MARITIMES ET COLONIAUX
A la fin du rùgnc de* Louis XVI , la situation de la marine royale était à peine inférinire à wlle de ses plus brillantes époques. ^3 vaisseaux lie haut-bord, 6q frégates, des corvettes, bricks, etc., en nombre ])roportiûnné, protégeaient un rielie eoinrncrce avec le Ijevant,les Grand -Indes et le ISouveau-Mondc. Les inarcliés de la Méditerranée recevaient avec une faveur niar(piée les produits de l’industrie nationale qui, à elle seule, embrassait la moitié des Iransaetions entre les Orientaux et les comptoirs européens. .Sur 1rs côtes de l'iiulosfan, la compagnie anglaise avait jeté les fondeniens de sa prodigieuse puissance, mais la suprématie ne lui était pas alors tellement acquise, qu’on ne pût espérer de la lui dismiter encore. Alais c’cHait surtout aux .Antilles que la prospérité coloniale .semblait arrivée ;i sou plus haut terme. Saint-Domingue seul était le centre d’un mouvement d’importation et d’exportation, dont la somme en i excédait 700 millions de francs.
Ci’tte marine, ces colonies florissantes ont péri sous les coups redoublés de r.Angleterre, secondée dans son active inimitié par la fureur et l'aveuglement des partis.
Contrairement à l’opinion accréditée par quel(|ues historiens, le corps des oiïiciers de la marine avait moins perdu par l’émigration que ceux de terre. Il en restait trois fois plus <|u’il n’en fallait pour former tons les équipages de la flotte, mais on n’y songea pas. Ce n’était pas du côté de la mer qu'on croyait courir des dangers; les armemens faits au eoinmenceuient de Toulon avaient moins pour objet d’aider l’armée de terre
que de faire des parades diplomatiques telles que celles de Gênes et
de Naples. ( i)