Acte IV
Scène I. — Tibère essaye d'éblouir Gnéius par de vagues promesses pour lui-même. Il prétend que l'acquittement de Pison ne dépend pas de lui, mais du Sénat. Il fait d'ailleurs ressortir l'ascendant d'Agrippine sur le public.
Chénier met ici en œuvre ce que Tacite dit des ruses cauteleuses de Tibère à l'égard de Marcus Pison. « Tiberiusquo integrum iudicium ostentaret,excep.
tum comiler invenom siicta eri^a filios familinnim nobiles libcralitale au^ol. »> (Ann., 111, S.)
Scène III.— Kmrevuc d'A^Tippinc et lir Cnt-ius. Celui-ci plaide la cause de son père. Il montre (pie le but de Tibère et de Séjan, n'est pas de venjçcr une victime, mais de consolidL'i- leur tyrannie et défaire disparaître un lionmie inlluent. Aji^rippine, pardonne.
Cette invention du poète s'accorde mal avec ce que nous savons du caractère allier et implacable d'Agrippine.
Scène V. — Mais Pison ne veut pas de ce pardon qui le déshonorerait. Poussé par le remords, il avi>ue son crime: sur les ordres de Tibère, il a empoisonné Germanicus. Cnéius est atterré. Pour racheter sa faute, Pison déclare qu'il révélera toute la vérité devant le Sénat.
« ... Ac destinalum promere apud patres, principemque arguere, ni elusus a Seiano per vana promissa foret. » (Ann. III, 16.)