‹ Tactique de combat des trois armesChapitre 28 sur 55 · AU CHAPITRE I DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

AU CHAPITRE I DE LA PREMIÈRE PARTIE

Les expériences citées et analysées dans le chapitre P' du tome 1 et dans Vannexe n"* 1 nous ayant laissé des doutes sur les pertes qu'éprouvent la ligne déployée et la colonne dans la zone des feux rapprochés, et ne donnant aucune indication sur les résultats du tir en marchant, nous avons fait exécuter récemment (en avril 1881), au camp de Beverloo, un tir comparatif par des hommes appartenant à des compagnies spéciales du génie. Ces hommes n'ayant reçu, comme tireurs, qu'une instruction très ordinaire, se trouvaient, sous ce rapport, dans les mêmes conditions que la moyenne des soldats d'infanterie de l'armée belge.

L'expérience avait pour but de constater :

l"" Si une colonne de compagnie serrée en masse, se portant, à partir de i75 pas, à l'attaque d'une ligne épaisse de tirailleurs, éprouve un peu plus de pertes qu'une compagnie déployée, comme l'affirment les instructions sur le tir de rin&nterie belge et de l'infanterie allemande ;

2"* Si le tir en marchant est réellement aussi inefficace que le prétendent un grand nombre de tacticiens.

Les tireurs, au nombre de 180 (sans compter le cadre

qui ne devait pas prendre part an tir], formaient 3 pelotons; ils avaient le sac au dos et occupaient dans le rang un front de 0™75, correspondant au maximum de densité de la chaîne ; chacun d'eux avait reçu 34 cartouches- dont 17 devaient être tirées contre la colonne et 17 contre la ligne.

On leur donna Tordre de charger Farme en marchant, de s'arrêter après 25 pas, à un coup de sifflet, et de rester en place juste le nombre de secondes nécessaire pour viser et tirer. C'était donc un véritable tir en marchant, exécuté sans aucun commandement, mais régularisé par des avertissements au sifflet.

Les tireurs et les cibles se trouvaient sur un terrain uni çt à peu près horizontal.

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