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CANON

Ecart en portée.

DE 8c

Ecart en direction.

(1) Ils ont été calculés pour les canons de campagne français, dont les propriétés balistiques diffèrent peu de celles des canons prussiens et belges.

DISTANCES

CANON DE 9c

Écart en portée.

Ecart en direction.

CANON DE 8c

Écart en portée.

Écart en direction,

Uécart probable est celui qui offre une probabilité de 1/2 qu'il ne sera pas dépassé. 11 est égal à Yécart moyen multiplié par 0,845.

La connaissance des écarts probables permet de se rendre compte de la dispersion, c'est-à-dire de la répartition sur le sol des divers coups tirés avec une même hausse.

Les lois de la dispersion sont habituellement représentées par la figure ci-dessous, qui se compose d'une série de rectangles dont le centre commun O est le point où la trajectoire normale correspondant à la hausse employée rencontre le sol et dont les côtés sont respectivement parallèles et perpendiculaires à la ligne de tir. Le centre O des rectangles est appelé point moyen,

Oa étant l'écart probable en portée et Oc égal à 4 fois Oa, Ob étant l'écart probable en direction et 0£ égal à 4 fois Oi, le rectangle ABCD recevra les 99 centiè-

mes des coups tirés ; le rectangle FGHI recevra la moitié des coups tirés; le rectangle KLMN, également la moitié et le rectangle PQRS, le quart.

Les écarts probables en hauteur s'obtiennent en multipliant l'écart probable en portée, pour la distance considérée, par la tangente naturelle de l'angle de chute.

Ces écarts diffèrent peu des écarts probables en direction.

Dans l'attaque, l'artillerie n'exécute le tir rapide que pour préparer l'assaut, ou lorsqu'un but important se présente à ses coups pendant un temps très court ; par

exemple, une grande masse de troupes se montrant à découvert, une colonne passant un défilé, plusieurs batteries se déployant ou prenant position.

La défense exécute le tir rapide dans les mêmes circonstances et pour repousser un assaut ou une charge de cavalerie.

L'artillerie ne tire contre les chaînes de tirailleurs que lorsqu'elles sont épaisses et qu'elles menacent ses batteries, ou lorsqu'elle peut les prendre en flanc ou très obliquement d'écharpe.

Les batteries à cheval devant agir promptement et ne restant en position que peu de temps, feront un usage général du feu rapide. Elles ne l'employèrent toutefois contre l'artillerie que lorsqu'elles seront à bonne portée (1) et qu'elles auront bien réglé leur tir.

Une batterie de 6 pièces lance en moyenne 1 projectile en 15 ou 20 secondes dans des tirs ordinaires, et 1 projectile en 6 ou 8 secondes dans les tirs rapides.

Depuis le moment où une pièce s'arrête jusqu'à celui où elle fait feu, il s'écoule 1 1/2 minute, si la pièce n'est pas chargée, et 1 minute si elle l'est.

Pour régler le tir, on prend le but en fourcliette. Cette opération s'exécute comme suit : Le but étant supposé à 1,600 mètres de la batterie, la l'« pièce tirera un obus avec la hausse de 1,S50 mètres. S'il éclate en avant, la i"" pièce tirera un obus avec la hausse de 1,660 mètres. Si celui-ci éclate en arrière, la 3® pièce tirera un coup

(1) A 1,700 mètres, Tartillerie à cheval prussienne met 28 p. c. de coups dans une cible représentant une pièce à découvert ; à 1,800 mètres, 24 p. c, et à 2,000 mètres, 16 p. c. (Hofifbauer)

avec la hausse de 1,600 mèlres. Si ce dernier est trop court, on tirera tous les autres coups avec la même hausse ; s'il est trop long, on prescrira l'emploi de la hausse de 1,880 mètres (1).

On exécute le tir de réglage en visant sur une pièce du centre et, s'il y a du vent, sur une pièce située près de l'extrémité de la batterie ennemie, du côté d'où vient le vent.

Quand on ne distingue pas le but, on place à droite et à gauche de la batterie un observateur qui puisse voir éclater les obus des coups d'essai. Si celui de droite voit la fumée de l'obus à gauche du but et celui de gauche à droite du but, le coup est trop court; si celui de droite voit la fumée à droite et celui de gauche à gauche, le coup est trop long. Cette métho<}e s'appelle la méikode des recoupements.

Il est important que le commandant de la batterie se place sur un point d'où il puisse voir les points de chute des obus et constater les effets du tir.

<1) Le règlement de manœuvres de rartillerie belge explique le réglage du tir comme suit : « Observer attentivement le point de chute et d'explosion du premier projectile. S'il tombe en deçà ou au delà du but, augmenter ou diminuer la hausse pour le coup suivant à tirer par la 2® pièce ; la modifier encore s'il y a lieu pour les coups à tirer par les 3« et 4« pièces, etc. , jusqu'à ce que l'on voie un projectile frapper de plein fouet, ou, si l'on tire contre une troupe, jusqu'à ce que l'on voie se produire des mouvements qui prouvent que les projectiles ont bien porté.

« Si la distance du but est trop grande pour qu'on puisse distinguer ces effets, modifier la hausse jusqu'à ce que, par suite d'une faible augmentation ou diminution qu'on lui aura donnée, l'explosion du projectile se fasse au delà du but, après s'être produite jusqu'alors en deçà ou réciproquement, n

Lorsque le but est enveloppé de fumée et que plusieurs batteries sont en action, le réglage est très difficile parce que Ton ne voit pas les points d'éclatement ou parce qu'on ignore si les obus dont on a observé la fumée ont été lancés par la batterie qui règle le tir ou par une batterie voisine. Dans ces deux cas, on remplace les coups d'essai par une salve, qui produit un nuage d'éclatement visible même au milieu d'une épaisse fumée.

Le tir est bien réglé lorsqu'un peu plus de la moitié des coups sont trop courts. Alors le centre du groupement des projectiles est placé à quelques mètres en avant du front, ce qui est nécessaire pour obtenir de grands effets.

Si le but est éloigné de plus de 2,000 mètres, on procède dans le tir de réglage par augmentations ou diminutions de hausse de 200 mètres et même plus.

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