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CHAPITRE IX

SERVICE D'EXPLORATION POUR UN CORPS D'ARMÉE QUI N'EST PAS COUVERT PAR UNE DIVISION DE CAVALERIE INDÉPEN- DANTE.

L'Instruction française sur le service de la cavalerie éclairant une armée dit qiie « les brigades de cavalerie de corps » d*armée, protégées en avant par les divisions de cavalerie » indépendante, appuyées en arrière, à petite distance, par » les corps d'armée, peuvent occuper un front relativement » plus étendu et couvrir un espace de 25 à 30 kilomètres. »

Si le service d'exploration est bien fait par les divisions indépendantes, une 2« ligne d'exploration n'est nécessaire que si la l''' fait un changement de front qui découvre la marche du corps d'armée.

Dans ce cas, le service d'exploration et de sûreté au loin est confié à la brigade de cavalerie divisionnaire, renforcée au besoin par une batterie à cheval.

Cette brigade précède l'avant-garde et l'éclairé à une dislance qui varie avec l'éloignement de l'ennemi et qu'on peut fixer moyennement à 12 kilomètres. £lle est répartie en 3 échelons embrassant un front de 20 à 23 kilomètres et occupant une profondeur de 8 à 10 kilomètres.

£ntre la queue du gros de la brigade et la tête de l'avantgarde on laisse un espace libre d'environ 3 kilomètres.

L'un des â régiments opère en pointe. 2 de ses escadrons éclairent le front et détachent des pelotons sur les routes parallèles à celles que suit la colonne. Ils se tiennent à peu près à même hauteur, se partagent en fractions de plus en plus petites, depuis le gros de l'escadron jusqu'à la pointe des éclaireurs , et se relient entre eux et à la cavalerie des corps voisins.

Les 2 antres escadrons du régiment forment le soutien et marchent sur la route principale, à demi-distance des éclaireurs et du â« régiment (1).

Ce dernier, composé de 3 escadrons (le 4" fournit au service du gros de la colonne), forme la réserve; il se tient à 8 kilomètres environ des éclaireurs ; la batterie à cheval marche derrière le 1®' escadron et l'ambulance derrière le 3®. Le service de l"* ligne est fait alternativement par les 2 régiments, qui se relèvent après 3 ou 4 jours.

Si plusieurs corps d'armée avancent parallèlement, à peu de distance l'un de l'autre, il suffira d'avoir 1 escadron en éclaireurs ; les 3 escadrons restants forment le soutien, et le rayon d'exploration augmente.

Si le corps d'armée est isolé, la nécessité de couvrir les flancs exige qu'il y ait 3 escadrons en éclaireurs; on rapproche alors le ^'^ régiment, et le rayon d'exploration diminue.

(1) Ces prescriptions sont empruntées aux instructioDS françaises. Voir le Carnet Aide-mémoire de manœuvres, etc , par le commandant Costa de Serda.

Les voilures de vivres du régiment de réserve {avec un approvisionnement de 1 jour pour la brigade entière) suivent Tambulance, qui est à la queue de Tavant-garde.

Dans les marches en retraite, la brigade de cavalerie est placée généralement à Farrière-garde avec l'artillerie à cheval.

Pour préciser davantage le rôle des escadrons de 1'* ligne, quelques tacticiens font les recommandations suivantes :

Les escadrons d'exploration détachent à 300 mètres de distance â pelotons précédés chacun (à 160 mètres) de S cavaliers en pointe et suivis (à 100 mètres) de 2 cavaliers d'arrière-garde. Ces pelotons détachent à leur tour des patrouilles de 6 à 8 hommes, qui ont pour mission de prendre le contact de l'ennemi et de rendre compte de ce qu'elles découvrent.

Les patrouilles sont précédées d'une pointe de 2 cavaliers, qui restent en vue de la patrouille et communiquent par signes avec elle. Un des cavaliers de cette pointe est le chef de la patrouille.

Les patrouilles ne perdent pas de vue le gros du peloton, mais elles détachent le plus loin possible un groupe de 3 ou i cavaliers d'élîle appelés éclaireurs, coureurs ou batteurs d'estrade et qui ont une complète indépendance de mouvements. La mission de ces cavaliers est de chercher l'ennemi, d'évaluer sa force, de reconnaître la position qu'il occupe ou la direction que suivent ses colonnes. Ils doivent en outre, s'il y a d'autres divisions qui avancent à droite et à gauche de celle dont ils font partie, établir une liaison avec les éclaireurs de ces divisions.

Les patrouilles ont une mission analogue à celle des

éclaireurs et sont en outre chargées d'assurer la sécurité des escadrons détachés. Ceux-<;î ne combattent que pour refouler les patrouilles ennemies et soutenir les leurs.

Des coureurs ennemis pouvant se glisser entre les patrouilles, surtout si le terrain est accidenté, le peloton de réserve de chaque escadron détache 2 cavaliers en pointe et 2 en arrière-garde.

Les escadrons du gros sont précédés, à 300 mètres, par 1 peloton qui dëtache, à 150 mètres en avant, 2 cavaliers en pointe et, à 100 mètres en arrière, 2 cavaliers d'arrière-garde.

La communication entre les escadrons détachés et le gros est assurée par des cavaliers, qui font partie de ce dernier échelon.

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