‹ Tacite et la littérature françaiseChapitre 5 sur 57 · I. Editions. — En dehors de l'édition ad iisiim · texte numérisé non relu

I. Editions. — En dehors de l'édition ad iisiim

delphini, dont nous avons déjà parlé, on signale trois éditions françaises des œuvres de Tacite. Ce sont celles de :

loPichenaet Gruler, Paris, 1609, in-folio. Le texte est établi sur des bases plus sûres, grâce à de nouvelles revisions des deux manuscrits de Florence ;

2°Lallemand, chez Barbou, Paris, 1760, 3 volumes in-i:2. C'est une édition de vulgarisation plutôt qu'un travail critique.

3° Brottier, Paris, 1772, en 4 volumes in-4% réimprimée avec des corrections et des additions en 1776. Cet ouvrage a joui pendant longtemps d'une très grande réputation, à cause des copieux commentaires qui l'accompagnent. Il n'a pas cessé d'être intéressant, quoiqu'il ait un peu perdu de sa valeur aux yeux de la critique moderne.

II. — Traductions. — Aucun auteur latin ou grec n'a été aussi souvent traduit que Tacite dans le cours de ces deux siècles. Une quinzaine d'auteurs différents s'y sont exercés tour à tour, et l'on ne compte pas moins de trente éditions de ces diverses traductions. Ce fait seul suffirait à établir que la réputation de Tacite ne fut jamais plus grande, ni ses œuvres plus recherchées.

Les principales traductions françaises sont celles de :

10 Jehan Baudoin, 1610, 1619, 1628.

20 Raoul Lemaître, i636.

3" Acliillo tle Ilarlay de Chanvallon, i6/|/j.

/i° Perrol d'Ablancourt, i6/jo. Cette édition fut suivie de dix autres en quelques années. Perrot d'Ablancourt était un infatigable traducteur, et ses contemporains ne parlaient que k des belles infidèles », comme on nommait ses traductions. De ce jugement nous n'avons retenu que la dernière partie.

5° Amelot de la Houssaye, i69o, 1731.

6» Guéri n, professeur de l'Université, 1742.

7° J.-J. Rousseau, le 1er livre des Anna/es, 1753.

8» D'Alenibert (Passages choisis), 1765.

90 L'abbé delà Bléterie, 1768.

10° Le P. Dotteville, 1772.

Il" Bureau de la Malle, 1808, 1817, 1827.

A celte liste il faudrait ajouter une dizaine de traductions de la Vie d'Agricola, des Mœurs des Germains, et du Dialogue des Orateurs, La meilleure traduction de ce dernier ouvrage est celle de Joseph Chénier.

Delamare

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