‹ Tahiti et les îles adjacentesChapitre 14 sur 29 · LA FOI DÉGÉNÈRE · texte numérisé non relu

LA FOI DÉGÉNÈRE

La mort de cette sorte de Clovis tahitien fut un coup funeste pour les îles. Elle arrêta leur marche vers la civilisation et la fit rétrograder si rapidement qu'elles menacèrent quelque temps de retomber dans leur ancien état de barbarie. L'héritier du trône n'avait qu'un an. Sa mère, Téré-moï-moï, lui servit de régente, mais elle était, dit-on, inhabile aux affaires et livrée à la galanterie, de sorte qu'elle finit par se démettre du pouvoir en faveur de sa sœur aînée, qui était fort réputée pour son courage. Pomaré- Vahiné gouverna donc, au nom de son neveu Pomaré III, enfant en bas âge, fantôme de roi qui ne devait pas tarder à mourir.

Aï-mata, sœur du petit prince, épousa, en décembre 1822, un favori du feu roi, qui lui avait donné, comme un témoignage d'affection , le nom

de Pomaré, auquel on ajouta le sobriquet de Opourrat (Pomaré Gros-Ventre), en raison de la corpulence peu commune de ce jeune homme.

Il se trouvait allié au célèbre Tapoa, chef de l'île de Tahaa, et devait lui succéder.

La cérémonie du mariage eut lieu à Houahiné, point intermédiaire entre les domaines des deux époux.

On peut dire de leur première entrevue qu'elle fut étrange et maladroite, surtout pour un peuple qui aime tant la représentation. Le fiancé ne se leva pas pour complimenter les parents de sa future quand ils la lui amenèrent. Âï-mata lançait des regards furtifs sur celui qui, sur le point de devenir son mari, restait assis devant elle avec l'immobilité d'une statue. A la suite de cette rencontre ofQcielle, qui dura plus de vingt minutes, les deux partis se retirèrent sans avoir échangé une seule parole (EUis).

Cependant des apprêts considérables eurent lieu pour la célébration du mariage. Les deux époux se rendirent, dans tout l'appareil du pouvoir, à la chapelle, où MM. Barffet EUis officièrent. Une garde armée les^ accompagnait, et les principaux chefs formèrent un demi-cercle dans l'église, dont toutes les avenues avaient été envahies par la foule. La plupart des assistants étaient revêtus d'habits européens. Aï-mata portait une robe anglaise, Téré-moïmoï, Pomaré- Vahiné, et toutes les femmes de la famille royale s'étaient mises en blanc; les raoutiras (principaux) portaient leurs plus beaux vêtements,

et Pomaré figurait en habits éclatants, mais de fabrication indigène. Il avait seize ans à peu près à cette époque; Âi-mata semblait un peu plus jeune. Il était d'un caractère taciturne et réservé; sa femme, au contraire, avait des manières engageantes, Tesprit vif, la conversation gaie. D'une complexion plutôt délicate que forte, sa contenance était ouverte et pleine de vivacité; ses yeux, noirs et brillants, se remplirent de larmes au moment d'accomplir les derniers rites du mariage. Elle donna de bonne heure des signes d'une intelligence supérieure, dit M. Ellis, et, avec plus de culture, on peut croire que ses facultés mentales l'eussent rendue assez supérieure à la plupart des personnes de son sexe, pour qu'elle exerçât autour d'elle la plus haute influence. Elle avait assisté fréquemment aux leçons des missionnaires, et dans le cours de ses études, elle avait fait de rapides progrès. Sa conduite était conforme aux principes du christianisme, qu'elle avait embrassés, et elle s'est montrée invariablement bienveillante pour les missionnaires (1).

