NÉRON
Eh bien Poppée, eh bien ! nul ne paraît, o rage !
POPPÉE
On a vu des flambeaux courir sur le rivage.
NÉROK
Serait-ce Anicétus^éclairant son chemin ? Tout est-il consommé ? suis-je empereur enfin ? Quelle nuit î quelle nuit ! attends, je crois entendre.. Rien... rien... Anicétus ainsi me fait attendre !
POPPÉE
Il va venir
Néron
Ecoule, écoute... Parricide 1
Parricide 1
Poppée
Fais voir un cœur plus affermi.
Néron N'enlends-je pas marcher dans l'ombre? On a gémi.
POPPÉE
Non, c'est le bruit des flots expirant sur la rive.
NÉRon Les flots, oui de leur sein sort celte voix plaintive. Ma mère contre moi s'arme du sein des morts. ■N'en doute pas, j'entends... je vois... j'ai des remords. Ah I je n'eus jamais pu sans toi, sans ta colère. Couronner mes forfaits du meurtre de ma mère. (Cf. Tacite, Ann., XIV, lo, déjà cité.)
^ Scène II. -Sénèque vient demander à Néron de s éloigner de la eour. « Ferebatur Seneea, quo mv,d,amsacrilegii a semel averteret, longinqui ruris secessura oravisse. » (Ann., XV, 45.)
Scène VII. Anicéfus concerte avec Néron le moyen de mettre les torts du côté d'Agrippine. On acheté un esclave qui affirme avoir été payé pour tuer Néron. Tacite parle d'un affranchi de ce nom qui « ,e perça d'un poignard, près du bûcher d Agrippme, soit par attachement à sa maîtresse, soit par crainte des bourreaux. (Ann., XIV, 9.) Celui dont parle le poète n'a rien de commun avec le Mnester de l'histoire. Il es, de fait que Néron concerta un plan de défense avec Anicétus. « Nero aud..ovenisse missu Agrippina, nuntium Agerrinum'
data perfert, abticit inter pedes eius ; tum quasi
d^epre^.enso,vinclai„iiciiubet,ute.itiumprin'cipis mohtam ma.re.n et pudore deprehensi sceleris,
—-an -
spontc mortcni siimpisisso conliugercl. » (.Inn.,