JÉHOVAH
Gloirb à Dieu seul ! son nom raycmne en se» osfnges ! Il porte dans sa main l'univers réuni ; Il mit rétemité par-delà tous les âges , Par-delà tous les cieux il jeta l'infini.
.11 a dit au chaos sa parole féconde , Et d'un mot de sa'yoix laissé tomber le monde. L'archange auprès de lui compte les nations ; Quand, des jours et des lieux franchissant les espaces^
, Il dispense aux siècles leurs races , . Et mesure leurs temps aux générations.
Rien n'arrête en son cours sa puissance prudente. Soit que son souffle immense , aux ouragans pareil f Pousse de sphère en sphère une comète ardente» On sur les bords du monde éteigne un vieux soleiL
Soit qu'il sème un volcan sous l'Océan qui gronde^ Courbe ainsi que des flots le front altier des monts r On de l'enfer troublé touchant la voûte immonde Au fond des mers de feu chasse les noirs démons.
^ (^ette ode est extraite de la seconde édition des Odetd» M. Victor Hugo , chez Persan, rue de TArbrc-Sw » »«
( 369 ) Oh ! la création se meut dans ta pensée , Seigneur ; tout suit la voie en tes desseins tracée ; Ton bras jette un rayon au milieu des hivers , Défend la yeuye en pleurs du pùblicain avide , Ou dans un ciel lointain, séjour désert du vide. Grée en passant un univers.
L'homme n*est rien sans lui , l'homme , débile proie , Que le malheur dispute un moment au trépas Dieu lui donne le deuil ou lui reprend la joie. Du berceau vers la tombe il a compté ses pas.
Son nom , que des élus la harpe d'or célèbre , ^ Est redit par les voix de l'univers sauvé , Et lorsqu'il retentit dans son écho funèbre , L'enfer maudit son roi par les cieux réprouvé.
Oui , les apges , les saints , les sphères étoilées ,
Et les âmes des morts devant toi rassemblées,
O Dieu !,font de ta gloire un concert solennel ;
Et tu veux bien que l'homme, être humble et périssable,
Marchant dans la nuit sur le sable , Mêle un chant éphémère à cet hymne étemel.
Gloire à Dieu seul ! son nom rayonne en ses ouvrages , Il porte dans sa main l'univers réuni ; Il mit l'éternité par-delà tous les âges , Par-delà tous les cieux il jeta l'infini.
M. Victor Hugo.