LES FEMMES DE NAPLES
En arrÎTant dans l'il* , je sentis un air doux qui rendait les corps lâdies et paresseux ; je remarcfaai que la campagne, naturellement fertile et agréable , était presqu'inculte, tant les faabitans étaient enne-^ mis du travail. Je tîs de tous côtés des femmes et des filles dont les grAces étaient affectées : on ne voyait point sor leur visage une nobte simplicité et une pudeur aimable, qui font le plus grand charme de la beauté. L'air de mollesse, l'art de composer leur visage , leur parure vaine , leur démarche languissante, leurs regards qui semblaient chercher ceux des hommes, letuns ialouûas «ntr'alles pour allumer de grandes passions ', en un mot, tout ce que je voyais dans ces femmes me semblait vil et méprî~ sable : àforce de vouloir plaire elles me dégoûtaient.
VÉMihOX.
La Napolitaine n'est ni belle ni jolie; un reflet grisâtre donne à sa peau une nuance sombre et changeante ; on cherche dans sans port la noblesse et la gpê^* Sa tête,
au lieu de se balancer mollement, ne se meut
qu'avec roideur et par saccade, comme si elle était attachée à son coi^ par des câbles. On