‹ Tactique de combat des trois armesChapitre 26 sur 55 · CHAPITRE VI COMBAT DU CORPS D'ARMÉE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI COMBAT DU CORPS D'ARMÉE

Rôto de 1 artillerie dans Tatta^ae.

Noas supposerons que le corps d'armée s'avance sur deux routes par colonnes de division ayant chacune son avant-garde.

L'artillerie est divisée en 3 groupes ; S forment l'artillerie divisionnaire et le 3" l'artillerie de corps. Ce dernier se porte en avant dès que le commandant juge nécessaire de renforcer l'action des autres groupes. Il n'est nullement destiné à jouer le rôle de réserve, c'est-à-dire à n'entrer en action qu'au dernier motnent.

Pour ne pas disloquer un régiment entre â divisions, il faudrait donner à chaque division un régiment de 6 batteries (1) et assigner un régiment de force égale, plus â batteries à cheval, à l'artillerie de corps.

(1) Le nombre de 4 batteries, admis généraleiiient, constitue un minimum. En le portant à 6 et en diminuant de 1 le i\<!imbre des batteries montées de i^artilierie de corps, on tiendrait Compte de rimportance croissante de Tartilierie provenant de la n^ceisité de préparer d*autant mieux les attaques que Tarmement 6t là Ilictiqué de Tinfanterîe se perfectionnent davantage . .

Cela vaudrait mieux que de répartir toute l'artillerie du corps d'armée entre les â divisions, comme on l'a proposé récemment en Allemagne.

Les batteries divisionnaires, non désignées pour l'avantgarde, marchent derrière le l""' bataillon du gros. La même place est assignée aux batteries de la â*' division quand le corps avance sur une seule route.

L'artillerie de corps marche derrière l'artillerie divisionnaire qui a fourni les batteries de l'avant-garde (1).

Lorsque la cavalerie qui couvre la marche de lavantgarde rencontre l'ennemi, ou lorsque les feux de celui-ci l'empêchent d'aller plus loin, le commandant de l'avantgarde établit son artillerie sur un emplacement favorable, à 1,500—1,800 mètres des postes détachés de la défense, pour couvrir le déploiement de l'infanterie et en protéger la marche.

Cette artillerie battra les postes avancés qui devront être emportés d'assaut ou refoulés, suivant qu'ils seront ou ne seront pas retranchés.

Pendant ce temps, la cavalerie du rideau se portera sur les côtés et en arrière des batteries pour les protéger, en attendant qu'elles soient appuyées par les troupes de l'avant-garde.

Elle a aussi pour mission d'empêcher que la cavalerie ennemie ne fasse de grandes reconnaissances sur les flancs de cette avant-garde ou ne menace ses communications.

(1) Von Sch^U lui assigne pour place habituelle la queue de la Ite brigade du gros. Les instructions françaises la placent à 500 mètres en arrière de la 1^^ division. Il nous semble préférable, pour les diverses raisons exposées plus haut, de la rapprocher davantage de Tavant-garde.

Anssilôl que les postes avancés ont été refoulés ou emportés d'assaut, rinfanterié de Tavanl-garde avance sur Tun des côtés de la batterie. Cette dernière suit lé mouvement quand la 2® ligne de ^avan^ga^de est arrivée à sa hauteur. Son aile non appuyée est protégée par la cavalerie divisionnaire.

Dès que Tavant-garde éprouve une résistance sérieuse, elle prend position, et le commandant du corps d'armée se porte en avant avec le commandant de l'artillerie pour reconnaître l'ennemi et prendre ses dispositions. Pendant ce temps, l'artillerie de l'avanl-garde tirera contre les batteries de la défense, si celles-ci ouvrent alors partiellement le feu, comme il leur est prescrit de le faire.

La cavalerie du rideau prolongera généralement le front de l'avant-garde, pour mieux couvrir les mouvements et les préparatifs qui se feront en arrière. Elle se portera en S"* ligne, derrière l'aile la plus menacée, aussitôt que le gros sera déployé et que l'attaque commencera.

