Scène II. — Tibère laisse éclater son mépris pour le Sénat
Mais que sont désormais les pères de l'Etat ? Un fantôme avili qu'on appelle Sénat.
0 lâches descendants de Dèce et de Camille ! Enfants de Quintius, postérité d'Emile !
Delamarre
Esclaves accablés du nom de leurs aïeux,
Ils cherchent tous les jours leurs amis dans mes yeux.
Réservent aux proscrits leur vénale insolence.
Flattent par leurs discours, flattent par leur silence.
Et craignant de penser, de parler et d'agir,
Me font rougir pour eux, sans même oser rougir.
« Ceterum tempora illi adeo infecta et adulatione sordida fuere, ut non modo primores civitatis, quibus claritudo sua obsequiis protegenda erat, sed omnes consulares, magna pars eorum qui praetura functi, multique etiam pedarii senatores certatim exsurgerent fœdaque et nimia censerent. Memoriœ proditur Tiberium, quoties curia egrederetur, Grœcis verbis in hune modum eloqui solitum : « 0 homines ad servitutem paratos. » Sciiicet etiam illum, qui libertatem publicam nollet, tam proiecta3 servientium patientiae taedebat. » {Ann., III, 65.)
Scène III. — Le Sénat s'assemble. Agrippine déclare qu'elle retire sa plainte contre Pison et qu'elle a pardonné. Tibère est furieux ; il exige que « Pison périsse ou qu'il se justifie». Il laisse entendre qu'il réclame une condamnation. — Ceci ressort en effet de la lecture de Tacite. « Nullo magis exterritus est (Piso) quam quod Tiberium, sine miseratione, sine ira, obstinatum clausumque vidit, ne quo alfectu perrumperetur. » {Ann., III, i5.)
Scène V. ■-. Arrive Gnéius. Il vient d'être chassé de sa maison et le peuple en fureur demande la tête de son père.
J'entends partout les cris de ce peuple égaré, Partout le nom d'un père aux insultes livré ; Partout : Germaniicus 1 Agrippine 1 vengeance ! Pison I.,,
L'émeute est un fait liisiuriquc « Si.mil populi anle curiam voces audiehanlur. non lonii.rraluroH manibus, si i)alruin sententias evasisset. KniKiosc|ur PLsonis Iraxerant in (IcnK.nias ao divell.-l.anl. ni iussu principis protecUi' reposila^iuc forent. » {Ann.,
Agrippine et Cnêiiis y voient la main de Scjan. Scène VI. — Séjan vient annoncer (pir IMsoii s'est donné la mort :
... cl Yoiis ave/ appris Qu'une foule iioinicide exaltait de ses cris. Le vainqueur des Germains, sa veuve magnanime, Qu'au nom de leurs vertus on réclamait un 1 rime. Ils appelaient Pison ; j'arrivai jusqu'à lui. Quand déjà croyant voir la troupe forcenée, Pison, d'un coup Iro}) sur, Irancliait sa destinée.
Le poète abrège les détails et pour des raisons d'ordre dramatique change le lieu el Tlieure de la mort de Pison. Ce n'est pas en elFct au moment de l'émeute, mais le lendemain ; non pas sur la voie publique, mais dans sa maison et de sang-froid (pic Pison se donna la mort (Ann., III, i5.)
Autre changement. Chénicr transforme en discours la lettre que Tacite dit avoir été écrite par Pison avant de mourir.
Dès qu'il entend parler de César el des lois, D'une âme ferme encor. mais d'une faible voix : C'en est fait, me dit-il, la trahison m'assiège ; Tu sais quels ennemis m'ont préparé le piège ; On les nomme, on les vante, et cerUin de périr, Je leur prouve du moins qu'un Romain sait mourir.
Il faut sans leur parler de crime ou d'innocence,
Annoncer que Pison succombe à leur puissance,
Leur présenter ce fer, ainsi qu'à mes amis.
Le porter au Sénat, le donner à mon fils.