(( Aï-mata, dit M. Lesson, n'avait que douze ou treize ans quand elle vint visiter notre corvette. Ses formes étaient grêles et délicates, et sa coloration d'un jaune très clair tirant sur le blanc. Sa physionomie intéressante avait une expression fine et spirituelle; dès l'abord, elle plut à tout le monde, par

(1) Eliis. Polynesian Researekes^ T, II, p. 561.

ses manières, ses terreurs gracieuses, ses bouderies mutines et ses caprices d'enfant. Vêtue d'une étoffe très blanche, sa chevelure nouée sur la tête, elle n'avait pour ornement que des fleurs naturelles de gardénia, dont quelques-unes passées dans les trous de ses oreilles. A son départ, Aï-mata était couverte de verroterie et de pendants d'oreilles, que chacun s'empressait de lui offrir. Princesse par naissance, belle entre les insulaires de son âge, l'influence de ces deux puissants moteurs agissait sur le cœur de chacun, et c'était à qui se piquerait de la plus grande libéralité (1).

Quand les formalités du mariage de Pomaré-Opouraï eurent été remplies, les deux époux fixèrent leur résidence à Tahiti. Aï-mata n'exergait encore dans cette île d'autre autorité que celle d'un chef de district. Son frère était censé régner. On procéda donc au couronnement de celui-ci, le 21 avril 1824. Ce jour-là, plus de deux mille personnes se réunirent à Papaoa, où la cérémonie devait avoir lieu. L'assem* blée se composait principalement des habitants de Tahiti et d'Eïméo, des chefs de ces îles et des îles du groupe nord-ouest, qui y avaient été tous invités, et qui, par le fait seul de leur présence, faisaient profession de reconnaître l'autorité du nouvel ariirahi. D'après les usages anciens, celui-ci aurait dû aller prendre un bain de mer, à la vue du peuple,

(1) P. Lesson, Voyage autour du fntmie,

en signe d'ablution, mais les missionnaires remplacèrent cette cérémonie par celle de Tonction. Une Bible et le code des lois tahitiennes furent placés sous les yeux de l'enfant; puis, M. Nott prit une couronne et la posa sur la tête du petit prince, en prononçant ces mots : « Pomaré, je te couronne roi de Tahiti, Mooréa, etc. Puisse Jéhovah t'accorder la prospérité, la santé, une longue vie et la grâce de gouverner avec justice et dans la crainte de Dieu ! » Le peuple fit, à plusieurs reprises, retentir Pair du cri officiel ; « Vive le roi! vive le roi! (Maéva arii! maéva arii ! ) » Une amnistie générale fut ensuite proclamée, et tous les bannis eurent la permission de rentrer dans leurs districts.

Ce sacre, un peu trop brillant peut-être, eut lieu en plein air. L'assemblée se rendit ensuite au temple, où la solennité fut terminée par un service divin.

Peu de temps après son couronnement, le jeune Pomaré III fut conduit à Eîméo et confié aux soins de M. Orsmond, directeur d'une école spéciale, désignée sous le titre d'Académie des mers du Sud. Cet établissement avait été fondé au mois de mars 1824, par deux délégués de la Société des missions de Londres (MM. Tyerman et Bennett) et par les agents de cette association établis dans le pays. Le but de l'institution était de procurer, aux enfants des missionnaires et aux jeunes indigènes les plus intelligents, une éducation libérale, propre à les pré-

parer à occuper plus tard des positions élevées dans la société. C'était aussi une espèce de collège des* tiné à préparer des évangélistes. Une des plus pénibles privations des messagers du salut était l'impossibilité où ils se trouvaient, de donner à leurs enfants une éducation solide et religieuse. Placés au milieu d'une population rude et grossière, ils avaient à craindre de voir leurs familles contracter les habitudes et les mœurs des naturels, sans remédier en rien pour cela à cette dégradation morale. Malgré la plus grande surveillance, ils ne pouvaient espérer de les préserver de ce contact dangereux, et n'avaient en même temps aucun moyen de leur donner une instruction convenable. Leur anxiété était très grande à, ce sujet, il est facile de le comprendre. La fondation de l'Académie des mers du sud devait remédier aux inconvénients redoutés, et dès le principe elle reçut environ soixante élèves, enfants ou orphelins de missionnaires (Ellis).

