‹ Tablettes napolitaines (volume 2)Chapitre 8 sur 61 · D 10 RAM A · texte numérisé non relu

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vages ; on dirait qu'ils sont tristes encore des joies des Caligula et des Néron , et que le sang d'Agrippine, égorgée dans ces lieux, y flétrit la nature et l'épouvante encore. Le lac d'Averne touche le golfe de Baies. Les Champs-Elysées en sont bien plus éloignés. Ainsi les excessives voluptés sont plus voisines des douleurs que de la félicité.

Je ramène mes regards sur le golfe de* Naples : plusieurs frégates et vaisseaux de guerre, les uns à l'ancre, les autres, les ailes déployées, volant sur les ondes, complètent le mouvement et la vie de la perspective maritime, qui semble rivaliser avec la perspective terrestre , pour faire éclore dans l'âme mille idées et mille sensations nouvelles. Que viennent faire ici ces escadres de diverses couleurs? Représenteraient-elles des oiseaux de proie , poursuivant d'un vol acharné le phénix de la liberté partout où il s'efforce de renaître ? Quelle que soit leur destination , elles produisent sur le golfe un effet très-

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