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FORMATION DE COMBAT ET ROLE DE LA DIVISION SUR LE CHAMP DE BATAILLE

Une division de cavalerie en marche est précédée d'une avant-garde qui a pour mission de reconnaître l'ennemi et de favoriser le déploiement du gros.

Lorsqu'elle avance sur deux ou sur trois routes (l), chaque fraction forme son avant-garde particulière, et ces diverses avant-gardes sont reliées entre elles.

L'artillerie marche avec la brigade ou avec les brigades, qui peuvent en avoir besoin pour attaquer des postes retrancha, forcer des défilés occupés par l'ennemi, etc.

Lorsque la division avance sur une seule route, la 1" brigade forme Yamnt-garde générale, qui détache un ou plusieurs escadrons pour former V avant-garde spéciale. Ces escadrons ont à pourvoir au service ordinaire des avant-gardes, consistant à éclairer et à couvrir la marche sur le front et sur les flancs.

La marche sur deux ou trois routes est plus facile et

(1) Deux routes si la division a 2 brigades et trois routes si elle en a 3 .

plus avantageuse au point de vue du service des renseignements , des cantonnements et de la nourriture ; mais la marche sur une seule route offre plus de sécurité et doit être préférée quand une rencontre est imminente.

L'artillerie, d'après le règlement prussien, se place à la queue de l'avant-garde pour soutenir le déploiement d'abord, l'attaque ensuite.

Quelques tacticiens cependant sont d'avis que 2 batteries doivent se tenir avec le gros, pour combattre une agression latérale imprévue et pour relever la batterie d'avant-garde, dont le service est très fatigant; ces 2 batteries suivent alors le 1^' régiment du gros.

L'artillerie de l'avant-garde ne doit jamais être portée dans la zone des reconnaissances. Elle n'avance que lorsque les postes éloignés signalent l'approche de grandes masses de troupes et que la partie de l'avant-garde, qui marche à rangs serrés, doit se déployer. Son action est alors combinée avec des mouvements tournants ou enveloppants de la cavalerie, pour forcer l'ennemi à se retirer ou à se disperser.

Le meilleur moment pour agir est celui oii la masse ennemie cherche à sortir d'un défilé, d'un village, d'un bois, etc. ou à s'établir dans un obstacle de l'espèce pour empêcher l'avant-garde d'aller au delà.

L'artillerie se place alors à portée efficace du débouché (1,500 mèlresj. Si son feu ne produit pas l'effet voulu et si l'obstacle occupé ne peut être tourné, on cherche à s'en emparer avec des cavaliers à pied, qui agiront de préférence sur les flancs de l'obstacle.

Les escadrons détachés en avant pour explorer le terrain et contenir les pointes et les éclaireurs de l'ennemi,

doivent, tout en conservant leur front et en gardant le contact, cacher autant que possible les mouvements qui se font en arrière d'eux.

Quand la 1" ligne s'avance pour Tattaque, ces escadrons démasquent promptement son front, en se portant sur le côté, et Tappuyent ensuite par des attaques de flanc concentriques. Jamais ils ne doivent se replier sur la 1" ligne.

La mission de la cavalerie est terminée dès que la cavalerie ennemie a été refoulée et forcée, de se replier derrière rinfanterie ; elle se retire devant celle-ci sans perdre le contact avec elle et sans cesser de l'observer attentivement pour connaître les dispositions qu elle a prises ou qu'elle se prépare à prendre pour l'attaque. Elle doit s'opposer à ce que la cavalerie ennemie se porte de nouveau en avant de l'infanterie, et pour cela il est nécessaire que ses forces soient plus rassemblées dans la retraite que dans la marche en avant.

La brigade d'avant-garde passe en 3° ligne quand la brigade désignée pour constituer la l*^ ligne et qui s'est avancée derrière le rideau qu'elle forme, est sur le point de charger l'ennemi à l'improviste.