Ce fut dans cette institution que, vers le milieu du mois de décembre 1826, le jeune Pomaré III fut atteint, un des premiers, d'une maladie endémique qui ravageait le groupe. On le conduisit aussitôt auprès de sa mère, qui résidait à Paré (île Tahiti). Il y languit jusqu'au 11 janvier 1827, jour de sa mort. « Quoique extrêmement jeune, il montrait d'assez bonnes dispositions, promettant un chef plus ou moins instruit, qui aurait pu soutenir le christianisme, et très probablement faciliter beaucoup la

diffusion des lumières et de la civilisation. C'était le dernier rejeton màle de la famille de Pomaré; il fut enterré à Papaoa, dans le tombeau de son père, pleuré par le peuple entier et sincèrement regretté des missionnaires (1). »

A cette époque, la piété des insulaires avait décliné, leur première ferveur s'était ralentie, ils vivaient encore de la vie de Dieu, mais en se traînant. L'orgueil spirituel commençait à se glisser chez les uns, qui faisaient les prophètes; chez d'autres, une trop grande préoccupation de nouvelles lois à introduire, ou une grande irritation contre les lois existantes, nuisaient au développement de la pensée religieuse. En outre, les relâches des baleiniers étaient nombreuses. Leurs équipages aiguisaient la convoitise des indigènes en leur montrant de nouveaux articles de commerce ; ils apportaient avec eux de grandes quantités de spiritueux et favorisaient les mœurs dissolues jusqu'à faire revivre les danses obscènes des temps passés. Enfin un grand nombre de déserteurs marins ou de forçats échappés des colonies pénales anglaises, exerçaient dans ces îles une influence pernicieuse; l'œuvre de régénération était en souffrance.

Ce fut dans ces circonstances défavorables qu'Aïmata, âgée d'environ seize ans, se vit appelée à remplacer au pouvoir Pomaré IIL Cet événement eut lieu en 1827, sans bruit et sans consécration solen-

(1) Mœrenhoat, Voyage aux îles du grand Océan,

nelle. La régence resta pendant quelque temps encore entre les mains de Pomaré- Vahiné. M. EUis écrivait, en parlant de la jeune reine ; « Son caractère est à peine formé ; mais les missionnaires parlent très favorablement de ses principes et de sa conduite ; ils espèrent qu'elle sera une source de bénédictions pour la nation, et le soutien du christianisme (1). » Depuis peu, il s'était élevé dans le pays une secte absurde, dite des Mamaïa et dont le fondateur, nommé Téaou, était diacre de l'Eglise de Pounavia. Ces fanatiques se prétendaient chrétiens, affectaient de croire au Seigneur Jésus, lisaient la Bible et priaient plusieurs fois par jour, mais ils s'en tenaient à ces formes extérieures du culte, et les conciliaient avec la vie la plus licencieuse et la plus immorale. Aimer Dieu, le prier, chanter ses louanges étaient les seules obligations de leur système ; on pouvait ensuite agir au gré de ses désirs, car le reste des actions était indiflTérent. Par un singulier mélange du christianisme avec l'ancienne religion, ils se prétendaient inspirés; seulement, au lieu de l'être par Oro, ils l'étaient par le Christ, par saint Jean, par saint Paul; une femme se donnait pour l'être par la Vierge Marie. S'appuyant ainsi sur l'autorité de l'Écriture et surtout sur l'exemple de Salomon devenu polygame, elle niait qu'il y eût des punitions dans l'autre vie ; tout le monde devait

(1) Polynenan Researches, t. II, p. 530 et 579

aller au ciel, et ce ciel était celui des aréoïs (et de Mahomet). De nouveaux plaisirs, des fôtes, des festins y étaient réservés, et ce bonheur-là devait durer sans fin. Cette morale si relâchée, eut de nombreux adhérents, qui, à Tavénement de la jeune reine au trône, s'imaginèrent qu'elle les protégerait ; mais en cela elle les déconcerta, et les chefs influents, tels que Tati, Hitoti, Oupa-Parou, Outami, s'unirent aux missionnaires et à tous les gens de bien, pour arrêter ce débordement.

