VIE DE CAFÉ
<7flst donc «iasi , troop« iograte «t frivole , Que TOUS tue» de ce temps qui s*einroIe j C'e«t donc ainsi qtie tous pnsses des jours , liongi pour les sots , pour qui p«nse si courts.
VoLXAXRX.
Cette ville de Naples, si belle, si imposante dans son 'ensemble, est, observée en détails, de la plus dégoûtante saleté : les politiques , les pérystiles, les vestibules des temples, des palais, des maisons sont enoombrés d'ordui^s inamovibles : les grands seigneurs et les dames du bel air, en rentrant date leurs hôtels , subodorent sans oesse ces sacrifices quotidiens, trop heureux s'ib ne rencontrent pas Jes sacrificateurs.
Un seul trait suffira pour apprécier les Napolitains en fait de propreté : les artistes^écrotteurs n'ont pas d'autres ateliers
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que les cafés , oh. des individus de toutes les classes savourent le Moka au milieu d'un nuage épais de poussière qui s'élève de plusieurs paires de bottes frottées par des misérables vêtus d^baillons et de crasse. Tandis que dans la pièce voisine, des joaelu*s de billard-, nobles , bourgeois, demi-manans, fument, crient, s'injurient, et se donnent parfois des coups de queue : j'ai vu un comte frapper ainsi un marquis ; je crus qu'ils allaient sortir et tirer l'épée; mais ils continuèrent à jouer avec un calme si grand que je Je pris pour une fureur concentrée dont l'explosion serait terrible comme celle du Vésuve. Le lendemain je revins au même lieu , curieux de connaître les résultats de cette affaire , où leurs vies me semblaient compromises ; queUe fut ma surprise, de retrouver les deux nobles champions à leurs postes de billard 2 jouant comme s'ib eussent été les meiUeurs amis du monde l
11 faut, dira-t-on, que les lois contre les
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duek fl6ieot bien sévères à Napfes? nuUe ment ; cette heureuse terre , vierge de ces sortes de délits, a toujours épargné au législateur la peine de les réprimer*
Jamais, dans ce pays, des abbés'joumalktes ne peuvent donner carrière à kiir éloquence dcéronienne , en fulminant des quousi/uù tandem contre les combats singuliers; la lit-* térature napolitaine y perd des morceaux classiques, mais la population y gagne; jamais un intr^de curé, armé de la lanœ de son suisse , dd>out à la porte de son église , n'ena interdit l'entrée aux cadavres des duellistes sollicitant un de prqfundis et de Veau bénite, ce qui prive la ville de Najrfes de scènes fantastiques mêlées d*h(Mrreur et de ridicule ; du moms la religion , déjà si décréditée, n'a pas i coD^attre un nouveau seandale qui four»
nisse des armes à ses ennemis*
Mais si les Napolitains ne se battit pat régulièrement, comment s'y prennent - ils , lorsqu'ik jugent à propos de se venger ? Leur