GOURMANDISE DES NAPOLITAINS
Le séoat mit aux Yoix cette affiiire importante , Cl le turbot fut mis à la nnoe piquante.
Ghacpie peupla à soa ton « brillé sur !• terre , Par les lois, par les arts, et surtout par la guerre.
Les Napolitains ont toujours brillé par la gastronomie , yoilà ce qui doit les distinguer des autres nations, et leur faire jeter un grand éclat dans Thistoire. Je ne plaisante pas : si pour un buveur rien n'est plus admirable qu'un Anglais , pour un gourmand rien de plus respectable qu'un Napolitain.
Noble ou plébéien, peu importe, diacun se fait un honneur et un plaisir de la gloutonnerie. Les approches du jour de Noël en <^ent la preuve ; alors toutes les cuisines des palais, des maisons bourgeoises et des plus obscurs
réduits sont en combustion , et tout est en mouvement dans la ville de Naples, qui regorge de population. Des pâtres, par Todeur alléchés , munis de (lûtes aiguës et de cornemuses, descendent des montagpes et font une irruption dans cette capitale : à leurs longues casaques de poils de chèvre, à leurs guêtres de peaux de mouton , à leurs chapeaux de forme chinoise , vous les prendriez pour une espèce d*aniroaux^ humains toute particulière ; ils se répandent en grand nombre dans les rues ; ils assiègent les boutiques et les cafés, demandant la charité ; et, sans égard pour les oreilles de leurs compatriotes , ils font crier sans relâche ni paix , ni trêve, leurs infatigables instrumens, dont les sons déchirans vous poursuivent et vous atteignent en quelque lieu que vous vous réfugiiez.
Tout ce tintamarre a pour but de fêter la naissance de Jésus-Christ. Si à son entrée au monde ce divin enfant eût été accueilli