La bonne direction du combat exige que la division soit composée de 3 brigades et fractionnée en 3 lignes composées d'une brigade chacune (1). *

(1) En France, la division a 2 brigades ; une brigade forme la Ire ligne, l'autre se fractionne pour former la 2^ et la réserve. Quelques escadrons pris dans les autres lignes peuvent être réunis à la i>^^, soit pour prolonger son front, soit pour servir de gardes-flancs. Si la i'« ligne n'a pas de gardes -flancs, l'office en est rempli par les escadrons des ailes de la ligne, à qui Ton donne à cet effet l'indépendance nécessaire.

La 1" ligne est la ligne d'attaque;

La 2®, la ligne de manœwjres;

La 3", la ligne de réserve.

Celle dernière devanl agir avec promplitude el se porter souvenl à de grandes dislances, il serait rationnel de la composer des régiments les plus légers et d'employer les plus lourds en l"*' ligne; or c'est le contraire que Ton fait généralemenl.

« La l'" ligne, dit le règlemenl prussien, doit envelopper Faile contre laquelle la ^'^ ligne n'est pas dirigée. Le succès de cette l'" ligne exerçant une influence décisive sur le résultat de la lutte, il faut qu'elle soit constituée aussi fortemenl que possible. On y placera donc la brigade lourde de la division. »

Le règlement français énonce le même principe et dit, de plus, que si la 1"» brigade fournit l'avant-garde — qui souvenl ébauche l'attaque par des préliminaires — la grosse cavalerie doit se trouver en 2" ligne, parce que la 1™ brigade, au moment de l'attaque décisive, passera en â*' ou en 3« ligne.

Dans la formation de rendez- vous (qui doit être abritée ou loul au moins soustraite aux vues de l'ennemi], la 1"* ligne esl en masse, la S** en colonne par peloton et la S'' dans le même ordre que la l*^'.

Quand la 1'** ligne quitte la position de rendez-vous, elle se déploie en ligne de colonnes, puis en bataille (au moment de charger) (1). La ^^ ligne s'avance en colonne par peloton

(1) En Allemagne, on laisse entre 2 régiments en bataille un intervalle de 15 pas (12 mètres); en Autriche, de 20 pas (15 mètres); en France en Italie, en Russie et en Belgique de 24 mètres.

ou en masse par régiment, à intervalle de déploiement (1) et se forme en ligne de colonnes dès que la 1" prend son ordre de bataille. La S** ligne s'avance en masse par régiment, à intervalle de déploiement.

La 1'*' ligne est généralement suivie à 120 mètres de distance par 2 escadrons de soutien, tirés des deux régiments de la 2' ligne [voir fig. 93).

Ces escadrons, formés en bataille ou en colonne par peloton, comblent les vides de la l'" ligne et, en cas de succès, suivent comme soutiens, avec les escadrons ralliés, les escadrons d'ailes dispersés en fourrageurs et envoyés à la poursuite de Fennemi.

A 800 mètres de Fennemi, le chef de la 1" ligne peut encore faire exécuter à sa troupe de grands mouvements de flanc; au delà, il peut faire seulement des mouvements par pelotons à droite ou demi à-droite (à gauche ou demi à-gauche); arrivé à 400 mètres, il doit se porter droit devant lui.

La 2" ligne marche à 240 mètres en arrière de la !'*• (2).

(1) Le règlement français préconise la formation en masse, à intervalle de déploiement ; von Schmidt et la plupart des Allemands se prononcent pour la colonne par peloton.

(2) « La 2« ligne doit être placée à une distance telle de la 1'^ que^ » dans le cas d'un changement de front, elle puisse rapidement *> se développer pour faire tête à Tattaque oblique de Tennemi et 1* devancer, dans le sens du nouveau front, le mouvement critique » de conversion de la 1'^ ligne déployée, laquelle devient ainsi 2®. w Pour réaliser cette condition, il est avantageux que la 2^ ligne soit » placée à peu près à distance entière de déploiement, derrière « la l'« et, par suite de cette disposition, la relation d'espace » entre les 2 lignes se trouve intervertie après le changement de «* front, mais toujours dessinée. L'assaillant qui surviendrait inopi<

Elle peut, quand on dispose d'une réserve , être employée tout entière comme soutien de cette ligne. Dans le cas contraire, on en distrait quelques escadrons qui suivent, comme réserve, l'aile menacée.

