‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 40 sur 48 · IX · texte numérisé non relu

IX

Le commerce

pren

( lo Constructions navales :

30 Importations et exportations :

20 Manufacture domestique :

sant par les États-Unis, tous sont avec défense de franchir ses bornes appréhendait leur influence France et son roi infortuné.

hospitalisés dans le Haut-Canada, ; le gouvernement de la métropole

sur les Canadiens, qui aimaient tous la — Îl y eut des essais de colonisation de leur part. — En 1802, le comte de Puisaye en rapatrie la plupart : le colonel de Saint-Victor, le marquis de Beaupoil et sa famille, Queton de Saint- Georges, le comte de Chalus vinrent s'établir à Montréal et à Québec. (V. N.-E. Dionne, Les Ecclés. et les Royal. fr.).

10 La Compagnie de 1a baie d'Hudson : — de 1670 à 1772, elle limite son commerce aux ri vages de la baie James: les Indiens lui portent les fourrures. — Ses forts de traite sont York, Severn, Prince-de-Galles, Orignal. — En 1782, le célèbre amiral français, Jean-François Galaup, comte de La Pérouse, avectrois navires, s'empare des trois premiers forts : la Compagnie ressentit ce dernier coup de la main de la France ; elle subit des pertes considérables, mais rentra en possession de ses forts. —

Elle commençait à subir un autre assaut redoutable, de la part d’une nouvelle rivale. À

20 La Compagnie du Nord-Ouest : — depuis 10 ans, des marchands

écossais de Montréal convoitent les riches fourrures de l'Ouest, lorsque, en 1783-84, ils fondent une Compagnie, rival le celle de la Baie d’Hudson. — Les associés se nomment Simon Ma ‘avish, Joseph Frobisher, John Gregory, William MacGillivray, Angus Shaw, Roderick Mac- Kensie, Cuthbert Grant, Alexander MacLeod, William Thornburn. — Dès lors, une compétition acerbe, rusée, violente tour à tour, éclate entre les deux rivales. — Toutes deux, la dernière surtout, ont à leur service des Canadiens français, commis, contremaîtres, voyageurs, ouvriers, guides, interprètes : — ce sont les ancêtres des métis catholiques du Nord-Ouest. — La lutte se continue jusqu’au siècle suivant. — Les bénéfices commerciaux furent énormes. (W.L.-A. Prud’homme, S.R.C. 1910, et dans La Nouvelle-France).

— en dehors des pelleceries, le Canada exporte des denrées (1786) pour 325,000 liv. ; — il importe la même année pour 250,000 liv. — Dans la suite, la proportion s’accroît annuellement : en 1795, la récolte donne 400,000 boisseaux de blé, — Tous les bâtiments marchands sont anglais ; aucun n’appartient aux négociants du pays, la métropole n’autorisant le commerce avec nulle

autre nation. — Le bois de construction navale est l’objet d’un grand débit.

— en 1790, on inaugure à Québec, sur une très large proportion la construction des navires ; — les guerres mari-

times impriment à cette industrie un accroissement considérs ie. —

D'autre part, l’Angleterre compte beaucoup d’ouvriers : on leur transpeine équarri pour leur chantiers et les charpentes. — elle existe partout dans le Bas-

porte le bois à

L'Industrie

XIo

La Presse

| Canada, comme un héritage familial. — toiles, des étoffes en laine, les ji

| vaille le cuir, qui est adapté aux besoins | animaux .—

douves, conserves de fruits, du sirop d'érable, ginseng, plantes médicinales, tout est exploité en vue d’une rie frugale et simple. — Les articles d’

habillement, l'orfèvrerie sont seuls importés d'Europe.

[10 Le journalisme ‘—en 1764,

éveille nila curiosité ni les sympathies. — En 1776, Fleury gure à Montréal l’œuvre de la

tuelle ; deux ans après, il fonde |

sans qu'elle Mesplet inau-

actuel “ The Montreal Gazette ”. — Sa publication satyrique Tant pis, Tant mieux (1779-80) le fit jeter en prison par Haldimand : elle était l’œuvre de Valentin Jotar

4 l’Almanac curieux et intéress

qui n'eut que Canada Gazette.

09) compose (1788) Colas et Colinette qu’il mit sur la scène à Montréal (1790). —

s, il a laissé deux comédies en vers,

deux opéras, dont la muet Colas et Colinette. (V.B. Suite,

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