TIR GONTRB LA COLONNE DE COMPAGNIE
La colonne était représentée par 3 cibles de li™20 de largeur (30 files de soldats et S guides) et de 1°'70 de hauteur, placées à 6 pas Tune de l'autre.
Une i'' cible avait été dressée en arrière de la 3** pour constater les effets du tir contre une colonne de compagnie à i subdivisions, comme le sont celles de l'infanterie française, autrichienne, italienne et russe.
Pour qu'une même balle ne traversât pas 2 ou 3 cibles, on avait élevé derrière la l'^ et la 2° un massif en terre à talus gazonnés, ayant la hauteur des panneaux et une épaisseur en crête de O^SO. On avait, en outre, pour pouvoir relever les coups d'écharpe, couvert les faces latérales de ces massifs avec des panneaux de cibles ayant la lar-
geur du terrassement (2 mètres] et snr lesquels était tracée une ligne verticale, à 1 mètre du front de chaque peloton. Tous les coups qui porteraient en deçà de cette ligne devient être comptés comme ayant atteint le 1"^ peloton et tous ceux qui porteraient au delà, comme ayant atteint le peloton suivant.
Les tireurs, divisés en 3 pelotons, furent placés à 475 pas de la cible représentant la tête de la colonne.
Ils devaient tirer 12 balles en visant comme suit : le peloton central, au milieu et au pied de la cible, les pelotons des ailes, au tiers de la largeur et également au pied.
Pour tirer les 5 dernières balles, les pelotons des ailes devaient viser à Textrémité des cibles aGn d'atteindre le front et les flancs de la colonne.
Les assaillants tirèrent, en 10 ou 12 minutes, 3,087 balles.
La dernière cartouche fut brûlée à 75 pas du but.
567 balles atteignirent les 3 premières cibles.
Elles étaient réparties comme suit :
4i5 balles dans la l'*' cible, 80 — î« —
La 4* cible était percée par 45 projectiles dont quelques-uns, vraisemblablement, avait atteint la 3** cible, qui n'était pas terrassée.
Ce résultat fournit un argument en faveur de la division ternaire de la compagnie admise en Allemagne et en Belgique.
On constata, en outre, que le panneau latéral de gauche de la 1'* cible avait été traversé par 17 balles et celui de la S"* cible par 13 balles, tandis que les panneaux laté-
raux de droite de ces mêmes cibles n'avaient reçu respec^ tivement que 5 et 3 atteintes. Il résulte de là que le flanc gauche d'une colonne d'attaque reçoit  à S fois plus de coups que le flanc droit. Cela provient de ce que l'homme visant à gauche, tire plus juste que l'homme visant à droite.