Lorsque les divisions avancent séparément, les batteries des avant-gardes se tiennent sur les ailes extérieures de ces avant-gardes (fig. 107) et exceptionnellement sur les ailes intérieures (si les divisions se sont écartées par la marche au point qu'il s'est formé entre elles un trop grand vide).

Le gros de la division se placera sur l'aile extérieure de l'artillerie divisionnaire, laquelle se trouvera ainsi entre l'avant-garde et le gros (fig. 108). Cette disposition est très favorable pour soutenir l'attaque enveloppante. En effet, placée ainsi, l'artillerie pourra tirer longtemps sans être masquée par les troupes chargées de déborder l'aile ennemie, et elle se trouvera aussi dans de meilleures conditions pour appuyer un retour offensif.

Les deux avant-gardes, au moment où toute rartîllerie divisionnaire est entrée en action, présentent Timage de la figure 107.

La cavalerie couvre les ailes extérieures jusqu'à ce que des subdivisions du gros viennent la remplacer.

L'artillerie de corps (1) s'établit, au moment voulu, dans l'intervalle de ces avant-gardes pour les relier entre elles.

Le gros se déploie en arrière.

Le corps d'armée est alors disposé comme l'indique la figure 109.

Si le corps d'armée marche sur une seule route, l'avantgarde unique doit avoir assez d'artillerie pour que l'ennemi ne puisse pas accabler ses batteries et les rejeter sur le gros, dont le déploiement exigera beaucoup de temps.

Il sera donc nécessaire de mettre en ligne toutes les bouches à feu du corps d'armée, l'attaque ne pouvant réussir qu'à la condition de démonter ou d'affaiblir notablement l'artillerie de la défense. En conséquence, les 2 dernières batteries de la 1'° division s'établiront d'abord à côté ie celles de l'avant-garde, puis l'artillerie de corps viendra se placer à l'aile de l'avant-garde qui sera le plus rapprochée de l'extrémité de la ligne contre laquelle l'attaque décisive est dirigée.

Généralement, le 1*" échelon de l'artillerie de corps sera composé de 6 batteries.

On ne formera 3 échelons de 3 batteries que si l'artillerie de la défense est très puissante.

(1) Y compris la batterie à cheval qui a soutenu la cavalerie indépendaute du rideau.

Dans les deux cas, l'artillerie de corps devra ouvrir le feu simultanément de toutes ses batteries et non par groupes isolés de 3 batteries. C'est un principe général; il n'admet d'exception que dans les circonstances particulières où 'l'artillerie doit prendre position au delà d'un défilé ou repousser une troupe de cavalerie qui cherche à entraver sa mise en batterie.

L'ennemi étant déployé et ayant, par conséquent, de grandes facilités pour envelopper le front de l'assaillant, la marche en échelons des groupes de batteries devra être couverte en flanc par la cavalerie et par des détachements du gros qui, plus tard, se placeront entre les groupes pour soutenir leur marche en avant (1).

Les batteries de la S"* division viendront se placer à l'aile . extérieure de l'artillerie de corps, ou à l'ailC' extérieure de . l'artillerie de la l'^' division, suivant qu'on lancera > la 2° division contre l'aile gauche ou contre l'aile droite de l'ennemi. Dans les deux cas, leur flanc non protégé devra être couvert.

L'avant-garde aura ainsi (à 2,400 mètres de l'ennemi) la disposition de la figure 110.

La canonnade contre l'artillerie opposée continuera pendant le déploiement du gros, opération qui exigera 4 à o heures, si le corps ne forme qu'une seule colonne {%,

Pour obtenir des résultats décisifs et terminer la lutte

(1) Pour que Ton puisse intercaler ces détachements dans les groupes, et aussi pour que ceux-ci soient moins gênés par la fumée, on laisse entre les groupes des intervalles d'au moins 100 mètres.

(2) De là résulte, pour Tavant-garde, la nécessité d'occuper une forte position et de livrer un combat traînant où Tartillerie devra jouer le rôle principal.

d'artillerie au moment où ce déploiement finit, les batteries devront se poster à 1,800 mètres de l'artillerie ennemie.

