III
Jacques Raudot
et
Antoine-Denis son fils
8è et 9è 2ntendants
10 Famille : — elle était originaire d’Arnay-le-Duc,
2 avril 1707, le roi lui concède Le. Port Maltais, en Acadie ; — le 25 juin, cette concession de quatre lieues de front sur deux de profondeur, est érigée en baronie de Beauville. — Le 1er janvier 1710, intendance et inspection générale de la flotte royale ; — puis, intendance à Rochefort et de la généralité de La Rochelle ; — le ler avril 1739, intendant des armées navales. — Il décéda, sans enfants, le 8 oct.
auj. canton de 2,782 hab., Côte-d'Or (Bourgogne), et remontait à l’année 1360. — Un certain ancêtre était fondeur de canons, inspecteur d'artillerie des troupes de Charles-le-Téméraire (1433-77). — Jean, qui épousa Marguerite Talon, était seigneur de Bazarnes — auj.. bourg de 502 âmes, Yonne (Champagne) — et du Coudray-le-Château — canton de 700 hab., Aisne. — Il s’allia ainsi aux Phélippeaux de Pontchartrain, dont l’ancêtre avait épousé Marie Talon, issue de la branche parisienne.
20 Intendance simultanée : — nê en 1647, Jacques passe par les
charges de conseiller au Parlement de Metz (1674), à la Cour des Aides à Paris (1678) : — esprit délié, érudit, causeur agréable, ami de la jeunesse. — Antoine Denis, son aîné, né en 1679, est d’abord conseiller du roi, puis inspecteur de la marine à Dunkerque : — apprécié à la Cour, homme sage et sobre de paroles. — Un second fils, Jacques- Denis de Chalus, né en 1685, les suit au Canada : lieutenant (1707), enseigne (1710), capitaine (1714) et se noie à l'ile de Sable. — En 1709, le père devient conseiller de la marine ; — en 1711, le ministre le choisit comme son commis principal. — Il meurt, en 1728. — Antoine, rappelé avant lui, est promu intendant général des classes de matelots, premier commis de la maison du roi, directeur de la Compagnie des Indes ; — il meurt en 1737, après avoir succédé à son père.
: — Son neveu, le s'eur de Bussy, eut aussi une lieutenance au Canada.
| 10 Sa parenté : —:a famille est originaire de Blois (Orléanais). —
Son père, Michel, est commissaire général de la marine (1680), intendant au Havre, puis aux Antilles : il mourut à Rochefort (1710) — Il eut 8 enfants: entre autres, Michel, l'aîné ; Scipion-Jérôme, qui devint évêque de Toul ; — Claude-Michel, lieutenant (1714), chevalier de Saint-Louis (1718), gouverneur des Trois-Rivières ; — Catherine, mariée à Roland Barrin de la Galissonnière et mère du gouverneur de ce nom.
20 Antécédents : — il était seigneur de la Picardière, de Marbelin, de
la Pommeraye, de Sérigny..., chevalier, inspecteur général de la marine, ordonnateur au département de Rochefort. — Le 31 mars 1710, il est nommé intendant en Nouvelle-France, mais le décès de son père retarde son départ. — Ayant fait la rencontre de François de Beauharnais à Rochefort, il épouse (1711) sa sœur Jeanne-Eli-
| sabeth, qui lui donne 8 enfan rent sept d’entre eux.
30 Son œuvre : — il s'e
Michel Bégon par M. de Beauharnai
l'incendie éclate dans
ts et qui le suivit au Canada, IV°
où naqui-
mbarque en juillet 1712 sur le Héros,
commandé s, comte de Beaumont. —
Le 5 janvier suivant, grand peine avec son et périrent dans l'édifice, — Il re- | »000 livres annuelles. —
10è intendant
acheté le fief de |
{10 Edme-Nicolas Robert : — descendant d'une famille de fonction- |
naires de l’Orléanais, chevalier, conseiller du roi, il était le neveu du premier intendant, cousin du marquis de Seignelay. — Nommé le 24 février 1724, il s’embarque le 24 juillet sur /e Chameau, à La Ro-
ns. — Il meurt à bord, son corps est jeté à la mer.
ance sur le même vaisseau.
