CHA?ITRE V LA SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE
10 Premiers trafiquants : — groupe de gens les de basse éducation en fuite, les y conduisent ”.
de New-York et du turés en Angleterre contre les produi à la manutention militaire, i tropole. — Le commerce en gros, aux mains des Canadiens : — de division initiale.
20 Répression du commerce illicite : — Ja Proclamation royale de 1763, invite “ tous les sujets du Royaume et d'Amérique à se hâter d'entrer en jouissance des avantages et profits que le Canada. leur offre pour le commerce, l'industrie, la navigation. les établissements coloniaux *”, — En septembre 1763, Murray organise la croisière de gardes-côtes, dans le Golfe, pour saisir les Contrebandiers français de Saint-Pierre et Miquelon : il fait armer deux forts bâtiments dans ce
dessein : — inutiles précautions, car spiritueux, ustensiles, marchan- ! dises sont débarqués dans les anses du Labrador. . 80 Concessions aux Anglais : — en 1765, le gouverneur concède à la | Com pagnie Dunn le monopole du trafic des postes indigènes, au profit du Trésor. — La Compagnie en loue plusieurs à des fermiers particuliers. — Ce procédé soulève Les réclamations universelles des trafiquants. — En 1767, sir W. Johnson, le vainqueur de Dieskau, l’âme des Sir Nations iroquoises, propose des accommodements légaux et restrictifs. En 1768, un comité de marchands et de Conseillers de Québec rédigent un rapport sur la matière, sans amener aucun résultat satisfaisant. La guerre de Pontiac venait (1763-66) de compliquer les embarras et les intérêts réciproques. — * 1 discussion se prolongeait, quand survint la Révolution américaine (1775).
: 10 Distributions des terres : — d'après le rapport de Murray (1762), environ 8 millions d'acres furent concédés, durant l'ancien régime. — Un peu plus d'un quart, donné en main-morte à l'Église catholique, pour subvenir aux besoins du culte ou de l'éducation de la jeunesse, — La Couronne, dans les concessions individuelles, s'était réservé des droits de royauté, concernant les routes, les ports, les rivages, la coupe
II° | des chênes de construction navale, certains minéraux de valeur. | 20 Produits de la culture : — le sol est fertile pour la production des Progrès | céréales : mais Murray trouve que l'habitant canadien ne vise pas à ‘tout le rendement désirable ; — “‘ilest vrai, dit-il, qu’il est susceptible de | d'être convoqué sous les armes à l'improviste, incertain de pouvoir | récolter ce qu'il a semé de surplus”.—Les arrirages aléatoires d'Europe l’agriculture ‘lui inspirent de pourvoir tout seul aux nécessités domestiques.— De là:
culture du lin, du chanvre, du tabac, non dans une quantité suffisante pour l'exportation, mais pour subvenir aux besoins immédiats. — Aussi l'habitant reste modeste, parcimonieux, laborieux, probe, industrieux. — Le gouverneur a surtout en vue de promouvoir, en le plaignant, les transocions de négoce avec la métropole de son nouveau maître : — l'Anglais :i de commerce et des échanges des produits qu'il manufacture chez lui.
‘ 10 La potasse : — en 1767, un Anglais installe à Québec une usine de potasse : ce carbonate de potassium est surtout extrait des cendres de l'érable, du hêtre, du bouleau. — En 1770, il est expédié à Londres 50 tonnes. — Ce produit devient un important article de trafic, jusqu'à l'époque de la découverte de procédés nouveaux d'extraction.
* 20 Rapvort de Carleton : - en 1768, il écrit un rapport au ministre $ ; manufactures : -— peu de lin sur le marché, pas d'abondance de 1. ue, un peu de poterie de cuisine, des cuirs grossiers dans quelques tanneries, importation des cuirs fins, de la bonneterie, des couvertures. — Lord Hillsborough, secrétaire colonial, s'alarme contre les
confections canadiennes : il entend que les in de-Bretagne aient le privilège d'habiller les : 80 Distilleries : on 1769, ouverture | d'utiliser les mélasses des
des relations commerciales
dustries textiles de la Gransujets de l'Empire.
d'une distillerie de rhum, afin Antilles. — Façon de créer et de maintenir — Car le gouverneur, qui a l'œil ouvert sur les Colonies américaines, y pressent des malaises, des idées d'indépen- Industries :__ danceen couvée, et tient à diminuer le trafic des échanges. | 40 Constructions navales *-— pour les alimenter dans les chantiers d'outre-mer, le Bouverneur favorise l’exploitation, au lac Champlain surtout, des douves de chône. — En 1772, on en exporte 150,000 environ. : Une prime fire est assurée aux producteurs en gros. , 60 Céréales : en peu d'années, la culture s' la population. — En 1771-72, le marc pour l'exportation s'accentuent :
vrent à de nombreux voiliers, de grain.
| 60 Réduction du minerai de fer : en 1762, les forges et hauts-four- | heaux du Saint-Maurice sont en opération, produisent par le charbon une qualité supérieure, propre à la manufac truments en acier, — En 1764, les art
diverses
améliore et s'étend avec hé abonde en céréales : les achats — les ports du Saint-Laurent s'ouqui emportent plus de 190,000 boisseaux
:Sans sont rétribués par le gouverla ration des soldats :— le charion et la corvée. — En 1767, les ées par Carleton à (!, Pelletier, qui production des ustensiles du mévres de fer en barre et, en 1771, se sont expédiées en Angleterre.
nage. — En 1770, plus de 400,000 li 200 tonnes de fer en gueu
10 Restrictions Commerciales : — ]a traité de Versailles (1783), re- | Connaissant l'Indépendance américaine, n’a pas réglé la question économique entre Londres et la République, —. L'Angleterre Y pourvoit,
la même année, en votant une loi “ accordant à la Couronne certains droits de trafic et de commerce entre les sujets de ses Domaines (Dominions) d'outre-mer et les États-Unis ”, — Le 6 avril 1784, une nouvelle loi soumet ces relations aux approbations ministérielles, et même les supprime. -— Le 8 avril 1785, un ordre-en-conseil prohibe toute im portation des E.-U, Par mer dans les ports de la Province de Québec : -- Je Vermont tente une exception, qui lui est refusée (6 mars 1786).—Mais, IvV° il y eut des réclamations officielles en faveur des Loyalistes de l'Ouest. Période 20 Fermeture des Antilles anglaises : désormais le cabinet de Londres entend Mmonopoliser à l'avantage de ln Grande
de riches produits de ses possessions tropicales, —— Les Américains ont Règlementation jusque-là bénéficier des éch anges avec les Antilles : devenus rebelles, 1° indépendants, ils ne méritent plus l'usage de ce trafic. — L'Angieterre
x | ruine ainsi le commerce de ses propres sujets, sanx que ks Provinces Relations maritimes et Québec en puissent tirer, bien que soumis à la même Coucommerciales | ronne, un profit rémunérateur ou des avantages domestiques. — Aussi
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