, le premier coup de feu est tiré dans l’escarmouche de Lexington. — Le même mois, les partisans — ou flibustiers de Green Mountain — d’Ethan Allen (1737-89) proclament l'indépendance de New-York pour se venger du gouverneur. — Ce parti révolutionnaire veut plaire au Congrès, en se portant sans retard contre les forts de la frontière : rien de plus
facile. — Le 10 mai, à la tête de 230 volontaires, il traverse, à l’aube,
le lac Champlain, surprend la garnison endormie de Ticonderoga, contraint le capitaine Delaplace à se rendre à discrétion avec ses 50 compagnons. — Seth Warner (1743-84) originaire du Connecticut qui, comme Allen, s’est attribué le titre de colonel, avec un détachement de patriotes ardents, s'empare à l’improviste du poste de Crown Point, défendu par un sergent et 12 soldats. — Le colonel Arnold, de son côté, se précipite à la voile sur le fort Saint-Jean du Richelieu, y saisit un bateau, un sergent et 12 hommes et retourne aussitôt avec sa prise... de surprise. — Selon Bancroft, le Congrès désavoue ces équipées (1er juin 1775). (V. Hist., t. V, p. 113).
20 Proclamation de Carleton : — le 9 juin, en face des faits accomplis, le gouverneur indigné et effrayé lance une solennelle proclama-
4 L Ouverture des
hostilités
| tion : — les Américains de la frontière de l’est sont des rebelles et des | traîtres ; — la loi martiale est déclarée en vigueur ; — l’appel aux armes convoque à la fois seigneurs, bourgeois, habitants, sauvages domiciliés ; | enfin, l’état de guerre existe entre les Colonies et la Province de Québec. 30 Organisation militaire : — en juillet, le Congrès confie au major- | général Schuyler la formation d’une armée à Ticonderoga, ‘‘ dans le des- | sein de marcher immédiatement sur Saint-Jean, Montréal et de prendre d’autres décisions sur place, au Canada ” —— Au mois d'août, Mont- | gomery vint seconder l’organisation. — Albany sert de base aux futures | opérations. — Washington avertit Schuyler de l'expédition d’Arnold | contre Québec par le Kénébec, les lacs, la Chaudière.
{ lo Siège de Saint-Jean : — le 4 sept., Schuyler et Montgomery se rejoignent à l’Ile-auz-Noix (lac Champlain). — Le 6, à la tête d'environ | 1,000 volontaires, ils prennent par eau la direction de Saint-Jean : — . mais l’avant-garde est mise en déroute par une poignée d’Indiens embusqués et perd 12 éclaireurs. — Tombé malade, le généralissime cède le commandement à Montgomery : — celui-ci — “ avec une bande de misérables poltrons ”, écrit-il à son épouse — s'empresse de mettre le siège devant Saint-Jean : siège de deux mois. — La place est défendue par le brave major Preston, 500 réguliers, 100 Canadiens, qui ne recoudoutent que la famine.
20 Succès des Montréalais : — dans le même temps, Ethan Allen et un major Brown ont “ prêché politique ”, avec une apparence de réussite, aux Canadiens du Richelieu. — Le premier conduit avec hardiesse, une troupe de 80 habitants et de 30 Américains à la Longue- Pointe pour assaillir Montréal ; — le second ne lui porte aucun secours de Lon-
5 o Succès
réconfortants
6 L:] Veillée des
armes
20 Courageuse entreprise de Carleton :
gueuil. — Le 25 sept. 1775, cerné par un détachement de 250 hommes, accourus de la ville, Allen perd 22 des siens, est fait prisonnier, envoyé à Londres, non à titre de colonel, mais comme un vulgaire troupier, — Peu après, James Livingstone, beau-frère de Montgomery, passe à l'ennemi avec 400 transfuges.
30 Reddition de Chambly, prise de Saint-Jean : Brown, Livingstone assiège Chambly (18 oct.) : — le major Stopford se rend (20 oct.) avec la garnison de 80 hommes, quantité de vivres et de munitions. — Cette capitulation renforce l’armée de Montgomery et rend la position de Preston désespérée. — Carleton tente, par une sortie de Montréal, de faire lever le siège : mais son détachement, composé de mécontents, le force à la retraite (30 oct.). — Le 2 nov., Preston est contraint à capituler : la voie est ouverte sur Montréal.
40 Prise de Montréal : — ivre de joie, Montgomery s'y précipite sur-le-champ. — Le 12 nov. il entre dans la place, sans coup férir. — Simultanément, sa double victoire coupe toute relation avec la chaîne de forts et de comptoirs, dans la direction du Nord et de l'Ouest, —- Révant de la gloire, le général, qui n’a que 39 ans, s'apprête à conquérir l'Est de la colonie, en un hardi coup de main.
—— ayant rejoint
lo Audacieuse incursion d’Arnold : américain annonce la convocation d'un corps expéditionnaire, sa composition, son prochain départ, sous le colonel Arnold. — Le 13, les volontaires enrôlés, au nombre de 1050, s’embarquent sur 11 transports à Newburyport : — Je 22, ils sont passés en revue à Gardinerston, situé à 43 milles en amont du Kénébec ; — 220 canots, réunis à la hâte, vont les transporter vers la région des lacs. — Le 13 oct. lettres d’Arnold à Washington, à Schuyler, aux amis de Québec. — Mais le 25 du mois, colonel Roger Enos, qui commande l’arrière-garde, rebrousse chemin avec 200 hommes ; — le 27, un éclaireur rapporte que les Canadiens d’au-delà des hauteurs sont prêts à leur vendre des provisions ; — la semaine est une série de détresse et d'indices de dé- Couragement, et le 2 nov., une escouade de ravitaillement amène du secours et une joie inattendue. — Une cinquantaine d’Indiens s'enrôlent à discrétion. — Le 8 nov. l'avant-garde est en vue de Québec : — le 13, Arnold saisit bateaux et canots, cachés dans l'embouchure de la Chaudière, traverse ses troupes, la nuit, à l'Anse-de-Wolfe ; — le 14, il conduit sa troupe à un demi-mille des fortifications et jette à la garnison trois volées de défi, suivies d’une sommation hautaine : — Arnold, âgé de 34 ans, venait de commettre l’un des plus étonnants ex-
ploits de la guerre américaine. — Cramahé avait intercepté son courrier du 13 octobre,
— Île 5 sept., le gouvernement
le refuse d'avancer,
—— après sa retraite de Saint- Jean, il ramasse 100 réguliers, les munitions et provisions des maga-
sins, et détruit ce qui pourrait servir à l'envahisseur, — Le 11 nov. il s'embarque pour aller défendre Québec, unique boulevard de la co-