HERCULANUM ET PORTICI
Scilicet «Vtenptt* veniet cunt finibus illii Agrieola, ineurvo- terrain molitus antro , Exc«w loTentet scabim mUgiiie pila ^ Aut gra^ibus rostris galeas pulsabil inaaes , Kt êKoMëia grandla mirabitur cms lepulerifl.
VXRG.
Un )onr le laboureur dans ce» mêmes sntons , Où dormeaft les débris.de tant de bataillons , Heuiiant a^ec le soc leur antique dépouille » TrouTera sons ses pas des dards rongés de roiaille , Entendra retentir les casques des héros Kt d*an cetl cfirayé contemplera leurs os.
DSIiII.I.B.
C'est aussi un laboureur qui, en heurtant ai^ec le soc le chapiteau d'une colonne, a le premier découvert, en 1689, la ville d'Herculanum; mais ce ne fut environ que quatre -vingts ans après, sous le règne de Charles III, que commencèrent le» fouilles^
Deux villes Tune sur l'autre, voilà le phénomène que présentent Portici et Hercula*> uum: la première est en supérpositiop.aveat^
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seconde.. Depuis réruption vésuvienne de 79 f époque du règne de Titus^ Herculanum dort avec ses antiquités dans les entrailles de la terre ; car les excavations qu'on y a pratiquées sont si imperceptibles, qu'elles n'ont pu troubler le long sonomfieil de cette belle cité.
Les souverains ont un zèle extrême pour fouiller dans les poches des peuples; mais s'agit41 de fouiller une terre recelant les trésors des sciences, des beaux -arts dont la découverte doit accroître le domaine de la pensée, alors les pasteurs-couronnés montrent la plus grande apallâe , comme s'ils craignaient qu'une lumière souterraine, éclairant leurs troupeaux , ne les rendit indociles au ciieau ijui les tond. Tettes étaient mes réflexions lorsque |e descendis par une espèce de puits dans Herculanum. Arrivé au fond , on se glisse plutôt qu'on ne mardbe dans des senties étroits , ténébreux , humides , et c'est a^ec une peine infinie qu'à la lueur des tor-
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cbes OB parvient k dUoeroer la forme d un ^ vaste théâtre ; mais U est impossible d*an apprécier Tarchitecture et les proportions. Malgré la confusion et robicurité répandues sur tous les objets, d*intrépides amateurs qui ont de la foi dans les yeux comme dans l'esprit, se sont extasiés à diaque pas devant les merveilles invisibles de ces catacombes* Pour moi, j'en sortis à demi asphyxié, en qualiiSant de fossoyeurs les prétendus ingénieurs qui ont dirigé les fouilles. Le bon rm Charles III , lorsqu'il a voulu couvrir son royaume de palais, ridicule assemblage de luxe et de mauvais goût, a bien su se procurer de Targent ; il n'en a point trouve pour déter* rer les monnmens d'fiercuhmum, et ce^ pendant les chefe-d-œuvre des^arts, simple»
échantillpns des merveilles neiifermées dans cette soyterrainecité, diefs-éHo&uvre exhumés sans grand travaik, sont d^un prix inesti^ mable.
Au défaut du roi, la nation tout entière
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n'aurait-elle pas du rédamer Fentreprise de ces nobles travaux? G)niment stimuler sapa- . resse et donner du mouvement à sa croupissante civilisation, si elle reste indolente et froide quand Herculanum lui crie : tu me foules à tes pieds , rends^noi le soleil qui s*est couché pour moi depuis dix-huit siècles ! Comment donner de l'ardeur aux Napolitains?
rien de plus facile : persuade^les que les os d'un grand saint sont inhumés sous Portid, alors vous les verrez remuer la terre comme des taupes, et la ville d'Hercuknum sortira de son tombeau. •
Les Napolitains ont poussé leur stupide apathie jusqu'à déposer des collections précieuses de vases, de tableaux, de statues et de raretés de toute espèce tirés d'Herculanum , de Pestum , jusqu'à déposer, dis-je , tous ces trésors dans le muséum de Portici, au pied même du Vésuve , sur là route de la destruction ; et si la lave qui en 171^ a dévoré Torre del Greco , s'était dirigée vers
Portid, c'en était fait une seconde fois de toutes ces antiquités. Mais patiente; ce qui n'est pas arrivé au dix-huitième siècle arrivera probablement au dii-neuvième.
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