... Et si l'on croyait mon trépas légitime,
Que Pison condamné soit la seule victime.
Fier, orgueilleux peut-être en ma calamité,
Je n'ai point de César imploré la bonté ;
Mais qu'à mes derniers vœux Tibère soit propice :
Pour un fils innocent j'implore sa justice.
(( Récitât codicillos a Pisone in hune ferme modtim composites : u Conspiratione inimicorum et invidia falsi criminis oppressus,quatenus veritatiet innocentiae meae musquam locus est... vosque oro liberis meis consulatis » (Ann., III, i6.)
Tibère consent à remplir les dernières volontés de Pison :
Quant au vœu de Pison sans peine j'y souscris : Cnéius a des vertus dont je connais le prix ; Que d'un malheureux père il garde la fortune.
Telle fat en réalité la décision de Tibère {Ann., m, 17-18). Mais ce dénouement est trop simple pour une tragédie : un suicide, c'est peu pour l'époque où écrit Jos. Ghénier. Donc, Cnéius ne veut pas de ces biens et de ces honneurs que lui oiîre Tibère. Il révèle au Sénat que son père était coupable, ayant été, dans ce meurtre le complice de Tibère ; puis après des imprécations contre l'empereur et son favori, il se tue avec le poignard encore teint du sang de son père.
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§;• — I-i^ M"il <l<' ïilxiT f/t' Lucwn Arnauii ^iJîuh)
Voici une pièce dans kuiuelle ti^urent des personnages hisloricjnes, el qui n'a pourtant rien d'hislorique. Si nous la signalons, c'est uniipieiuent à cause d'une scène qui est en partie empruntée à Tacite.
L'action se passe dans les derniers jours du règne de Tibère. Le vieux tyran est malade et l'on annonce que sa fin est prochaine. Aussitôt les andùlions s'éveillent et les complots s'organisent. Galba se met à la tête d'une conspiration républicaine, el Macro, préfet du prétoire, se déclare en faveur de Caligula. L'histoire ne dit rien de ce réveil des idées républicaines. En tout cas, il est tout à fait invraisemblable que Galba s'érige en chef de parti, et qu'il se livre en étourdi pétulant aux bravades héroïques que lui prête Lucien Arnault. La prudence, la réserve, le o-oût de la vie privée, étaient ses qualités maîtresses; son esprit était d'ailleurs médiocre, son caractère plutôt faible el nullement aventureux. On connaît le portrait qu'en a tracé Tacite : « Velus in familia uobilitas, magnte opes, ipsi médium ingenium, magis extra vitia (piam cum virtutibus; fama' nec incuriosus nec venditator; pecunia- aliéna- non appetens, suœ parcus, publica^ avarus;amicorum libertorumqueubiinbomosincidisset, sine reprehensione patiens, si maie forent, usque ad culpam ignarus. Sed claritas natalium el metus temporum obtenlui, ut quod segnitia erat, sapienlia vocabalur. Maior privato visus, dum privalus fuil,el omnium c.msensu capax imperii, nisi imperasset. » (//.,ï» 49-)
Quanta Macro, s'il n'avait pas dans la réalité le caractère qu'il a clans la pièce, il était du moins le partisan avéré de Gaïus Cailgula. « (Macro) gratiam G. Gaesaris, nunquam sibi neglectam, acrius in dies fovcbat. (Ann., VI, 45.)Tibèremême le lui reprochait : « Namque Macroni non abdita ambagc occidentem ab eo deseri, orientem spectari exprobravit. (Tiberius) (ibid. 46).
