POSITION MS HU8SB
Voici' quelles étaient alors les positions des Russes sur la Limmat : l'aile droite, général Durassoff, 8 bataillons et 10 escadrons, 6,000 hommes, était à Kloster-Wettipgen et ï Wurenlos, en face Baden. Plus à gauche se trouvait un détachement de 3 bataillons de grenadiers et 400 Cosaques, en tout 2,400 hommes, sous le général Markoff. Les 400 Cosaques occupaient la partie sud du Hardholz, tout près de la Limmat, à environ 1 ,200 pas du point choisi par les Français pour jeter leur pont ; les 2,000 grenadiers occupaient un camp de baraques au nord-ouest du Hardholz, à 1,400 pas du pont projeté. Il y avait ensuite à Hôngg un détachement de 1,000 hommes de cavalerie et de Cosaques. A Textrème gauche était une réserve de 3,000 hommes, à Oerlikon et Schwamendingen, sur la route de Winterthur. Le quartier général de Korsakoff était à Zurich. Il avait détaché de cette ville, sur la rive gauche de la Limmat et du lac de Zurich, le général Gortschakoff avec 5,600 hommes, qui occupaient deux camps : Tun à droite dans le Sihlfeld, et Tautre à gauche à Wollishofen. 3,000 hommes étaient à Kloten, à deux heures de Zurich. Les S,000 hommes qin restaient des 26,000 de l'armée russe étaient détachés sur le haut du lac de Zurich pour appuyer Hotze. Les diJBTérents détachements avaient placé tant de postes sur la rive droite de la Limmat, qu'il y avait au moins une sentinelle tous les cent pas. Le corps de Gortschakoff dans le Sihlfeld, sur la rive gauche, avait ses postes avancés à Altstaetten^ à environ 6,000 pas du point de passage des Français.
POSITIONS Vt DISPOSITIONS TACTIQCBS DBS FRANÇAIS.
Les troupes françaises dont nous avons à nous occuper ici avaient, le 23 septembre, les positions suivantes : la 4'
division, 6,000 hommes, sous les ordres de Mortier, était sur le versant oriental de TAlbis, depuis Adlischwyl jusqu'à Albisrieden, et par conséquent devant Gortschakoff. La 5* division, 12,000 hommes, sous Lorges, s'étendait d'Albisrieden jusque près de Baden, ayant une partie de ses avantpostes de Schlieren à Altstaetten, les autres le long delà rive gauche de la Limmat^ et ses réserves en arrière, sur la Reuss. La 6* division, Ménard, occupait Baden, le cours inférieur de la Limmat et celui de TAar. La division de résene Klein était dans le Frickthal,
Voici quelles sont les dispositions que Masséna ordonna le23:
« La division Lorges, 12,000 hommes, et la brigade de l'aile droite de la division Ménard, 4,000 hommes, en tout 16,000 hommes, passeront la Limmat à Diétikon. L'avant» garde sera commandée par le général G^azan. La construction du pont est confiée au capitaine Dedon, qui recevra les travailleurs auxiliaires d'infanterie dont il aura besoin. Le . chef d'escadron Foy commandera l'artillerie. Dès que le général Lorges sera sur la rive droite, il laissera un détachement à Geroldsweil et Oetweil, contre l'aile droite russe, pour l'empêcher de marcher sur Zurich, et il marchera sur cette ville avec le reste de ses troupes, par Fahr et Hôngg, pour prendre à revers l'aile gauche russe.
« Afin d'empêcher plus efficacement l'aile droite russe de se réunir àTaile gauche, le général Ménard, avec les 4,000 hommes de sa brigade d'aile gauche, fera des démonstrations de passage sur la basse Limmat et l'Aar.
« Pour que le général Gortschakoff, qui se trouve sur la rive gauche, de Zurich à Altstaetten, n'inquiète pas le passage, Mortier l'attaquera le 25 septembre au matin avec ses 6,000 hommes.
« Le général Klein prendra position dans la plaine entre
Diétikon et Schlieren, avec 4,000 hommes de la réserve,
cavalerie et grenadiers, et se tiendra prêt à soutenir soit
Mortier, soit Lorges, en raison des circonstances. »
D'après ce plan, Masséna faisait marcher 30,000 hommes
contre les 21,000 de Korsakoff ; les 4,000 honinies de liénard pouvaient paralyser 6,000 Russes, les 6,000 Jbomi^ de Mortier, 8,600 Russes, et il resterait eneore 20,000 Fra»- «ais conUe 6,400 Russes, dont 3,000 étaient kâa, à KlotCA. hd succès de l'op^atitMi était donc des plus Tminfmhtohlffi, pourm que le passage de Diétik<m fût exéouté avec pnonptitude et énergie.
Ce passage ofErait sans doute de nombreuses difficultés, mais son succès ^ait néanmoins favorisé |)Ar plusieivs dr^ constances, parmi lesquelles nous n'en mentiouiieFoas qu'une seule, c'est que l'attention des Busses était attirée vers le confluent de la Limmat par les événements antérieurs : tentative de passage de rarchiduc Charles te 16 août, et de Masséna le 20, et que les démooatratioos de Méiiâr^ confirmèrent les Russes dans leurs idées.