Son rôle est essentiellement offensif.

Il est résumé dans les quatre prescriptions suivantes :

a. Quand on manœuvre en présence de l'ennemi, ôter à la !••• ligne toute préoccupation pour la sûreté de ses derrières et de ses flancs ;

b. Appuyer les attaques de la !'• ligne par des attaques de flanc opportunes et repousser l'ennemi conjointement avec la 1'" ligne (attaques de flanc) ;

c. Repousser les attaques de flanc de l'ennemi ;

d. Dans les situations de combat défavorables, recueillir la 1" ligne et, suivant le cas, la dégager par des attaques de flanc (1).

Lorsqu'il n'y a pas de réserve, le chef de la 2' ligne doit toigonrs conserver une partie de ses troupes disponible, soit pour repousser une attaque de flanc, soit pour dégager la l'*» ligne dans le cas où elle serait exposée à une destruction complète.

La réserve se tient à 360 mètres en arrière de la 1'" ligne, débordant l'aile opposée à celle que suit la S** ligne. Ses

f> nément se trouverait alors coutre-battu avec célérité par une ligne • équivalente. » {Rapport sur le Règlement français).

On lit dans le même Rapport : » Il faut qu*en cas de mouvements «> latéraux et de changements de front, les 3 lignes restent bien t> distinctes, et cet ensemble de conditions fait que, dans le dispositif Il de combat, la 8^ ligne trouve sa place à peu près à demi-distance «* en arrière de la 2^ ligne et du côté opposé à celle-ci . »

(1) Règlement prussien.

régiments sont généralement en masse par régiment, avec ou sans intervalle de déploiement.

Les chefs de ligne précèdent leur troupe. Celui de la â" est le plus indépendant des trois et agit la plupart du temps sans attendre des ordres du commandant de la division.

La 2** ligne, en attaquant Faile de la l'" ligne ennemie, doit avoir soin de protéger par quelques escadrons son flanc extérieur (celui que menace la â"* ligne ennemie]. Si elle doit engager toutes ses forces dans Fattaque de flanc, c'est la réserve qui sera chargée de protéger son flanc extérieur.

Généralement la S** ligne aura à s'opposer au mouvement que la â"* ligne ennemie dirigera contre l'aile de la !■'<' ligne. Cette opération sera difiicile et dangereuse, si elle doit se faire au moment oii la S'' ligne a déjà commencé son mouvement d'attaque contre la l"* ligne ennemie. Afin qu'elle puisse changer de direction à temps, elle se fera précéder par des éclaireurs, qui la préviendront de l'approche de l'adversaire.

La 3<* ligne se déploie en ligne de colonnes dès que la S" entre en action. Elle prend alors la place de celle-ci et en remplit le rôle ; toutefois, on ne pourra jamais l'engager entièrement, l'intérêt de l'attaque exigeant qu'il y ait toujours une partie de la S"* ligne disponible pour parer à toute éventualité.

Dans le but de reconnaître le terrain sur lequel elle doit opérer et de se mettre à l'abri de toute surprise, chaque ligne pousse en avant de son front des éclaireurs et fait couvrir ses flancs par des patrouilles de combat.

Les éclaireurs doivent bien connaître les signaux qui servent à indiquer à la troupe les obstacles du terrain.

Les patrouilles de combat sont conduites par un officier ou un sous-officier intelligent, et comprennent au plus 3 cavaliers; elles observent et font connaître par des rapports ou des signaux les mouvements de l'ennemi. Les éclaireurs ne démasquent le front qu'au dernier moment, et les patrouilles restent en observation sur le flanc pendant le combat.