Au troisième acte, Tibère paraît. Pâle, épuisé, mourant, le vieil empereur reçoit les plates adulations du Sénat et du peuple et s'efforce encore de faire quelque figure pour tenir en échec les ambitions qui s'agitent autour de lui. Mais c'est en vain qu'il se redresse : le mal est trop profond et va le terrasser. Retiré dans ses appartements, Tibère s'évanouit. Il appelle son médecin Ghariclès. Voici ce que raconte Tacite : « Erat medicus arte insignis, nomine Ghariclès... Is velut propria ad negotia digrediens et per speciem officii manum compiexus, pulsum venarum attigit. Neque fefellit : nam Tiberius, incertum an offensus tantoque magis iram premens,instaurari epulas iubet, discumbitque ultra solitum, quasi honore abeuntis amici tribueret. Ghariclès taraen labi spiritum nec ultra biduum duraturum Macroni firmavit. » (Ann., VI, 5o.)
La scène était trop simple et L. Arnault a senti le besoin de la dramatiser, rapportant à cet incident le stratagème employé par Tibère à l'endroit du devin Thrasyle {Ann., VI, 21.) Pour s'assurer que son médecin lui dit la vérité sur son état, Tibère ordonne à un soldat de le tuer à un signal convenu. Ghariclès comprend le péril, et déclare que sa
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vio à lui, est en danjçoi , mais quVlIe e»l liée à celle de reinpereur. Celle scène udmirabiciiicnt conduite est la meilleure de la pièce.
A l'acte suivant, nous assistons à une séance du Sénat. On croit Tibère mort ; les sénateurs se sont réunis, sur la convocation de Macro, et ont proclamé G. Cali^ula, empereur. La mémoire de Tibère est maudite et sa statue est foulée aux pieds. Tout à coup, la porte s'ouvre et Tibère, d'un pas débile, le visag:e déjà marqué par la mort, parait aux veux des sénateurs. La consternation se répand dans tous les rangs, nul n'ose lever les yeux. Seul, Galba, fidèle à l'invraisemblable caractère qu'il a dans la pièce, se lève et brave le vieillard mourant.
Sauf ce dernier trait, la scène est presque liistori que. « Septimum decimum Kalendas Aprilis interclusa anima, credilus est mortalitatem explevisse. Et multo gratantum concursu ad capienda imperii primordia G. Gjesar egrediebatur, cum repente affertur redire Tiberio vocem ac vires, vocarique qui recreanda? defectionis cibum alferrcnt. Pavor hinc in omnes; et ceteri passim dispergi, se quisque nifestum autmesciumfingere; Csesar, in silentium fixus, a summa spe novissima expectabat. » (.1^//., VI, .')<)).
Tacite raconte que Macro précipita le dénouement en faisant étouffer Tibère sous des couvertures. « Macro inlrepidus opprimi scnem inieclu mult;e vestis iubel discedique ab limine. )>(//?/.) D'autres historiens ont parlé de poison, notamment Suétone. C'est celte version que suit Arnault. Il suppose que Chariclès, apprenant que ses frères et
ses fils sont inscrits sur les listes de proscription,
a donné du poison au vieil empereur.
Dans la dernière scène, nous voyons Tibère
déjà miné par le poison, se préparer à punir Caligula. 11 accable le jeune ambitieux d'outrages et de malédictions, pendant que le licteur tient la hache levée sur sa tète, mais au moment où le coup va être frappé, c'est la couronne impériale que l'empereur défaillant pose sur la tête de Caligula.
§ 8. — Une fête de Néron par Alexandre Soumet (1829)
Cette fête de Néron, c'est l'horrible drame qui se passa à Baïa, en Sg, à savoir le meurtre d'Agrippine, sur l'ordre de Néron. Le poète s'est inspiré de Tacite, mais sans le traduire de très près; il lui a emprunté le sujet, et l'a suivi assez exactement dans la peinture des caractères.