Le combat d'un corps d'armée exigeant plus de temps que celui d'une division isolée, l'infanterie- se portera en avant, dès qu'elle sera déployée, alors même que l'artillerie ennemie ne serait pas entièrement, ou en grande partie, réduite au silence.

L'artillerie se fera accompagner dans sa marche par les détachements d'infanterie qui se trouvent entre les groupes et sur les ailes.

Dès qu'elle aura acquis une supériorité marquée sur celle de la défense, on lui indiquera l'objectif de l'assaut pour qu'elle le batte pendant que l'infanterie se portera en avant. A ce tir, dont la durée sera d'environ une demi-heure, on fera concourir toutes les pièces qui ne sont plus nécessaires pour démonter la partie de l'artillerie de la défense encore en état de nuire.

La figure 110 indique la disposition de la 1*^ division (à 1,800 mètres de l'ennemi) au moment où la S'' brigade est en arrière et où la i"" division se déploie sur la droite pour l'attaque principale.

L'infanterie de l'avant-garde avance avec son artillerie, laquelle doit s'arrêter à 1,100 mètres de l'ennemi.

Pendant cette marche, l'artillerie de la â*" division s'établit entre les brigades, et les 3 batteries à cheval se placent à l'aile droite (voir fig. 111) (1).

L'artillerie divisionnaire suit les troupes et avance sous la protection de l'artillerie de corps, qui reste en place.

(1) Si la nécessité d'allooger la ligne qui attaque de front n'oblige pas à engager la 2^ brigade de la l'*' division, celle-ci sera tenue en réserve (voir les traits pointillés).

Cette dernière prendra en flanc le crochet défensif, ébranlera les troupes que la i"" division devra attaquer, démon-

tera les batteries qui dirigeront des feux d'écharpe contre les troupes assaillantes, protégera Taile intérieure de ces troupes en cas de contre-attaque et canonnera les réserves qui se porteront au secours de Taile menacée de l'ennemi.

La division à cheval sera placée à Taile où elle pourra le mieux agir avec la cavalerie pour compléter le succès.

Pendant Tattaque décisive de flanc, la l^*' division, son artillerie et l'artillerie de corps agiront fortement sur le front de Tennemi pour l'empêcher de dégarnir cette partie au profit de la gauche.

Aussitôt que l'assaillant aura pénétré dans la position, l'artillerie de la â<> division assurera la possession du terrain. En même temps les batteries du front se porteront en avant avec l'infanterie de la ligne de bataille et les réserves tenues jusqu'alors en arrière, pour occuper fortement la position et donner à la division d'attaque le temps de se reformer.

L'artillerie, dans ses nouveaux emplacements, tirera le plus longtemps possible sur les colonnes en retraite et détachera une partie de ses pièces pour accompagner l'infanterie chargée de la poursuite.

La cavalerie placée à l'aile de la 2° division et la division d'artillerie à cheval menaceront le flanc de l'ennemi.

L'artillerie a pour objectif dans la poursuite de détruire la cohésion des troupes ennemies, d'empêcher leur rassemblement, de leur faire subir le plus de pertes possible, d'ouvrir les défilés qu'elles occupent, de les chasser des localités où elles comptent arrêter les poursuivants, de

combattre leurs retours offensifs, de démonter l'artillerie qui les appuie et de lancer des obus sur leurs colonnes en retraite quand la cavalerie doit renoncer à les atteindre.

Comme elle peut, dans ce cas, faire preuve de beaucoup d'audace, elle suivra l'ennemi avec les autres troupes pour être prête à saisir tous les instants favorables à son action et n'arriver jamais trop tard quand elle devra intervenir d'une manière décisive.

La poursuite au loin, ou là grande poursuite, est faite par la cavalerie et par les bataillons qui ont le moins, souffert du feu ou de la fatigue.