Quand la charge a réussi et qu'une mêlée s'en est suivie, les escadrons des ailes de chaque régiment de la 1*^° ligne poursuivent l'ennemi en débandade, et les autres escadrons, après s'être, le plus vite possible, ralliés en avant à la sonnerie refrain du régiment y suivent à 160 mètres de. distance. Si l'ennemi se retire sans attendre la charge, la poursuite est faite par plusieurç escadrons en fourrageurs, suivis par des escadrons en ordre compact.

Quand la charge est repoussée, les escadrons rompus se retirent au galop dans une direction perpendiculaire à leur front; pour favoriser leur ralliement, on fait charger la â"" ligne et on porte la réserve en avant. Arrivés à 80 mètres en arrière et sur le côté de la réserve, les escadrons repoussés font face à l'ennemi et se rallient le plus vite possible.

Le règlement prussien dit : « Si la â'' ligne n'a pas réussi » à intervenir à temps de manière à convertir en succès » une situation critique, alors, à la sonnerie appel {en retraite)^ » tous les escadrons engagés dans la mêlée se retirent au » galop de charge, en ordre dispersé et perpendiculairement » à leur ancien front, puis, à la sonnerie redoublée front, » se rallient le plus vite possible sur le côté et en arrière » de la S'' ligne intacte, sous la protection de laquelle ils » se placent. »

La â'' ligne dégagera la 1'" en faisant immédiatement une attaque de flanc contre les troupes qui la poursuivent.

Si Tennemi vient à se montrer inopinément sur l'un des flancs, la â"" ligne et parfois la S"* exécutent un changement de direction pendant que la l""^ ligne reste momentanément en place. Cette ligne passe en ^'^ ou S"* ligne, dès que le front primitif n'est plus menacé.

Lorsqu'on abandonnera un front pour prendre une position oblique, il sera nécessaire de le faire observer par un escadron qui poussera en avant des patrouilles de combat pour reconnaître la position de l'ennemi ou la direction dans laquelle il se porte.

Dès que les armées sont sur le point de s'aborder, la cavalerie indépendante se retire de la lice et se porte en arrière de l'ordre de bataille, dans des positions abritées, afin de diminuer ses pertes et de faciliter les mouvements des autres armes.

Elle se forme en masse de colonnes en dehors de la direction présumée de la retraite, pour jouer le rôle de réserve qui consiste, en cas d'insuccès, à rétablir le combat et à protéger l'évacuation de la position. A cet effet, elle choisit un terrain favorable à son action, en arrière de l'aile sur laquelle la cavalerie opposée aura le plus de facilité ou le plus d'intérêt à se jeter pour provoquer la retraite ou la rendre désastreuse.

Si l'ennemi fléchit, la cavalerie se porte en arrière de l'aile d'où elle pourra le mieux déboucher, au moment opportun, pour entamer la poursuite et harceler les colonnes en retraite.

Pendant la bataille, lorsque Ton connaît le point sur lequel se fera le plus grand effort, la division de cavalerie

s'ébranle pour menacer Tun des flancs et les derrières de Fennemi, apporter dans le combat l'appoint de ses batteries et prendre d'écharpe les troupes de la 2" ligne ou de la réserve.

Cette démonstration peut produire de grands résultats. Pour qu'elle se fasse dans de bonnes conditions, il faut que la division se jette résolument en dehors et en avant du front par un large mouvement tournant, qu'elle choisisse une position convenable, y mette ses pièces en batterie et prenne son dispositif de combat (1).

La cavalerie, en faisant celte diversion, inquiétera la ligne ennemie, attirera sur elle une partie des efforts de cette ligne au détriment de Faction principale et, par le jeu combiné d'attaques à larme blanche et de feux rapides d'artillerie, fera naître l'occasion de remporter de grands avantages matériels et moraux.

En cas de succès, la division de démonstration harcelle l'ennemi et le poursuit.

Ces prescriptions sont surtout applicables à la cavalerie indépendante d'une armée sur la défensive.

Dans une bataille offensive, le rôle des divisions indépendantes est à peu près le même, qu'elles soient appelées à faire une démonstration ou à servir de réserve.