Nous avons déjà fait observer que la piété des indigènes n'était plus si fraîche ni si pure qu'au moment de leur réveil; et, à défaut d'autres preuves, le fait qu'on vient de voir le prouverait suffisamment. On le comprendra mieux encore en rapprochant l'apparition des mamaïa d'un fait qui s'était passé trois ou quatre années auparavant. '

A cette époque, en effet, le 13 mai 1823, M. d'Urville avait assisté, avec quelques autres officiers de la Coquille, à une espèce de congrès national, qui n'avait pas réuni moins de 4,000 Tahïtiens.

«Arrivés à Papaoa, dit cet illustre navigateur, je vis les habitants, hommes et femmes, marchant sur deux files, en bon ordre et dans un profond silence, dans la direction de l'église. On eût dit une ligne noire de dévots pèlerins. Dans le temple, chacun prenait place suivant son district et son canton. Bientôt cet immense hangar, long de 700 pieds, fut en grande partie rempli; et pourtant,

malgré raffluence, un tel silence régnait que la voix du missionnaire se faisait entendre dans toutes les parties de la salle. Le service commença à dix heures. Il s'ouvrit par un hymne que les assistants chantèrent en chœur. Ensuite vint une lecture de quelques pages des Actes des apôtres; puis M. Barff fit un long discours sur un passage des prophéties dlsaïe. Son débit, expressif et fortement accentué, semblait produire la plus grande impression sur cet auditoire. Quelques fidèles cherchaient à tracer à la hâte sur un papier des passages du sermon ; les autres écoutaient le prêtre dans l'attitude la plus lervente et la plus respectueuse. La famille royale assistait au service, mais confondue dans la foule et sans distinction apparente (1). »

Deux jours plus tard, 15 mai, Duperrey, commandant la corvette la Coquille, écrivait de Tahiti au ministre de la marine française :

« Lorsqu'ils atteignirent cette île, Wallis, Bougainvilie, Cook et Vancouver avaient été abordés par une grande quantité de pirogues ; nous fûmes donc très surpris de n'en voir aucune se diriger vers nous; nous en sûmes bientôt Je motif: c'était l'instant où tout le monde était au sermon ; mais, le lendemain matin, des insulaires en grand nombre nous apportèrent des provisions de tout genre.

(1) DumoQl-dTrville, Voyage pUtoresque autour du moïKfe, t. V\ p. 562.

« Les missionncures convoquent tous les ans, dans réglise de Papaoa, la population entière, qui se compose de 7,000 âmes, La convocation de eette année a lieu en ce moment; Ton y discute les articles d'un code de lois proposé par la Mission, et les chefs tahitiens montent à la tribune et parlent des heures entières avec beaucoup de véhémence. •••

« L'île de Tahiti s'est déclarée indépendante il y a environ deux mois. Le pavillon anglais, qui y flottait depuis le voyage de Wallis, est remplacé par un pavillon rouge, sur lequel on remarque une étoile blanche placée dans l'angle supérieur. Les missionnaires, pour lesquels les naturels gardent une grande vénération, ont cependant conservé leur influence. Nous avons été parfaitement accueillis.

« L'île de Tahiti est aujourd'hui bien différente de ce qu'elle était du temps de Cook. Les missionnaires ont totalement changé les mœurs et les coutumes de ses habitants. L'idolâtrie n'existe plus parmi eux, et ils professent généralement la religion chrétienne. Les femmes ne viennent plus à bord des bâtiments; elles sont même d'une réserve extrême lorsqu'on les rencontre à terre. Les mariages se font comme en Europe, et le roi lui-même s'est assujetti à n'avoir qu'une seule épouse. Les femmes sont admises h la table de leurs maris.

(( La Société infâme des aréoïs n'existe plus.

