‹ Tableu des guerres de le Révolution, de 1792-1815Chapitre 34 sur 79 · MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

MÉDITERRANÉE

Nous avons vu (page i.S) comment la présence des vaisseaux français facilita le passage du A’ar. C’était l’escadre du contre-amiral Truguet ; forte de 9 vodes elle mouilla devant Nice (a8 septembre 1792) et décida les corps piémontais à battre en retraite. Le mois suivant (a4 octobre), elle bombarda Oneille,dont le port servait de refuge aux pirates qui infestaient le littoral du midi. La place fut occupée et ce coup de main tint en respect Gênes, dont le sénat inclinait à prendre parti pour la coalition. La cour des Deux-Siciles fut pareillement contenue par l’escadre du contre-amiral Latouclie-Tréville qui , bravant 4oo pièces en batterie, força l’entrée du port de Naples {iG décembre), déploya dix vaisseaux sous les murs du palais et fit présenter au roi, par un simple grenadier, une lettre où il exigeait la reconnaissance de l’ambassadeur républicain et la promesse d’une, stricte neutralité. Ferdinand fit au modeste parlementaire un accueil solennel et s’obligea à ce que l’on demandait de lui.

A la suite de ecs expéditions de médiocre portée, les deux divisions navales commandées en chef par Truguet, cinglèrent, l’une de Naples, l’autre de Gênes, vers la .Sardaigne dont on avait dessein de s’emparer pour contraindre à la paix le cabinet de Turin. Battus par de violentes tempêtes, les vaisseaux se dispersèrent et, pendant plus d’un mois, la concentration des forces républicaines fut incessamment contrariée. Enfin (a.T janvier lyqS) on mouilla dans la rade de Cagliari et, après une

(1) Il eut qu'une dÎTersion, celle de Sardaigne qui iThoiia non par défaut de la marine ^ l’evcadrc de l'amiral Truguet était narraitrmcDt montée, mnîa par l'indiiicipline des bataillons mar* ariüais qui formaient le corps d'cxpéc'ttion.

Les perle* cusuyéc* par le ctirps sic* officiers de vaisseaux par suite de U fralii<cn d Hubert et de Trogof, sont postérieures « celU* époque et n’obt point été aussi sensil)?es qu’on l’a dit daiiWe temps. Qu'on consulte les anuitaire.* de la marine de <791 et i8or et Ton verra rombien peu de tnariiu distingués l'cmigration eulrta.

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