LA MUSE FRANÇAISE
AU XYI* SltlA.
MusB de nos aleuz , on te yit autrefois Visitant les forêts des Francs et des Gaulois , La serpe d'or en main , le front eeint de yeryeuae , Détacher en chantant le gui sacré du chêne.
Plus tard , tu parcourus sur un char yaporeux Les donjons , les tournois , les chfttels de nos preux : Éternisant leur flamme , élevant leurs trophées , Tu marchais » conduisant le cortège des fées. Quelquefois aux rayons du solefl le plus pur » Livrant aux doux zéphirs ton écharpe d*azur , Sur nos lacs transpafens mollement entraînée , De joncs et de glaïeuls la tête couronnée , Tu passais comme un songe ; et y pour te recdjroir , Un palais de cristal s'entr'ouvrait vers le soir. Notre roi chevalier te vit , simple et légère , Arriver à sa cour en habit de bergère :
Ton langage naissant , ta naSve candeur , A force d'innocence alarmait la pudeur ; Marot sut » te guidant n^ers la double colline , Prêter un air d'aisance à ta marche enfantine ;
De l'esprit et du goût t*enseigner les secrets , Et d'un Toile léger embellir tes attraits.
Invoquant tour à tour Euripide et Térence , ^ Et d'un double tbéâtre osant doter k France , Dans leur superbe espoir , Des Perriers et Baîf Tentèrent d*ennoblir ton langage naïf ; Mais en vain. De leur luth tes jeunes mains lassées Par de faibles accord^ tral^ssaient leurs pensées. Un jour sans doute, un jour , 6 .Muse des Français , On te verra vçler à de nouveaux succès !
Empruntant les atours des vierges <jb TÉlide , Tu ceindras la tunique et la blanche çhlamydl^- Ah ! pniaaeft-tu YÀsqsM ^ ^or le cothurne altier , Te frayer yen le Pimje njpplus noble sentier ; Et te montrer ,en$^;sur 3es commets ^i<|«e9 , Le front resplendissattt ^es paltn^ olympiques!
M X. B. SAixrrxxi.