Au premier acte, une grande fête se prépare sur la plage de Naples, en face de la mer d'azur. Néron est entouré de jeunes débauchés, de femmes légères et d'histrions, Paris, Senecion, Alba. 11 se prépare à chanter et à déclamer. Tacite raconte les débuts de Néron sur le théâtre. « Acriore in dies cupidine adigebatur Nero promiscuas scenas frequentandi : nam adhuc per domum aut hortos cecinerat, luvenalibus ludis, quos, ut parum célèbres et tantee voci angustos aspernebat. Non tamen Roma^ incipère ausus, Neapolim, quasi grœcam urbem, delegit : inde initiùm fore, ut transgressus in Achaiam
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insi«jiu'sqm* cl anti(piitus sacras ci>ronas ;uIc|»Iuh, inaiorc lama sludia <- iviuin cliccrcl. Kiyo coiitrachini oppidauoriiin vu1i,mis. cl quos c proximis coloniÏH cl municipiis cius rci Taina «ivcrat. tjuique ('^'san'in per honorcni aiit varios usas srctanlur. cliaiii inili- Uim manipiili, Ihcalruin Ncapolilanonim ctunplciil. b (.lnn.,XV,3'3.)
C'est le jour incmc (pictloit ctrc »< uin«- U- iiiaria};c de Néron avec Poppcc. Oclavie csl en exil. Mais le peuple murmure et renverse les slalues de Poppée. « Emanes Poppaeiv proruunl, Oclavia- imagines {^estant humeris, spargunl Oorihus, foroque ae lemphs staluunl. » (.1//AJ.,X1V, (ii.) Ncron ne voil <pi.- trop la main d'Agrippine dans ces menées populaires, il fail mander sa mère à Baïa : il faut (pi'elle consenle au mariage ou meure. Malgré les conseils de Sénc«pie, elle reste inflexible.
Une femme sans frein en malheurs csl féconde; Quelle tombe! Déjà Home brave sa loi.
Je n'ai qu'à prononcer et l'armée est à moi. Le peuple hait Poppée, et ses mille statues. Peut-être en ce moment sont partout abattues.
(Se. Mil.)
Néron essaye d'intimider sa mère. Avec Poppée qui lui donne la réplique, il joue la scène d'Eschyle où Oreste tue sa mère Clytemnestre. Agrippme comprend l'allusion si mal déguisée mais reste inllex.ble. A peine cette scène est-elle terminée que l'on vunl annoncer que les statues de Poppée ont été renversées, que le peuple se révolte et qu'Octavie est aux environs de Ba'.a, mandée par Agrippme. Celle-ci apprend aussi qu'Olhon vienl d'arriver à Honu. et
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veut revoir Poppée ; elle va chercher à exploiter ce fait contre Poppée.
La rivalité de Poppée et d'Agrippine est un fait Instorique. Dans le chapitre où il en parle, Tacite établit avec perspicacité la politique de Poppée: pour arriver à ses lins et vaincre les hésitations de Néron, elle fait appel aux sentiments les plus divers à l'amour que Néron a pour elle, à la jalousie, Lu desir qu'à l'empereur d'avoir des héritiers directs à son ambition et à son impatience à supporter le joug de sa mère. C'est bien ainsi que Poppée nous apparaît dans la pièce, aussi artificieuse que passionnée Il faut lire cette page de Tacite: « Diu mediatatum scelus non ultra Nero distulit, vetustate imperii coahta audacia et flagrantior in dies amore Poppœ* quse sibi matrimonium et dicidium Octavia,, incolumi Agrippina, haud sperans, crebris criminationibus, ahquando per facetias incusaret principem et pupillum vocaret, qui iussis alienis obnoxius, non modo imperii, sed liberlalis etiam indigeret. Cur emm differri nuplias?Formamscilicet displicere et triumphales avos? an feconditatem et verum animum' Timen ne uxor saltem iniurias patrum, iram populi adversus superbiam avaritiamque matris aperiat. Quod SI nurum Agrippina non nisi ûli„ infestam ferre posset, reddeietur ipsa Othonis coniugio : ituram quoquo terrarum, ubi audiret potius contumebasimperatorisquamviseret, periculis eius immixta H*c atque talia lacrimis et arte adultera3 penetran- "a, nemo prohibebat, cupientibus cunctis infrin^i potenliam matris et credente nullo usque ad c^dem eius duratura lillii odia. » (Ann., XIV, i.)