Dans toute poursuite, il est important de pousser des. reconnaissances de cavalerie sur les flancs de l'ennemi pour savoir s'il se retire en bon ordre ou s'il est rompu et démoralisé. C'est surtout aux flancs qu'on doit alors" s'attaquer, comme le fit le G*' corps prussien après Sadowa et comme le prescrivit le prince royal de Prusse après Woerth.

Si l'ennemi parvient à occuper une position de ralliement, on arrête la poursuite et l'on prend immédiatement des mesures pour attaquer cette position à la manière ordinaire.

On arrête également la poursuite lorsque l'obscurité ou quelque obstacle empêche de la continuer (tel fut l'obstacle de l'Elbe après Sadowa, et celui du ruisseau de Falkenstein après Woerth).

Dans la retraite forcée ou volontaire, l'artillerie et la cavalerie jouent le rôle principal , qui consiste à tenir l'ennemi éloigné ou à ralentir la poursuite.

On y emploie presque toutes les pièces intactes ; quelques-

unes seulement se porteront en arrière pour protéger le ralliement. Afin qu'elles ne produisent pas un fâcheux effet, ces dernières se replieront d abord au pas et en bataille; après seulement, elles se formeront en colonne et prendront de vives allures.

La position de ralliement se trouvera tantôt en arrière du front, tantôt en arrière d'un dçs flancs. Dans ce dernier cas, le feu de l'artillerie et de l'infanterie qui s'y porteront lés premières, ne sera pas masqué par les troupes battant en retraite; mais, d'un autre côté, l'ennemi pourra plus facilement couper ces troupes de la position de ralliement. Si cette position est prise en arrière et si elle occupe un terrain dominant, on étagera les batteries pour tirer au-dessus des troupes refoulées, ce qui sera toujours avantageux.

A Gravelotte, les Français couvrirent la retraite de leur aile droite avec l'artillerie étagée qu'ils avaient établie sur leur front, à l'est de Saint-Privat.

Pour dégager les troupes poursuivies, on exécutera des retours offensifs, de préférence contre les flancs du vainqueur. Si on les fait avec de la cavalerie et de l'artillerie, celle-ci se placera à l'aile intérieure (1) ; si l'infanterie en est chargée, l'artillerie se placera à l'aile extérieure (2), et si l'on y emploie l'infanterie et la cavalerie, l'artillerie se placera entre les deux.

Comme ces retours offensifs doivent être exécutés très

(1) Pour qu'ellene gêne pas les mouvements de la cavalerie et ne soit pas masquée par elle.

(2) Pour mieux la protéger contre lentrée en ligne des réserves fie Tennemi .

vigoureusement, on en chargera les Iroiipes qui auront le moins souffert ou qui seront le moins fatiguées.

La composition de Farrière-garde dépend essentiellement de la nature du terrain. En pays ouvert et peu accidenté, elle sera formée en grande partie de cavalerie et d'artillerie.

L'artillerie, dans la retraite, doit défendre le terrain pied à pied et se sacrifier, au besoin, pour sauver l'armée, comme le fit l'artillerie autrichienne à Sadowa.

Si l'ennemi cherche à déborder ou à tourner les troupes qui battent en retraite, l'artillerie formera un crochet défensif et se fera appuyer par la cavalerie, laquelle attaquera en flanc le corps débordant ou tournant.

Rôle de l'artillerie dans la défense.

Le commandant du corps d'armée a lancé sa cavalerie en avant pour observer l'ennemi et l'empêcher de reconnaître la position; il a, en outre, établi des postes d'infanterie sur le front de sa l"* ligne de bataille pour observer l'assaillant, se rendre compte de ses projets et contrarier l'établissement de ses premières batteries.

La cavalerie se rallie sur ces postes et se retire avec eux devant la cavalerie ennemie, le plus lentement possible, vers les ailes de la position (1).

(i) Si, pour être renseigné, on doit occuper des points fort avancés, on porte quelquefois de l'artillerie en avant pour favoriser la retraite des postes qui défendent ces points. Cette retraite se fait vers les ailes, sous la protection de Tartillerie de la ligne de bataille.

L'artillerie de corps se tient en arrière du centre jusqu'au moment où elle doit se porter sur la ligne.