chelle, avec son é Intendants
pouse et son garçon de onze a le soir même, encore en vue du littoral :
nominaux — En novembre, son épouse rentre en Fr
11è et 128 | 20 Guillaume de Chaselles : — (1724-25) | seiller du roi, lieutenant et m (
— Îl était le cinquième de six enfants. — Parti en juillet 1725. le Cha- |
originaire de l'Auvergne, écuyer, con-
Mmeau se perd corps et biens, la nuit du 27 août. — tendant, et deux autres,
Lorembec du Cap-Breton. (V. Régis
Le cadavre de l'insont inhumés au Petit- Roy, Soc. Roy. t. IX, p. 96)
10 Antécédents : — Charles de la Boische Puis le marquis, était commandeur de l’O
— Le ler janvier 1692, il est enseigne de vaisseau, lieutenant (1er janvier 1696), capitaine de frégate (6 mai 1707), capitaine de vaisseau (23 avril 1708). — Le 11 juin 1726, il est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, — chef d’escadre (1er mai 1741).
il est promu, le ler janvier 1748, lieutenant général des armées navales.
20 Caractère : — homme de grande distinction, il est le digne successeur de M. de Vaudreuil, — I] alliait à beaucoup de sagesse et d'habi-
| leté une fermeté persistante, une haute perspicacité, un tact rare dans | le maniement des hommes, une grande prudence dans les négocia
, appelé d'abord le chevalier, rdre militaire de Saint-Louis.
— Rappelé en France,
VI° Le marquis de Beauharnais
15è gouverneur (1726-46)
VII° Claude-Thomas Dupuy
13è intendant (1726-28)
VIII° Gilles Hocquart
14è intendant (1729-44)
20 Son caractère
tions délicates. — Profondément religieux, il sut ménager, au milieu de conjonctures difficiles, l'entente entre les gens d' Église. — Il seconda avec zèle les desseins de l’épiscopat, du clergé, des missionnaires.
830 Son œuvre : — pendant vingt années, il se dévoua à la défense, à
l'extension, au progrès, à la consolidation de la colonie. — L'intendant Hocquart entra dans ses vues et travailla de concert à la réalisation de ses plans. — Pacification des sauvages, règlementation des attributions du Conseil supérieur, aide et encouragement à M. de La Vérendrye dans la découverte de l'Ouest, construction ou renforcement des forts frontières ; — il fut l'âme de cette administration prospère, qui allait tomber entre des mains moins habiles et moins désintéressées. — La chute de Louisbourg (1745) est le seul événement douloureux de son gouvernement.
1o Ses titres : — la maison de Du Puy ou Dupuy, établie en Touraine,
était alliée à la famille de Fleury, à celle de d’Argenson... — Claude- Thomas, chevalier, était avocat au Châtelet, au Grand Conseil, mattre des requêtes, conseiller du roi au Conseil d’État. — Le 23 novembre 1725, il reçoit sa commission d'intendant ; — il débarque à Québec, le 26 août 1726, avec le marquis de Beauharnais.
:— avocat intelligent, érudit, esprit vif et délié, orateur nerveux et écrivain habile ; — mais doué d’un caractère arrogant, opiniâtre, autocrate, engoué de sa personne et de ses idées, poussant ses ressentiments à l'extrême. — “ Il fait en ce pays, écrit le gouverneur au ministre, le général, l’évêque et l’intendant... Il s’imagine être devenu une divinité ! — c’est un homme impraticable ; il suffit que je dise blanc pour qu'il dise noir.” — C'était un chrétien convaincu, et Mgr de Saint-Vallier le choisit comme exécuteur testamentaire. — Il est rappelé le 1er oct. 1728.
10 Famille : — Jean-Hyacinthe, son père, était seigneur de Muscourt,
dans l’Aisne (Champagne), intendant de Toulon (30 avril 1716) : il eut 14 enfants. — Gilles, le troisième, est chevalier, commissaire de la marine. — Ses grands-parents s’allièrent aux familles Colbert et Talon.
20 Séjour au Canada : —le 8 mars 1729, il est nommé commissaire
général et ordonnateur en Nouvelle-France. — Vers la fin d’août; il débarque à Québec. — Le 21 février 1731, il reçoit de Versailles sa commission d’intendant. — Homme de jugement et de tact, d’une probité exemplaire, tout dévoué à ses fonctions, excellent chrétien, il seconde les desseins du gouverneur par un labeur assidu et cpiniâtre. — Malgré les embarras financiers, il sut équilibrer le budget et faire progresser la colonie.
80 Rappel en France : — après son retour, il est promu (ler avril
1749) intendant au port de Brest. — Le 9 décembre 1753, il est élu conseiller d’État. — En 1750, il épousa Anne-Catherine de La Lande, fille