Oft" —
Au second acte, nous voyons l'oi>i>ie dans la compagnie diiii jeune homim-. un certain IMaulus. ([Ui lui fait la cour, et quelle ne décourage \>a» trop. L'iulrigue de Plantas est nécessaire au développement de rintriguc, comme on le verra pU.s loin, mais il y a plus. Cette scène met en relief la profonde immoralité de Poppéc dont Tacite a dit : « Vamie nunquam pepercit, maritos et adulleros non dist.nguens.nequealfectui suo aul aliem. ol.noxia, unde utilitas ostenderetur illuc libidinem translVrcl.at.... Huicmulieri cuncta alla fuerc prater l.onestam am-
mam.» (.'Inn., X1II,45.)
A peine a-t-elle quitté l'iautus, l'oppée s occupe d'écrire à Othon pour accepter le rendex-vous qu .1 lui propose. A son tour Néron parait. La court.sane exerce sur lui sa puissance 'i* -'— ;; lorsqu'à force d-artilkes, elle es. arrivée a obten r de l'empereur la grâce d'un condamne, elle est cer taine que Néron est désormais son esclave
En effet, après cet entretien. Néron es résolu « sedébarrasserde sa mère, n réclame dal..a^^^^^
bonsomcesde Locuste, ''empo.sonneuse lameu • Mais celle-ci déclare qu'elle ne peut rten sur .Vgup
pine :
L'usage des poisons la rend invulnérable ; Et depuis vos discords emprunUnl mon secours. Des philtres prévojanls ont assure ses jours. „ Placuitque prim<, venenum : sed inter epulas principis srdaretur, referri ad casum non polerat, ramBritanniciexitio,etminis,rosten.arcar.
luirvidebatur tnulierisusu scelcrum adversus .nst-
dias intenlae, atquc ipsa preesumendo remédia munierat corpus. » (Ann., XIV, 3.)
Néron s'adresse alors à Anicétus, préfet de la flolle. Celui-ci a son projet :
Que le plus beau vaisseau avec art préparé Soit de riches festons pompeusement paré ; De guirlandes de fleurs que le piège se couvre ; A peine en pleine merque le vaisseau s'entrouvre ; Et que ses flancs brisés disparus sous les flots Emportent avec eux le secret du complot.
« Obtulil ingenium Anicétus liberlus, classi apud Misenum prœfectus et pueritiœ Neronis educator. ac muluis odiis Agripp.nœ mvisus. Ergo navem posse componi docet, cuius pars • .psom mari per artem soluta, efl-underet ignaram : nihil tam oapax fortuitorum quam mare ; et si naufragio, intercepta sit, quem adeo iniquum ut sceleri assignet quod venti et fluctus delmquermt? » (Ann., XIV, 3.)
Quoique sa mort ait été jurée, Agrippine ne tarde pas à regagner le terrain perdu. Elle a intercepté la ettre écrite par Poppée à Othon et la remet à Néron La mort de Poppée et d'Olhon est aussitôt résolue L acte troisième est tout entier de l'invention du poète. Poppée sait que son message a été intercepté, et que sa siuation est critique. Pour se tirer d'embarras, elle fait mander Plautus, sous couleur de se rendre a ses désirs. Pendant qu'ils sont en conférence, Agrippine et Néron arrivent pour les surprendre ; Poppée cache Plautus dans un pavillon voisin, et lorsque Néron lui reproche sa trahison et veut savoir ou se cache Olhon, elle lui montre le cadavre
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de Plaulus qu elle a l'ail tuer, ilit-clle. pour se débarrasser de ses obsessions ; le billet (lu'on a inlerccplê était à l'adresse de Plautiis.
Vaincue dans cette lutte de finesse, AK'ripinn. vtui partir ;Anicétuslui offre de s'eml)ar(iucr sur un vaisseau qu il tient tout prôt.
A la vue du vaisseau qui s'éloigne, au moment où le parricide se prépare, Néron est pris de délire. Il chante les remords d'Oreste parricide et jamais ses accents n eurent plus de sincérité.