Le rapport sur le nouveau règlement de la cavalerie française s^exprime à ce sujet comme suit :

« Pendant la bataille, la cavalerie se masse d'abord derrière une aile et, de préférence, à portée d'une artère de communication d'où elle puisse rayonner, observer la

(1) Rapport sur le règlement français.

physionomie du combat et surveiller les alentours du champ de baUdlle.

» Lorsque la lutte est entrée dans cette phase qui accuse de part et d'autre une certaine lassitude et trahit la nécessité de suprêmes efforts, la cavalerie apporte l'appoint de son apparition et menace Tennemi d'un mouvement tournant.

» Si Tinfanterie ennemie, aidée de son artillerie, s'oppose à cette manœuvre, la lutte se résout en grande partie par la puissance de Tartillerie, et la cavalerie ne prononce son attaque que lorsque Tinfanterie est démantelée. Si l'ennemi oppose à cette manœuvre sa propre cavalerie, les deux armes luttent entre elles et la partie se dénoue selon les règles connues.

» Dans Fun et l'autre cas, la manœuvre de la division de cavalerie aura produit une diversion utile, soit en réconfortant ses propres troupes, soit en décomposant la résistance de l'ennemi. »

L'attaque de l'infanterie par une division de cavalerie ne s'exécute que dans des circonstances critiques ou décisives, pour conjurer une défaite en arrêtant à tout prix la marche victorieuse de l'ennemi, pour arracher une vic^ toire indécise et disputée et pour compléter la désorganisation d'un adversaire qui a perdu ses liens tactiques.

Si l'infanterie n'est pas ébranlée et si l'on ne peut pas la surprendre, il est indispensable de préparer l'attaque par des feux d'artillerie.

Lorsqu'une division de cavalerie doit attaquer de grandes masses d'infanterie, les 2 premières lignes et, suivant le cas, la S'' ligne, se forment sur le flanc de Tordre de

bataille ennemi. « Les 2 ou les 3 lignes, convenablement formées en colonnes, se placent Tune à côté de l'autre en se réglant sur leurs objectifs et avec plusieurs échelons d'une largeur, de front proportionnée.

» La 3" ligne, dans le cas où elle aurait été retenue en arrière, suit en ligne de colonnes et appuie au besoin l'attaque avec des escadrons isolés, ou bien encore elle protège le mouvement contre les détachements de cavalerie ennemis qui viendraient se présenter à l'improviste.

» Les derniers échelons se tournent pendant le mouvement en avant contre les objectifs d'attaque qui se présentent à eux et qui n'ont pas encore été assaillis par les échelons précédents ; suivant les circonstances, ils se jettent même sur les derrières de l'infenterie.

» Ces attaques contre le flanc de Tordre de bataille ennemi ne peuvent être entreprises que si la cavalerie ennemie a été mise préalablement hors de combat » (1).

« Dans les attaques contre la cavalerie, la 1" ligne doit toujours se diriger de façon à envelopper une aile de l'adversaire, tandis qu'une partie de la 2* ligne attaquera l'autre aile et tiendra le reste de ses forces prêt à tomber sur les réserves ennemies dès qu'elles se montreront » (2).

Il est utile que l'attaque par la â° ligne n'ait lieu qu'au moment où l'attaque par la l'" ligne a déjà mis du désordre dans la cavalerie ennemie ou produit ce qu'on appelle la mêlée.

(1) Règlement prussien.

(2) Idem.

Pour n'arriver jamais trop tard, la ^^ ligne ne doit pas laisser plus de 240 mètres entre elle et la ligne qui charge.

Une troupe repoussée et vivement poursuivie, ne pouvant se retirer dans une direction oblique par rapport au front d'attaque, reviendra d'abord sur ses pas, puis se ralliera par une marche oblique à une centaine de mètres en arrière de la ligne intacte la plus rapprochée ou en arrière de la réserve. En conséquence, la 2« ligne évitera de suivre la troupe qui charge, afin de n'être pas culbutée par les escadrons rompus, et afin aussi de conserver en avant de son front un champ libre pour les attaques.

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