I. Historique
186. Dans Tanliquité, les étrangers ne pouvaient ni succéder ni laisser une succession.
A Rome, en particulier, on doit supposer, en raison du silence des textes et du mépris dans lequel étaient tenus les étrangers, qu'ils ne pouvaient recueillir aucun bien à aucun litre ; ils ne pouvaient donc ni succéder ni laisser une succession. Sans doute, il arrivait fréquemment qu'on laissait aux peuples vaincus leur législation et, notamment, le droit de succéder et de transmettre une hérédité (^). Mais ces droits étaient restreints aux cités mêmes pour Icsquielles ils étaient maintenus, et les étrangers qui en bénéficiaient ne pouvaient ni recueillir la succession d'un citoyen romain ni laisser une succession à Rome (^) ; on peut, au surplus, tirer eu ce sens argument de ce que les étrangers ne pouvaient recueillir de libéralité {»).