— IBS —

Les guerres sanglantes que ces peuples se livraient et les sacrifices humains n'ont plus lieu depuis 1816. Tous les naturels savent lire et écrire ; ils ont entre les mains des livres de religion traduits dans leur langue et imprimés soit à Tahiti, à Uljeta ou à Eïméo. De belles églises ont été construites, et tout le peuple s'y rend deux fois par semaine avec une grande dévotion, pour entendre le prédicateur. On voit souvent plusieurs individus prendre note des passages les plus intéressants des discours. »

Qu'ajouterions-nous à ces témoignages de deux navigateurs éclairés, impartiaux et catholiques-romain? Joignons-y les paroles d'un poëte.

Chateaubriand écrivait : « Otahiti a perdu ses danses, ses chœurs, ses mœurs voluptueuses. Les belles habitantes de la nouvelle Cythère, trop vantées peut-être par Bougainville, sont aujourd'hui, sous leurs arbres à pain et leurs élégants palmiers, des puritaines qui vont au prêche, lisent l'Écriture avec des missionnaires méthodistes, controversent du matin au soir et expient dans leur trop grand ennui la trop grande gaîté de leurs mères. On imprime à Qtahiti des Bibles et des ouvrages ascétiques.

« Un roi de l'île, le roi Pomario, s'est fait législateur; il a publié un code de lois criminelles en dix-neuf titres et nommé quatre cents juges pour faire exécuter ces lois. Le meurtre seul est puni

de mort {1). La calomnie au premier degré porte sa peine : le calomniateur est obligé de construire de ses propres mains une grande route de deux à quatre milles de long et de douze pieds de large. « La route doit être bombée, dit Tordonnance « royale, afin que les eaux de pluie s'écoulent des « deux côtés. » Si une pareille loi existait en France, nous aurions les plus beaux chemins de l'Europe (2).j)

D'autres hommes éminents ont également parlé, avec une admiration plus sérieuse, du changement opéré par l'Évangile dans les mers du Sud. Ainsi, M. Hyde de Neuville, en présidant, le 11 décembre 1829, la séance générale de la Société de géo» graphie de Paris, disait :

(( Ce n'est pas le besoin d'amasser des richesses qui vient de faire surgir à la civilisation cette vaste partie de notre globe que nous connaissions à peine avant les découvertes de l'illustre et infortuné capitaine Cook; je veux parler de la Polynésie. Quel prodigieux événement que cette révolution morale, opérée comme par enchantement dans ces archipels qui gémissaient encore, il y a dix années, sous le joug sanglant de la plus absurde idolâtrie. Quoi! tout à coup les sacrifices humains cessent, les prêtres du mensonge se dispersent, les autels des faux

(1) La peine de mort a été abolie postérieurement.

(2) Voyage en Amérique^ par M. de Chateaubriand, préface.

dieux tombent, et à la loi tyrannique et cruelle du talion, succède la loi si douce et si bienfaisante de Jésus-Christ I Quelle gloire pour le christianisme ! Mais là ne s'arrête pas son triomphe. En brisant les idoles de la Polynésie, il apprend à ses habitants à cultiver les arts; il leur inspire le besoin de Tordre et l'amour du travail. A l'arbitraire du despotisme il fait succéder un gouvernement dont l'action devient chaque jour plus régulière; enfin, à côté de ces nouveaux temples, oh des hommes à demi sauvages viennent adorer le Dieu vivant, s'élèvent des écoles publiques, oîi des enfants, abandonnés jusqu'alors à la plus grossière ignocance, reçoivent cette éducation première sans laquelle les nations n'ont jamais qu'une civilisation incomplète. Ah! que ne peut la charité, quand une foi vive et éclairée la dirige! »

Je reprends le cours de notre histoire; mais les grands faits religieux nous manquent de 1827 à 1835; profitons-en pour citer ceux de la propagande romaine, en cédant loyalement la plume à des gens plus capables que nous d'en retracer la suite.

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