L'artillerie divisionnaire n'est placée près de l'aile extérieure que lorsque cette aile est faiblement appuyée et peut être tournée. Elle oblige alors l'ennemi à élargir son mouvement, ce qui permet à la défense de prendre à temps les dispositions nécessaires pour le combattre.

Les premières pièces que l'on met en position sont destinées à battre le terrain et les routes par lesquelles l'ennemi s'avance, et à protéger la retraite des postes avancés.

On tient les autres à couvert derrière les emplacements qui leur sont assignés. Elles sont mises en batterie lorsque la cavalerie se porte en arrière, ce qu'elle fait aussitôt que l'infanterie et l'artillerie de l'attaque sont arrivées à bonne portée de canon (â,iOO mètres).

A ce moment, la défense n'a pas de plus grand intérêt que de faire taire ou d'affaiblir le plus possible l'artillerie de l'attaque. Elle ne tiendra donc des pièces en réserve que si cette artillerie a une supériorité telle que la sienne serait complètement écrasée avant l'assaut (1).

Von Schell demande que la 1"* ligne d'infanterie soit établie à 300 mètres en avant des emplacements de l'artillerie; mais cette prescription est rarement conciliable avec l'obligation de placer l'artillerie et l'infanterie de manière à ce qu'elles puissent battre les abords de la position {%

(1) Les batteries à cheval étant plus vite mises hors de combat que les batteries montées» et pouvant se porter plus rapidement en avant, on les laissera de préférence en arrière pour les cas imprévus, et surtout pour protéger la retraite et poursuivre Tennemi en fiiite.

(2) On ne peut placer l'artillerie à 300 mètres en arrière du bord

Au moment de Tassaul, on porte vers le flanc menacé Farlillerie restante de la division qui occope ce flanc et une partie des pièces encore intactes de l'artillerie de corps ; l'autre partie reste en place pour combattre l'ennemi au cas où il attaquerait le front de la position en même temps que le flanc.

Dans ce moment, toutes les pièces de la défense tireront exclusivement sur les troupes pour rompre ou afiaibiir leurs rangs. Ce feu devra même commencer dès que l'infanterie sera entrée dans la deuxième zone de combat (1,600 mètres).

On ripostera toutefois aux pièces de l'attaque qui seront placées au pivot du mouvement {voir fig. 108 et 111), pour préparer et soutenir l'assaut.

L'artillerie de corps doit agir jusqu'au dernier moment et au besoin se sacrifier.

C'est un des cas auxquels s'applique la prescription suivante du règlement de l'artillerie prussienne :

<( Il se présente des épisodes de combat dans lesquels l'artillerie doit absolument continuer le feu jusqu'au dernier moment, surtout lorsqu'il s'agit de conserver des positions. Dans ce cas, la perte des canons n'est pas seulement justifiée, elle est honorable. »

La retraite s'effectue d'ordinaire par une aile et quelquefois par les deux ailes.

L'artillerie divisionnaire se conforme dans ce cas aux principes que nous avons exposés plus haut. Ses batteries se tiendront à la hauteur de l'infanterie et se placeront

du plateau, que s'il se trouve là une hauteur qui s^élèvé au-dessus du prolongement du versant à battre. '

dans ses intervalles pour arrêter les poursuivants ou leur faire essuyer des pertes sensibles.

L'artillerie de corps se portera généralement sur des points favorables de la ligne de retraite, en établissant toutefois une partie de ses pièces aux ailes de la position de rassemblement pour protéger les flancs de la ligne repoussée.

Lorsque deux corps d'armée combattent l'un à côté de l'autre et ont un même objectif, le commandant de l'armée peut établir l'artillerie de corps de chacun d'eux à l'aile intérieure, pour avoir au centre 12 ou 18 batteries dirigées par un chef unique (le commandant de l'artillerie de l'armée). Il se présentera cependant peu de cas où cette disposition offrira des avantages réels. En général, les corps d'armée, encadrés dans une ligne de bataille, combattront et disposeront leurs troupes comme- s'ils opéraient isolément.

Page 1